mardi, février 7, 2023
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Amnesty International : Action urgente pour une prisonnière politique en Iran

Amnesty International : Action urgente pour une prisonnière politique en Iran

En mai, le mari de la prisonnière politique Maryam Akbari Montfared, a été convoqué pour lui signifier que la peine de sa femme sera allongée de trois ans. Ils ont expliqué à Hassan que la raison de cet allongement était des lettres ouvertes que son épouse a écrit concernant l’appel pour une enquête sur le massacre des prisonniers politiques en 1988 en Iran.

L’année dernière, la courageuse Maryam avait porté plainte officiellement pour demander une enquête sur ce crime contre l’humanité, et a depuis écrit plusieurs lettres ouvertes à ce sujet.

Lundi, la déclaration d’Amnesty International a souligné que les plaintes officielles de Maryam n’ont pas été prises en compte et les autorités lui ont refusé des rendez-vous médicaux urgents en guise de punition. Ceux-ci sont essentiels pour traiter son problème de thyroïde et son arthrite rhumatoïde qui la font beaucoup souffrir.

Maryam est emprisonnée depuis fin 2009 et a été condamnée à 15 ans de prison pour « inimité contre Dieu ». Son « crime » est d’avoir parlé par téléphone à des proches qui sont membres de l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI).

Amnesty International a écrit : « Maryam Akbari Monfared a été arrêté le 31 décembre 2009. Sa famille est restée sans nouvelles pendant cinq mois. Elle a été maintenue en isolement pendant les 43 premiers jours de son arrestation, où elle a subi des interrogatoires intenses sans avoir accès à un avocat. Elle a rencontré son avocat commis d’office le jour de son procès qui s’est limité à une brève session. En mai 2010, elle a été condamnée à 15 ans de prison après que la branche 15 de la Cour révolutionnaire de Téhéran l’a jugé coupable d’ « inimité contre Dieu » (Moharebeh).

« La Cour a rendu son verdict malgré l’absence de preuves l’impliquant dans des activités armées. Amnesty International déduit donc que Maryam Akbari Monfared n’a pas reçu de jugement écrit indiquant les preuves et l’argument légal de sa condamnation. Son mari a déclaré que pendant le procès, le juge lui a signifiée qu’elle allait payer pour les activités de ses proches avec les Moudjahidine du Peuple, un groupe d’opposition banni qui lutte pour renverser le gouvernement iranien. La branche 33 de la Cour suprême a maintenu sa peine en août 2010. »

Il a ajouté que malgré la demande de Maryam à la révision de son procès, la Cour suprême a décidé que son dossier ne serait pas rouvert.

Le massacre de 1988 en Iran a personnellement affecté Maryam, car plusieurs de ses proches faisaient partie des 30 000 victimes et ont été enterrés dans des fosses communes par les dirigeants du régime qui ont cherché à cacher leur terrible crime.