
Le 8 août 2025, alors que le régime iranien intensifiait sa campagne d’assassinats cautionnés par l’État, un important parti politique australien a délivré un puissant message de solidarité internationale. Lors de sa conférence annuelle à Melbourne, le Parti travailliste de Victoria a adopté à l’unanimité une résolution condamnant les violations flagrantes des droits humains perpétrées par Téhéran et, pour la première fois, apportant son soutien explicite au Plan en dix points pour un Iran démocratique, tel qu’énoncé par Maryam Radjavi.
La résolution condamnait spécifiquement les récentes exécutions des prisonniers politiques Behrouz Ehsani et Mehdi Hassani et exprimait sa profonde inquiétude quant au risque d’une répétition du massacre de 1988, au cours duquel 30 000 prisonniers politiques avaient été systématiquement exécutés. En soutenant une alternative démocratique, laïque et non nucléaire, l’instance politique australienne a clairement établi une distinction entre le peuple iranien et ses oppresseurs.
Le visage humain de la brutalité du régime
Le poids politique de la résolution s’appuyait sur le témoignage personnel poignant de Fahimeh Kashani, représentante de la communauté australo-iranienne. S’exprimant lors de la conférence de Melbourne, elle a livré un témoignage saisissant de la cruauté du régime. « À seulement 14 ans », a-t-elle déclaré, « j’ai été emprisonnée pendant quatre ans et soumise à des tortures physiques, mentales et sexuelles, pour le crime d’être la sœur d’un prisonnier politique. Mon frère, à 20 ans, a été fusillé pour avoir simplement lu un journal. »
Montrant des photos de Behrouz Ehsani et Mehdi Hassani, récemment exécutés, elle a déclaré : « Là où leurs voix ont été réduites au silence, ma voix doit s’élever. » Elle a également lancé un appel urgent en faveur de Saeed Masouri, prisonnier politique qui a subi plus de 25 ans de torture et de menaces d’exécution. Son message à la communauté internationale était sans équivoque : « Le silence ne doit pas devenir complicité.»
Un plan pour un meurtre à la prison de Ghezel Hesar
Les personnes condamnées dans la résolution australienne sont les victimes d’une récente atrocité préméditée. Le samedi 26 juillet, plus de 100 gardes du régime lourdement armés ont pris d’assaut l’unité 4 de la prison de Ghezel Hesar lors d’une attaque de type militaire. Au cours de l’opération, ils ont ciblé et exécuté Behrouz Ehsani et Mehdi Hassani, membres de l’OMPI. Dans un ultime acte de cruauté, le régime a refusé de restituer leurs corps à leurs familles, empêchant ainsi un deuil public.
Le même raid a visé Saeed Masouri, le prisonnier vétéran mentionné par Mme Kashani. En représailles à sa résistance incessante, les autorités l’ont exilé de force dans la prison de Zahedan, réputée pour sa brutalité. Cette pratique d’isolement et d’élimination des opposants acharnés révèle un plan de terreur systématique.
European & Australian lawmakers & activists join @Maryam_Rajavi to tell their Govs: Appeasement of #Iran’s terrorist regime would embolden the mullahs & lead to war. To avoid war world powers should support the democratic opposition to achieve a #FreeIran. #IStandWithMaryamRajavi pic.twitter.com/nmEOagGoZD
— NCRI-FAC (@iran_policy) 29 juin 2019
Crise urgente : Cinq vies supplémentaires sont en jeu
Le raid brutal sur Ghezel Hesar servant de modèle, le régime est désormais prêt à frapper à nouveau. Vendredi 8 août, cinq autres partisans de l’OMPI condamnés à mort ont été transférés vers le même lieu d’exécution. Il s’agit de :
- Vahid Bani Amerian, 33 ans, titulaire d’un master en gestion ;
- Babak Alipour, 34 ans, diplômé en droit et anciennement emprisonné pour son activisme;
- Shahrok Daneshvarkar, 58 ans, ingénieur civil ;
- Pouya Ghobadi, 33 ans, ingénieur électricien ;
- Mohammad Taghavi, 59 ans, ancien prisonnier politique des années 1980.
Le régime a utilisé une frappe aérienne qui a endommagé la prison d’Evin à Téhéran fin juin comme prétexte cynique pour lancer un violent remaniement des détenus, séparant ces hommes en vue de leur exécution.
Un appel à une action fondée sur des principes
La résolution du Parti travailliste australien de Victoria offre un modèle clair de politique internationale en ce moment critique. Elle témoigne d’un engagement à soutenir les aspirations démocratiques du peuple iranien tout en condamnant sans équivoque les actes meurtriers du régime.
Comme l’a exhorté Fahimeh Kashani, la voie à suivre n’est « ni les bombes, ni le silence ni l’apaisement, mais la solidarité fondée sur des principes ». La communauté internationale, y compris les Nations Unies et ses organismes de défense des droits humains, doit désormais suivre cet exemple. Elle doit prendre des mesures immédiates et décisives pour déterminer le statut des cinq prisonniers et intervenir pour sauver leurs vies. L’inaction est une complicité face à un meurtre cautionné par l’État.

