vendredi, février 3, 2023
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Amnesty International rapporte qu’une autre défenseure des droits de l’homme a été emprisonnée en Iran

Amnesty International rapporte qu’une autre défenseure des droits de l’homme a été emprisonnée en Iran

CNRI – Le récent rapport d’Amnesty International publié sur Internet donne un aperçu détaillé de la répression à laquelle sont confrontés les militants des droits de l’homme en Iran. En vertu du droit international, les disparitions forcées constituent des crimes. Les organismes internationaux de défense des droits de l’homme ont reconnu qu’une disparition forcée peut causer une détresse mentale tellement grave aux membres de la famille, qui ont le droit de ne subir aucun traitement inhumain ou dégradant.

Parmi les nombreux défenseurs des droits de l’homme dont les cas ont été présentés, il s’en trouve un qui a été récemment ciblé par les autorités pour son militantisme pacifique. Concernant la défenseure des droits de l’homme récemment arrêtée, Raheleh Rahemipour, des demandes ont été adressées aux autorités iraniennes pour sa libération immédiate et inconditionnelle, selon Amnesty International.

Le frère et la petite nièce de Rahemipour ont subi une disparition de force pendant leur détention dans les années 1980. Elle a passé des années à essayer de découvrir la vérité sur ce qui leur est arrivé et, du fait de ses efforts, elle a été condamnée à un an de prison cette année et attend la conclusion de son appel.

Elle a été condamnée à un an d’emprisonnement en février 2017 pour « diffusion de propagande contre le système » par un tribunal révolutionnaire à Téhéran, qui a évoqué à titre de preuve, ses interviews dans les médias sur la disparition forcée des membres de sa famille et sa participation à des rassemblements pacifiques où elle brandissait une pancarte sur laquelle on pouvait lire : « Vous avez tué mon frère. Qu’avez-vous fait de son enfant ? ».

La nièce de Rahemipour, Golrou, est née dans la prison d’Evin en avril 1984, mais elle a été retirée à sa mère alors qu’elle n’avait que 15 jours. Il a été dit à la famille qu’elle subissait des examens médicaux, mais par la suite, on lui a annoncé qu’elle était décédée. Cependant, aucun certificat de décès, ni aucune information sur les circonstances de son décès ou de son enterrement n’ont été fournis.

En raison de son affiliation à un groupe politique de l’opposition, le père du bébé, Hossein, a été arrêté en août 1983 avec sa femme enceinte. Au bout d’un an, ses proches ont reçu un appel de la prison d’Evin leur disant de venir chercher ses effets personnels. Ils ont alors compris qu’ils avaient été exécutés, mais, à l’instar de sa fille, son corps n’a pas été restitué à sa famille, et aucun certificat de décès n’a été délivré.

Plus tôt cette semaine, des représentants de l’Etat ont débarqué dans la maison de Raheleh Rahemipour à Téhéran et ont présenté un mandat d’arrestation du Bureau du Procureur dans la prison d’Evin. Les représentants de l’Etat étaient censés appartenir au ministère du Renseignement, bien qu’ils ne soient pas identifiés. Aucun motif n’a été avancé pour son arrestation – les représentant de l’Etat ont simplement déclaré qu’on l’amenait au poste pour un interrogatoire. On ne lui a pas permis d’entrer en contact avec son avocat depuis lors.

L’ONU a déjà demandé aux autorités iraniennes de cesser de la harceler. Le directeur adjoint du programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d’Amnesty International, Magdalena Mughrabi, a déclaré : « Raheleh Rahemipour a déjà enduré l’angoisse et le désespoir de voir ses proches  » disparaître  » de force et encourt désormais une peine de prison injuste pour ses démarches visant à connaître la vérité sur le sort qui leur a été réservé. Son arrestation illustre une nouvelle fois la détermination des autorités iraniennes, résolues à l’intimider pour la faire taire et prolonger sa souffrance. » Elle a ajouté : « Au lieu de s’en prendre à des familles de victimes qui recherchent leurs proches, les autorités iraniennes doivent répondre à leurs demandes légitimes de vérité et de justice. »

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