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170 députés appellent Londres à adopter une nouvelle politique vis-à-vis de l’Iran

Le Comité Parlementaire britannique pour la Liberté en Iran a publié le 13 novembre le communiqué suivant :

À la conférence de presse organisée par le Comité parlementaire britannique pour la Liberté en Iran à la Chambre des communes mardi, des députés de divers partis ont annoncé une initiative de 170 parlementaires appelant le gouvernement de Gordon Brown à adopter une nouvelle politique pour l’Iran.

Le Comité Parlementaire britannique pour Liberté en Iran a publié le 13 novembre le communiqué suivant :

Comité Parlementaire britannique pour Liberté en Iran
Communiqué de presse

Le comité multipartite annonce l’initiative soutenue par un grand nombre de parlementaires appelant le gouvernement du Royaume Uni à adopter une nouvelle politique pour l’Iran

Le CNRI a révélé des informations secrètes sur le réseau terroriste des Gardiens de la révolution du régime iranien dans le sud de l’Irak

À la conférence de presse organisée par le Comité parlementaire britannique pour la Liberté en Iran à la Chambre des communes mardi, des députés de divers partis ont annoncé une initiative de 170 parlementaires appelant le gouvernement de Gordon Brown à adopter une nouvelle politique pour l’Iran.

Le panel était composé de l’ancien ministre de l’Intérieur Lord Waddington ; l’ancien avocat général d’Ecosse Lord Fraser of Carmyllie; le député Andrew Mackinlay, membre de la commission des Affaires étrangères ; le député Brian Binley; l’ancien président du parti travailliste Lord Clarke of Hampstead; le député Roger Gale; le député David Drew ; Hossein Abedini de la Commission des Affaires étrangères du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), et Massoud Zabeti du Comité des Avocats anglo-iraniens.

Les parlementaires ont annoncé qu’un grand nombre de députés avaient signé une motion (Early Day Motion) appelant le gouvernement à imposer des sanctions diplomatiques, en armes, technologiques et pétrolières complètes contre le régime iranien. La motion demande l’application du jugement de décembre 2006 de la Cour européenne de Justice par le gouvernement du Royaume-Uni et l’UE pour radier de la liste noire le principal groupe d’opposition démocratique iranien, l’OMPI.

Le CNRI a révélé des informations spécifiques sur les Gardiens de la révolution – les activités terroristes et des réseaux de la Force Qods dans le sud de l’Irak, particulièrement contre des troupes britanniques. M. Abedini a révélé les noms et les postes de hauts commandants de la Force Qods avec des responsabilités en Irak.

Il a donné l’emplacement actuel d’Abou Mehdi Al-Mohandesse, qui est recherché par la Coalition pour avoir organisé les attentats à la bombes contre les ambassades américaines et françaises au Koweït dans les années 1980. “Abou Mehdi Al-Mohandesse est basée dans la garnison de Kenecht au nord de Kermanchah (ouest de l’Iran)”, a dit Abedini.

M. Drew (travailliste), qui a présenté la motion 1398, a déclaré à la conférence qu’il était "pervers" que l’OMPI qui avait fourni des renseignements clés sur les attaques terroristes du régime en Irak soit limitée par le gouvernement.

Le député Mackinlay (travailliste) s’est réjoui du discours du Premier ministre au banquet du Lord Maire la veille dans lequel il a averti que des sanctions plus dures visant le secteur gazier et pétrolier de l’Iran pourraient être nécessaires pour forcer le régime à suspendre son programme d’enrichissement d’uranium illégal. Il s’est réjoui qu’environ 170 députés aient signé la motion 1398.

Lord Fraser of Carmyllie a  vivement recommandé au gouvernement de lever l’interdiction pesant sur l’OMPI avant d’être contraint de le faire par la justice du Royaume-Uni. Lord Waddington a dit : “Il est grand temps que le gouvernement britannique et l’UE obéissent à la loi et adhèrent au jugement de la Cour européenne de Justice.”

M. Binley (conservateur) a dit : “Le CNRI dirigé par Mme Maryam Radjavi est devenu la voix de plusieurs millions d’Iraniens qui s’opposent au régime, mais c’est particulièrement la voix vivante des 120.000 prisonniers politiques exécutés en Iran ces dernières années.”

“Nous avons vu comment la politique de complaisance a échoué … la décision des Etats-Unis d’imposer des sanctions aux gardiens de la révolution doit maintenant gagner le soutien de la communauté internationale. Le gouvernement britannique devrait prendre la tête de l’UE pour inciter à une position ferme contre le régime iranien, en premier lieu en plaçant la Force Qods et le CGR sur la liste des organisations proscrites" a-t-il dit.

Ses remarques ont été reprises par M. Gale (conservateur), qui a aussi demandé que cette action aille de pair avec la radiation de l’OMPI de la liste noire.

Le Comité Parlementaire britannique pour la Liberté de l’Iran
Le 13 novembre 2007

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Note aux rédacteurs :
Le Comité Parlementaire britannique pour la Liberté en Iran est composé de plus de 50 députés et lords de tout l’éventail politique. Il a le soutien de la majorité des députés et de plus de 200 lords pour ses efforts en faveur des droits de l’homme et de la démocratie en Iran.

L’OMPI – la principale force de l’opposition iranienne – est une organisation membre de la coalition de l’opposition principale,  Conseil national de la Résistance iranienne. Environ 120.000 de ses membres et sympathisants ont été exécutés par le régime des mollahs pour des raisons politiques. Le CNRI a été le premier à alerter la communauté internationale aux projets nucléaires secrets du régime en août 2002.

L’OMPI a été proscrite au Royaume Uni par le ministre de l’intérieur de l’époque Jack Straw en 2001. La même proscription a été utilisée comme base de l’inclusion du groupe dans la liste du terrorisme de l’UE. Le 12 décembre 2006, cependant, le Tribunal de Première Instance des Communautés européennes dans un verdict de référence "a annulé" la décision de l’UE de placer le groupe sur la liste du terrorisme. À la demande du gouvernement du Royaume Uni, l’UE a annoncé en juin 2007 qu’il maintiendrait l’OMPI dans la liste.

La Commission d’Appels des Organisations Proscrites (POAC) examine actuellement la proscription de l’OMPI au Royaume-Uni et devrait annoncer son verdict dans les semaines à venir.