2172 maires de France dénoncent la décision du gouvernement irakien de déplacer de force les résidents d’Achraf
Comité Français pour une Iran démocrartique (CFID) – Une conférence de presse ce matin à Paris a rendu publique une déclaration de 2172 maires de France dénonçant la décision du gouvernement irakien de déplacer de force les résidents du camp d’Achraf, 3400 opposants iraniens en Irak. Les signataires soulignent que tout déplacement forcé de ces résidents est un prélude à leur massacre et à une catastrophe humaine.
2172 maires de France dénoncent la décision du gouvernement irakien de déplacer de force les résidents d’Achraf
Comité Français pour une Iran démocrartique (CFID) – Une conférence de presse ce matin à Paris a rendu publique une déclaration de 2172 maires de France dénonçant la décision du gouvernement irakien de déplacer de force les résidents du camp d’Achraf, 3400 opposants iraniens en Irak. Les signataires soulignent que tout déplacement forcé de ces résidents est un prélude à leur massacre et à une catastrophe humaine.
Un certain nombre de signataires étaient présents à cette conférence présidée par le sénateur Jean-Pierre Michel. Au nom de leurs collègues, ils ont rendu publique la déclaration. Ils ont rappelé que l’invasion éventuelle du camp par le gouvernement irakien et ses pressions contre les résidents ont pour but de satisfaire le régime des mollahs et n’entrent en œuvre que sous la pression de ce régime.
En rappelant la résolution du Parlement européen du 24 avril 2009, les maires ont affirmé que « les résidents d’Achraf sont des « personnes protégées » dans le cadre de la 4e convention de Genève et le gouvernement irakien doit respecter leurs droits et s’abstenir de les expulser ou de les déplacer à l’intérieur de son territoire et lever le blocus dont ils font l’objet. »
Dans un message adressé à cette conférence, Mme Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne a rendu hommage aux plus de 2000 maires qui ont signé cette déclaration en défense du soulèvement populaire en Iran pour la démocratie, et des droits des résidents d’Achraf en s’opposant à leur déplacement forcé. Le fascisme religieux au pouvoir en Iran, incapable de mater le soulèvement populaire, cherche vainement à éliminer Achraf pour écraser l’insurrection, a-t-elle dit.
Le Dr. Saleh Radjavi, représentant du Conseil national de la Résistance iranienne en France, a affirmé que le soulèvement du peuple iranien ces six derniers mois s’est intensifié et que « la voix de la Résistance iranienne se cristallise aujourd’hui à Achraf. Le régime au pouvoir en Iran, qui rêve d’étouffer l’insurrection dans le pays, augmente la pression sur le gouvernement irakien pour réprimer l’opposition organisée, dans le but de fermer Achraf et de transférer ses habitants dans les régions du sud de ce pays, un acte qui les exposerait à un massacre ou aux attaques terroristes des agents du régime iranien en Irak. »
Nouri Al-Maleki, le Premier ministre irakien a appelé à « transférer les résidents d’Achraf à Naqrah Salman » dans le sud de l’Irak pour éventuellement les expulser. Le porte-parole du gouvernement citait la date du 15 décembre pour ce déplacement.
L’attaque meurtrière des 28 et 29 juillet dernier a fait parmi les résidents 11 tués, 500 blessés et 36 otages. Des milliers d’élus européens et américains, Amnesty International, la Fédération internationale des droits de l’Homme, l’Organisation mondiale contre la torture, Human Rights Watch, l’Archevêque de Canterburry, ainsi que l’Archevêque Desmond Tutu, prix Nobel de la paix, et un grand nombre de personnalités politiques et de défenseurs des droits de l’Homme ont soutenu les résidents d’Achraf et confirmé la nécessité de reconnaitre leurs droits.
Le Tribunal central d’instruction n°4 de la Cour nationale espagnole s’est déclaré compétent, le 26 novembre 2009 pour instruire les crimes de guerre commis contre les résidents d’Achraf. La cour a annoncé sa compétence, sur la base de la 4ème Convention de Genève, pour instruire les cas sévères de violations des conventions touchant les habitants d’Achraf lors de l’invasion criminelle d’Achraf en juillet 2009.
Le Comité français pour un Iran démocratique
Le 15 décembre 2009
Jean-Pierre Michel
Sénateur de la Haut-Saône

