Nouvelle entrave dans le transfert des malades vers les hôpitaux à Bagdad
Alors que les résidents du camp Liberty souffrent gravement de pénurie d’eau, les forces irakiennes entravent de façon systématique l’approvisionnement en eau. Ces dernières retardent systématiquement, tant en cours de route qu’à l’entrée, le parcours des les camions-citernes pour aller s’approvisionner à une source située à une distance de 12 km.
Les forces irakiennes ont également menacé les conducteurs des camions-citernes qui approvisionnent le camp Liberty, faisant planer le risque d’arrestation et de mort. Plusieurs des conducteurs ont été agressés et passé au tabac par les forces irakiennes au cours des derniers jours.
Le supplice des malades continue
Par ailleurs, le dimanche 11 mars, trois malades du camp Liberty n’ont pu se rendre à leur rendez-vous à l’hôpital pour être soignés. Ils devaient partir à 8:00 le matin, cependant la police irakienne a retardé leur départ, ne les autorisant à partir qu’à 12:45. Le lundi 12 mars, trois autres patients n’ont pu aller à l’hôpital en l’absence d’ambulances, alors que tous ces rendez-vous avaient préalablement été coordonnés avec les autorités irakiennes.
Ces pratiques s’inscrivent dans la continuation du blocus médical inhumain des résistants du camp d’Achraf qui se poursuit depuis 2009 et qui a conduit jusqu’à présent à la mort de 13 résidents. Ce blocus médical est à la fois une violation flagrante du droit humanitaire internationale, du protocole d’accord signé entre le gouvernement irakien et les Nations unies (le 25 décembre 2011), ainsi que des engagements donnés par le Représentant spécial du secrétaire général des Nations unies aux résidents dans sa lettre du 15 février.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 13 mars 2012

