
CNRI – Selon une dépêche de l’agence Tasnim, le 19 février à la quatrième exposition « média digital » en Iran pour l’anniversaire de la fatwa de mort de Khomeiny contre Salman Rushdie, les participants ont mis sa tête à prix pour plus d’un milliard de tomans (300 000 dollars).
Tasnim, qui est l’agence de la force terroriste Qods des gardiens de la révolution en Iran, a également rappelé une citation de Khomeiny : « J’ai peur que dans dix ans, quelques analystes remettent en question cette fatwa pour des raisons diplomatiques ». Donc, afin d’empêcher cette fatwa de tomber dans l’oubli, les participants ont porté à un milliard de tomans la récompense pour le tueur de Rushdie.
Cette somme est financée par plus de 40 institutions gouvernementales et privées.
Il faut noter que l’an dernier, les médias du régime iranien ont rapporté que 40 médias officiels avaient offert une prime de 600 000 dollars pour la tête de l’auteur britannique, Salman Rushdie. L’annonce coïncide avec l’anniversaire de la fatwa de Khomeiny.
Mansour Amini, le chef de l’organisation Saraj Cyberspace et secrétaire de la troisième exposition de « média digital », a annoncé le 17 février les noms des médias qui ont contribué au financement. L’agence Fars, affiliée au corps des Pasdaran, figure au nombre des plus grands donateurs. Amini a déclaré que Fars avait alloué un milliard de rials, soit près de 30 000 dollars.
Cyberban a également donné un milliard de rials, alors que Tehran Press News a versé 300 millions, soit presque 10 000 dollars, et l’organisation Saraj Cyberspace et le « bureau de la promotion de la vertu » ont alloué chacun 500 millions de rials pour l’assassinat potentiel.
Shahin Gobadi du Conseil national de la Résistance iranien (CNRI) a déclaré : « Cela montre encore une fois clairement que le terrorisme est mêlé à la nature de ce régime comme un des piliers de sa survie. Le seul fait que les médias de ce régime versent un budget pour un assassinat montre que toutes les institutions officielles sont tournées vers des objectifs funestes. C’est simplement ridicule de penser qu’une partie de la théocratie au pouvoir puisse être modérée. »
Khomeiny a lancé une fatwa contre Rushdie pour blasphème le 15 février 1989 afin de couvrir sa défaite dans la guerre Iran-Irak et d’engendrer une crise afin de détourner l’attention des crises qui le prenaient à la gorge et des exigences de la population iranienne au sortir de conflit de huit ans.
Le guide suprême des mollahs Ali Khamenei, et d’autres dirigeants ont réitéré la fatwa à plusieurs reprises ces dernières 27 années. Khamenei a rappelé sa validité le 20 octobre 2015.

