
Un nouveau rapport de la Commission mixte des droits de l’homme du Parlement britannique désigne l’Iran comme l’un des pays les plus actifs en matière de répression transnationale (RTN) sur le sol britannique, mettant en garde contre une escalade des menaces, notamment des complots d’assassinat, des agressions physiques et des campagnes d’intimidation visant les dissidents et les journalistes.
Selon le rapport, le MI5 et la police antiterroriste ont traité plus de 20 cas de menaces de mort liées à l’Iran depuis 2022. Le Groupe de la sécurité intérieure (Homeland Security Group) estime que le niveau de menace posé par Téhéran représente « le plus grand risque d’attaque physique auquel le Royaume-Uni est actuellement confronté de la part d’un acteur étatique ». Des témoins ont décrit diverses tactiques employées par la dictature cléricale, notamment la surveillance ciblée, le harcèlement des familles à l’étranger, le gel des avoirs, les campagnes de diffamation, le piratage informatique, le doxing et l’usurpation d’identité.
Our report on Transnational Repression is out today. As part of the inquiry, we heard from @Chloe_chc_25 who lives in the UK & has a HK$1 million bounty placed on her by Hong Kong authorities.She & other witnesses spelt out the substantial risks they face pic.twitter.com/s1WKkof8Dw pic.twitter.com/TlyhnQ7SYL
— Lord (David) Alton (@DavidAltonHL) 29 juillet 2025
Hossein Abedini, du Conseil national de la Résistance iranienne, a déclaré au Comité que les soi-disant « centres culturels » au Royaume-Uni servent de façades pour la collecte de renseignements et la surveillance de la diaspora iranienne. Les journalistes qui couvrent l’Iran sont fréquemment pris pour cible, Reporters sans frontières (RSF) ayant dénoncé des abus sexistes, des menaces à caractère sexuel, des scandales fabriqués de toutes pièces et des images pornographiques truquées diffusées pour réduire au silence les femmes journalistes.
Le Comité a averti que les opérations iraniennes sont devenues plus sophistiquées et plus risquées ces dernières années, les évaluations des services de renseignement suggérant que la menace pourrait s’intensifier si les intentions ou les capacités de Téhéran se développaient. En réponse, l’Iran a été placé sous le « niveau renforcé » du système d’enregistrement des influences étrangères (FIRS), obligeant les entités agissant pour son compte au Royaume-Uni à déclarer leurs activités sous peine de sanctions pénales.
Les législateurs ont exhorté le gouvernement à adopter des mesures plus strictes, notamment une meilleure collecte de données, une formation policière spécialisée et une coopération internationale plus étroite pour protéger les victimes de la répression transnationale. Le rapport conclut que les menaces soutenues par l’étranger sur le sol britannique constituent un « risque grave et méconnu » pour les droits fondamentaux, l’Iran étant identifié comme l’un des acteurs étatiques les plus dangereux impliqués.

