mercredi, décembre 7, 2022
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AMNESTY – La santé prise en otage : déni cruel de soins médicaux dans les prisons iraniennes

AMNESTY - La santé prise en otage : déni cruel de soins médicaux dans les prisons iraniennes

Amnesty International a déclaré que le régime iranien est « en train de jouer sans pitié avec la vie des prisonniers d’opinion et d’autres prisonniers politiques en les privant de soins médicaux adéquats, en les mettant en danger de mort, d’invalidité permanente ou d’autres dommages irréversibles à leur santé. »

Un nouveau rapport d’Amnesty International publié, le 18 juillet 2016, nommé « La santé prise en otage : cruel refus de soins médicaux dans les prisons iraniennes » donne un aperçu sombre des soins de santé dans les prisons du régime.

Le groupe défenseur des droits de l’homme a affirmé qu’il présente des preuves solides contre le pouvoir judiciaire, notamment le Bureau du Procureur, et les administrations des prisons qui empêchent délibérément l’accès à des soins médicaux adéquats, dans de nombreux cas, c’est un acte intentionnel de cruauté visant à intimider, punir ou humilier les prisonniers politiques, ou pour extraire des « aveux » ou des déclarations de « repentance » forcés.

Philip Luther, directeur du programme d’Amnesty International au Moyen-Orient et en Afrique du Nord a déclaré : « En Iran, la santé d’un détenu est systématiquement prise en otage par les autorités, qui ignorent témérairement les besoins médicaux des personnes en garde à vue. Refuser des soins médicaux aux prisonniers politiques est cruel et totalement indéfendable. »

Il a ajouté : « L’accès des détenus aux soins de santé est un droit inscrit dans le droit international et iranien. Lorsque la privation de soins médicaux provoque des douleurs ou des souffrances aiguës et que c’est intentionnel dans le but de : les punir, d’intimider ou d’extraire une “confession” forcée, elle constitue de la torture. »

Le rapport détaille 18 cas effroyables de prisonniers qui se sont vu refuser des soins médicaux sous une certaine forme et qui risquent de souffrir de dommages permanents à leur santé.

Le rapport fournit une image profondément troublante du Bureau du Procureur, qui est responsable en Iran des décisions concernant les congés médicaux et des transferts hospitaliers. Le Bureau du Procureur refuse souvent d’autoriser les transferts à l’hôpital pour les prisonniers malades, même si les soins nécessaires ne sont pas disponibles en prison, et refuse les demandes de congé maladie pour les prisonniers gravement malades contre l’avis des médecins.

Les recherches d’Amnesty International ont constaté que dans certains cas, les fonctionnaires pénitentiaires avaient ainsi violé les droits des détenus à la santé, ou étaient responsables de torture ou d’autres mauvais traitements. Dans plusieurs cas, ils retiennent les médicaments des prisonniers politiques ou ils utilisent des restrictions non nécessaires : tels que des menottes et des fers aux pieds sur les prisonniers politiques, interférant avec leur traitement médical, blessant leurs mains et leurs pieds ou en leur causant de l’inconfort et en les humiliant.

 

Lire la suite sur le site d’Amnesty international

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