CNRI Près de 150 parents et proches des Moudjahidine du peuple dIran (OMPI) de la Cité dAchraf en Irak, ont marqué le 200e jour de leur sit-in devant le siège du Haut Commissariat pour les réfugiés à Genève, appelant lorgane onusien à réaffirmer le statut de réfugié politique des membres du principal mouvement dopposition au régime de Téhéran, qui en bénéficient depuis vingt ans.
Ces familles venaient en grande partie dEurope, mais aussi des Etats-Unis et du Canada.
Elles protestent contre le silence du HCR et son inaction face à ce cas durgence humanitaire et lui demande dagir avant que narrive une catastrophe humanitaire.
Ces derniers mois, sous la pression du régime iranien, les autorités irakiennes ont fait savoir quelles voulaient soit extrader lOMPI en Iran, soit lexpulser de la Cité dAchraf, ce qui met ses résidents en terrible danger.
Une telle mesure est interdite par les conventions internationales, y compris la Quatrième convention de Genève et le droit humanitaire international.
Des parlementaires et personnalités politiques suisses ont déjà exprimé leur soutien au sit-in et à ses objectifs. Lors de ce 200e jour, M. Pierre Vanek, membre de lAssemblée fédérale Suisse, est venu prendre la parole pour dire aux protestataires que les membres de lOMPI ont droit à lasile politique et que lui et ses collègues au parlement feraient tout pour assurer la sécurité et le bien-être des résidents dAchraf.
Le Dr. Marc Henzelin, éminent expert en droit international, est également intervenu pour souligner que selon toutes les conventions et lois internationales, les membres de lOMPI bénéficient de lasile politique et que toute tentative de les extrader en Iran pour de les déplacer de force serait un crime contre lhumanité.
On compte parmi les parlementaires qui se sont déjà rendus au sit-in et y ont pris la parole Carlo Sommaruga, Luc Barthassat et Ueli Leuenberger
Le mois dernier, le parlement de Genève a adopté une résolution soulignant que lOMPI bénéficiait du statut de réfugié politique et appelant le HCR et le gouvernement Suisse à prendre toutes les mesures nécessaires pour sauvegarder ce droit.

