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AMESS: Dénoncer le chef des menteurs iraniens

Par David Amess

The Washington Times, 15 octobre – Les tyrans ont recours à des mensonges éhontés lorsqu’ils n’ont rien d’intéressant à dire au monde ou à leur population. La théorie est que si vous répétez de façons suffisante une chose ignoble, les gens finiront par y croire.

Le mois dernier, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a propagé un mensonge éhonté contre l’Occident, suggérant aux Nations Unies que le gouvernement des Etats-Unis avait orchestré les attaques du 11 septembre 2001 qui ont touché le World Trade Center et le Pentagone et qui ont causé des milliers de morts.

Cela s’inscrit dans la lignée des histoires selon lesquelles Franklin D. Roosevelt aurait aidé les Japonais à organiser l’attaque de Pearl Harbor dans le but de faire entrer les Etats-Unis dans la Seconde Guerre Mondiale aux côtés de leur allié britannique.

Même si les gros mensonges vont bon train, ils n’empirent pas.

Mais les propos arrogants ne sont pas chose nouvelle pour Mr. Ahmadinejad. Il avait commencé par nier l’holocauste en 2005. Puis, il était passé au niveau supérieur en niant le droit d’Israël à exister, et maintenant il atteint des sommets en déclarant que les événements du 11 septembre auraient pu être une conspiration du gouvernement américain.

Il se trouve que j’étais à New York en même temps que le président iranien. Je me trouvais dans la rue juste en face des Nations Unies, je m’adressais à un énorme rassemblement anti-Ahmadinejad avec des milliers d’opposants iraniens.

En 1980, au début de la révolution iranienne, confronté à des critiques croissantes de tortures qui sévissaient dans les prisons iraniennes, l’ayatollah Rouhollah Khomeiny avait nommé une « commission d’enquête ». Les découvertes de la commission avaient été très révélatrices. Il avait alors déclaré que l’opposition – principalement l’organisation Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) – torturait ses propres membres dans le but d’accuser le régime.

Avançons maintenant 30 ans plus tard. Cette fois, fervent disciple de Khomeiny, M. Ahmadinejad, utilise la même tactique pour le 11 Septembre.
Pourquoi les tyrans ont-ils recours au mensonge éhonté ? Pour cacher ce qu’ils ne veulent pas que leur propre peuple sache. Dans le cas actuel, M. Ahmadinejad essaie de détourner l’attention sur ce qui se passe en Iran – l’opposition est de plus en plus forte et le régime doit recourir à des mesures encore plus répressives pour tenter de garder le contrôle.
C’est pourquoi le président Obama vient tout juste de signer un décret imposant des sanctions à huit autorités iraniennes jugées responsables ou complices de graves violations des droits de l’homme en Iran depuis l’élection présidentielle de l’année dernière.

Le décret impose des restrictions sévères à ces individus et interdit tout Américain de se livrer à une quelconque transaction avec eux. L’action de M. Obama est un changement bienvenu par rapport aux précédentes réponses timides de l’Occident face aux actions de M. Ahmadinejad et des mollahs qui l’ont soutenu.

Les Etats-Unis ne cessent d’insister sur le fait que les sanctions affectent le régime de Téhéran et qu’elles sont l’élément clé de la volonté de changer le comportement de Téhéran. En réalité, le problème avec la politique des Etats-Unis c’est qu’elle n’a pas réussi à prendre en compte le point faible des mollahs, à savoir, l’ennemi intérieur.

La scène politique iranienne est très dynamique. L’année dernière, les Iraniens ont fait part de leur indignation en descendant maintes fois dans les rues et en criant « Liberté », « A bas le dictateur » et « A bas Ali Khamenei », le guide suprême.

C’était aussi évident lors du rassemblement devant l’ONU, lorsque M. Ahmadinejad parlait dans l’enceinte des Nations Unies. Des milliers d’Iraniens, de tous âges et de toutes classes, criaient non à M. Ahmadinejad et oui à Radjavi, faisant référence à Maryam Radjavi, la leader de l’opposition.

Les Iraniens demandaient que l’OMPI soit retirée de la liste des organisations terroristes du Département d’Etat. Ils ont été rejoints par l’ancien maire de New York, Rudolph W. Giuliani, ainsi que par l’ancien ambassadeur américain des Nations Unies, John Bolton, et d’autres (comme moi-même).

La levée de l’interdiction de l’opposition est maintenant plus justifiée compte tenu du fait que le 16 juillet, la cour d’appel du District de Columbia a déclaré que la décision de l’ancienne secrétaire d’Etat, Condoleezza Rice, de maintenir le classement de l’OMPI comme organisation terroriste portait atteinte aux droits auxquels le groupe pouvait prétendre. La cour a émis des doutes sur l’exactitude des informations utilisées contre l’OMPI et a renvoyé l’affaire à la secrétaire d’Etat Hillary Rodham Clinton.
Le retrait de l’étiquette terroriste aurait le soutien du Congrès. Un groupe bipartite de plus de 80 membres a sponsorisé la résolution 1431 de la Chambre qui appelle explicitement au déclassement de l’OMPI, « retirant ainsi au régime le prétexte de sévir contre les opposants en Iran.
Il est ironique de constater qu’alors que M. Ahmadinejad ne cesse de s’en prendre aux principes premiers des Etats-Unis, ceux-là brident la principale opposition.

L’heure est venue pour l’Iran d’adopter une nouvelle politique, avec l’opposition sur le qui-vive, au lieu de se lancer dans une nouvelle série de négociations inutiles. Y’a-t-il une ligne à ne pas franchir pour l’Occident, ou est-ce que tout est permis pour trouver un compromis ou pour négocier ? La prochaine fois que M. Ahmadinejad défie la civilisation occidentale, de même pour la fois d’après, les mots ne seront peut être plus sa seule arme.

David Amess est un député conservateur britannique, ainsi qu’un membre du Comité parlementaire pour un Iran libre.

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