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Trois mille dirigeants mondiaux soutiennent l’alternative démocratique pour l’Iran

Trois mille dirigeants mondiaux soutiennent l’alternative démocratique pour l’Iran

Dans ce qui est décrit comme l’une des initiatives internationales les plus vastes et les plus significatives sur le plan politique concernant l’Iran ces dernières années, une coalition de plus de 3 000 personnalités internationales issues de 55 pays a publié une déclaration commune appelant à la cessation immédiate des exécutions politiques en Iran et soutenant une transition démocratique pour le pays.

Les signataires — comprenant d’anciens présidents, premiers ministres, ministres, parlementaires, lauréats du prix Nobel, diplomates et défenseurs des droits humains — ont averti que le pays est arrivé à un « tournant historique ». Cette déclaration intervient alors que des informations font état d’une intensification de la répression intérieure menée par le système judiciaire iranien.

Une hausse des exécutions et de la répression

La déclaration commune lance un avertissement urgent concernant une forte augmentation de la répression politique en Iran, mettant explicitement en lumière les récentes exécutions visant des dissidents politiques et des manifestants.

« Nous sommes profondément préoccupés par une nouvelle vague d’exécutions politiques en Iran », indique la déclaration. « Au cours des dernières semaines, plusieurs prisonniers ont été exécutés en raison de leur appartenance à l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK) ou pour avoir participé au soulèvement de janvier dernier. »

Selon ces dirigeants mondiaux, le régime iranien exploite les conflits régionaux actuels pour renforcer ses mesures de sécurité intérieure et réprimer la dissidence. Les signataires ont souligné que les autorités ont « exploité l’atmosphère de guerre pour couper complètement l’accès à Internet » et procédé à des milliers d’arrestations massives. Selon la déclaration, ces actions visent à empêcher de nouveaux soulèvements à l’échelle nationale et à faire obstacle à l’adhésion des jeunes citoyens aux unités de résistance organisées.

Exiger une réponse internationale immédiate

Le document attribue une responsabilité directe à la communauté internationale, critiquant ce qu’il décrit comme un silence mondial coûteux. Les dirigeants appellent les Nations unies et leurs États membres à intervenir immédiatement par une pression diplomatique afin de contrer les directives émises par les responsables du système judiciaire iranien.

3,000 Global Leaders Back Democratic Transition in Iran, Urge End to Executions

3 000 dirigeants mondiaux soutiennent une transition démocratique en Iran et appellent à mettre fin aux exécutions

La déclaration fait explicitement référence à de récentes instructions au sein du système judiciaire iranien :

« Le chef du pouvoir judiciaire a appelé les juges à accélérer leurs décisions et l’émission de condamnations à mort. Le silence du monde est injustifiable. Nous appelons l’ONU et ses États membres à agir immédiatement pour mettre fin à ces exécutions. »

Rejet de la dictature et accent mis sur le changement intérieur

L’un des principes fondamentaux de cette déclaration est son soutien aux aspirations démocratiques du peuple iranien, en soulignant que le désir de transformation politique repose sur une vision tournée vers l’avenir plutôt que sur un retour à des modèles historiques de gouvernance.

Les signataires observent que les manifestations nationales ont constamment démontré que la population aspire à une république démocratique, rejetant explicitement « à la fois la dictature religieuse actuelle et le régime autoritaire du Shah ».

En outre, les 3 000 dirigeants affirment qu’un véritable changement politique ne peut être imposé de l’extérieur.

« Le changement de régime en Iran, avec ses implications considérables pour la paix et la sécurité mondiales, notamment au Moyen-Orient, ne peut être réalisé que par le peuple iranien et sa résistance organisée », indique la déclaration, ajoutant que l’autodétermination demeure un droit exclusif des citoyens iraniens.

Soutien au cadre de transition du CNRI

La coalition internationale a apporté son soutien officiel au cadre de transition présenté par le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI). Cette feuille de route prévoit l’établissement d’un gouvernement provisoire temporaire après la chute du régime, chargé d’organiser des élections libres et équitables dans un délai maximal de six mois afin de transférer la souveraineté au peuple.

Ce cadre repose sur le Plan en dix points de la Présidente élue du CNRI, Maryam Radjavi, qui préconise :

• La séparation totale de la religion et de l’État

• Le pluralisme et des libertés civiles complètes

• L’égalité totale entre les femmes et les hommes

• L’abolition de la peine de mort

• Des droits à l’autonomie pour les nationalités opprimées au sein d’une nation unifiée

• Un avenir sans nucléaire pour l’Iran

La déclaration souligne que ce projet démocratique a déjà reçu le soutien officiel de plus de 4 000 parlementaires des deux côtés de l’Atlantique.

Un projet fondé sur l’indépendance

Les signataires ont souligné que le modèle de transition du CNRI préserve une indépendance stricte, notant que la coalition « a constamment affirmé qu’elle ne recherchait ni assistance financière ni présence de forces étrangères sur le sol iranien ».

Au contraire, l’accent est entièrement mis sur la facilitation d’un transfert pacifique et structuré du pouvoir par le biais d’élections démocratiques.

Dans ses remarques finales, l’appel international encourage l’élargissement de cette convergence politique et accueille favorablement l’appel du CNRI à la création d’un « front de solidarité » unifié. Ce front vise à rassembler toutes les forces politiques et tous les groupes d’opposition partageant un engagement commun en faveur du renversement du régime clérical actuel et de l’établissement d’une république laïque et démocratique.