Assemblée générale, Département de linformation publique, 21 novembre LAssemblée générale a exprimé sa grave préoccupation concernant le harcèlement, les intimidations et la persécution permanente des défenseurs des droits humains, des opposants politiques, des minorités ethniques et religieuses et dautres groupes en Iran, ainsi que concernant le refus persistant du pays de respecter pleinement les standards internationaux dans ladministration de la justice, dans les termes dun projet de résolution approuvé aujourdhui par le troisième comité (social, humanitaire et culturel).
Dans ce projet de résolution, lAssemblée appelle le gouvernement dIran à respecter pleinement les droits à la liberté dassemblée, dopinion et dexpression et à faire disparaître lusage de la torture et les autres formes cruelles de punition, ainsi que la discrimination reposant sur des motifs religieux, ethniques, linguistiques ou sexuels.
Ce texte, une des six mesures approuvées par le comité aujourdhui, a été approuvé par 70 voix contre 48, avec 55 abstentions (Cf. Annexe II).
Antérieurement au vote sur ce projet de résolution sur lIran, le délégué iranien avait présenté une motion de non action. Celle-ci a été rejetée à 77 votes contre 75, avec 24 abstentions (Cf. Annexe I).
Le porte-parole de la Finlande, représentant lUnion européenne, a déclaré que la communauté internationale ne pouvait rester silencieuse face aux situations de violation continue, sérieuse et généralisée des droits humains ou face à des pays qui ne semblent pas enclins à lutter contre ces problèmes et à sengager dans un dialogue sérieux. La situation en Iran présentait tous ces critères. Il a ajouté que lUnion européenne voterait contre toute motion visant à clore le débat sur un sujet faisant lobjet de discussions au troisième comité, comme des motions visant à priver les Etats membres de leur droit souverain de porter devant lAssemblée tout problème méritant son attention.
Le délégué du Canada, qui soutient ce projet, a affirmé quil était en faveur dune approche coopérative, mais lorsquun pays ne respecte pas ses propres citoyens, ne coopère pas avec la communauté internationale et ne cherche pas à régler les problèmes graves, alors la communauté internationale na pas dautre choix que dexprimer son opinion. Les manuvres de procédure ne doivent pas contrarier les efforts du troisième comité à sengager dans le débat.
Par ce projet de résolution sur la situation des droits humains en République islamique dIran, une action a été entreprise (document A/C.3/61/L.41). LAssemblée accepte par ces termes linvitation lancée par le gouvernement dIran à mettre en place tous les mécanismes de contrôle de lapplication des droits humains, un dialogue avec un certain nombre de pays au sujet des droits humains et la libération de certains prisonniers détenus en labsence de procès équitable. Cependant, lAssemblée exprime sa grave préoccupation concernant le harcèlement, les intimidations et la persécution permanente des défenseurs des droits humains, des organisations non gouvernementales, des opposants politiques, des dissidents religieux, des blogueurs et des syndicalistes, parmi dautres.
En plus de ce projet de résolution, lAssemblée fait également part de ses inquiétudes sérieuses concernant le refus persistant de lIran à respecter pleinement les standards internationaux dans ladministration de la justice, citant par exemple la non application de la loi selon les procédures prévues, le refus dorganiser des audiences publiques et justes et daccorder aux détenus leur droit à une représentation légale. Elle exprime également des préoccupations similaires concernant le recours aux châtiments du fouet, des amputations et à dautres formes de torture et de traitements cruels, inhumains et dégradants, ainsi que lorganisation dexécutions publiques, la violence incessante et les discriminations envers les femmes et les jeunes filles, ainsi que la discrimination croissante et les violations des droits humains des minorités ethniques et religieuses.
Selon les termes de ce projet de résolution, lAssemblée appelle le gouvernement dIran à garantir le respect total des droits à la liberté dassemblée, dopinion et dexpression et des procédures légales, à éliminer tout recours à la torture et autres formes de punition, à abolir les exécutions publiques et à éliminer la discrimination et les violences envers les femmes et les jeunes filles, ainsi que la discrimination reposant sur des motifs religieux, ethniques ou linguistiques. Elle encourage le Conseil des droits de lHomme et les différents Rapporteurs spéciaux à poursuivre leur travail en Iran et incite lAssemblée à continuer lexamen de cette situation lors de sa soixante-deuxième session.

