
Le ministre des Affaires étrangères de la Turquie, Mevlüt Çavuşoğlu, a déclaré que la Turquie coopérera avec la Russie pour punir ceux qui violent le cessez-le-feu en Syrie. Le 5 janvier 2017, Al-Jazira TV a rapporté que le ministre des Affaires étrangères turque avait accusé le régime d’Assad, le Hezbollah et les éléments du régime des mollahs de violer le cessez-le-feu en Syrie. Il a exhorté l’Iran à mettre la pression sur le Hezbollah afin qu’il arrête de violer le cessez-le-feu.
Le 5 janvier 2017, Al-Arabiya TV a également indiqué que la Turquie impose des sanctions aux groupes qui violent le cessez-le-feu en Syrie. Il n’y a également pas encore de signe de coopération entre la Russie et la Turquie.
Ankara et Moscou ont menacé de boycotter les parties qui compromettent les dispositions du cessez-le-feu. Pendant ce temps, Mevlüt Çavuşoğlu a exhorté l’Iran à exercer des pressions sur le régime d’Assad et ses milices pour qu’ils arrêtent les opérations militaires à Wadi Barada, en Syrie. Les menaces d’Ankara sont consécutives à l’annonce de prochaines négociations de paix à Astana, au Kazakhstan, à la fin du mois.
La région de Wadi Barada a subit des tirs d’artillerie pendant plusieurs jours consécutifs par les forces d’Assad et les milices affiliés au régime. L’organisation des droits de l’homme de la Syrie a annoncé que les forces d’Assad ont avancé dans cette région et sont arrivées près de la ville d’Ail Al-Fije qui possède les principales ressources en eau qui approvisionnent Damas. Néanmoins, certains groupes d’opposition pensent que l’avancé des milices dans cette région est totalement faux.
Afin de protester contre les guerres et la violation du cessez-le-feu, les militants de l’opposition syrienne ont récemment annoncé avoir interrompu les négociations de paix qui se tiendront avec le régime d’Assad à Astana, la capitale du Kazakhstan.
Ils appellent à mettre fin aux attaques militaires du régime d’Assad et de ses milices, à redéployer les observateurs internationaux pour surveiller le cessez-le-feu et à réparer la principale centrale hydroélectrique d’Al Fije, endommagée par les bombardements.
Selon les informations, le régime d’Assad a effectué des frappes sur la région de Wadi Barada le mercredi 4 janvier 2017. Pourtant, les autorités locales avaient conclu un accord avec les officiers russes.
Selon cet accord, les officiers russes seraient déployés dans la région afin de surveiller le cessez-le-feu. Cependant, les forces du Hezbollah ont empêché ces officiers d’entrer dans la région de Wadi Barada. Les officiers russes sont par conséquent retournés à Damas.

