lundi, décembre 15, 2025
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Le procureur de Téhéran porte plainte contre des utilisateurs des réseaux sociaux pour « atteinte à la sécurité publique »

Le procureur de Téhéran porte plainte contre des utilisateurs des réseaux sociaux pour « atteinte à la sécurité publique »

Le procureur de Téhéran a annoncé des poursuites pénales contre plusieurs individus accusés d’avoir diffusé de « fausses nouvelles » et d’avoir créé « une peur de nuire à la sécurité psychologique de la société » via les réseaux sociaux. Selon des informations de l’agence de presse Mizan, affiliée au pouvoir judiciaire, du 4 octobre, plusieurs utilisateurs de plateformes comme X (anciennement Twitter), des chaînes Telegram et d’autres activistes en ligne ont été identifiés dans le cadre de cette répression.

Le pouvoir judiciaire a déclaré qu’il surveillait activement le cyberespace, ciblant ceux qui diffusent des contenus jugés nuisibles au bien-être psychologique du public. Des actions en justice ont été engagées contre certains individus, tandis que d’autres ont reçu des avertissements. « Pour ceux qui ont été inculpés, des affaires judiciaires ont été ouvertes », ajoute le rapport Mizan.

Cette surveillance accrue des activités en ligne intervient dans un contexte de développements régionaux importants, notamment les réactions à la mort du chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, une récente attaque de missiles du régime iranien contre Israël et la réapparition publique du guide suprême Ali Khamenei à la prière du vendredi après plus de quatre ans.

Dans le même ordre d’idées, le Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC) iranien a publié le 2 octobre une déclaration menaçant les citoyens de poursuites judiciaires s’ils exprimaient leur soutien à Israël sur les réseaux sociaux. Par la suite, le bureau du procureur de Téhéran a annoncé le 3 octobre que l’ancien assistant du président Abdolreza Davari figurait parmi les personnes accusées de « diffusion de fausses nouvelles » et de contribution à « l’insécurité psychologique ».

Ces derniers jours, plusieurs utilisateurs des réseaux sociaux en Iran ont exhorté le public à s’abstenir de commenter des questions politiques sensibles pour éviter les arrestations, les suspensions de compte et les interrogatoires par les forces de sécurité. Certains ont même publié des vidéos demandant aux citoyens de garder le silence, craignant des représailles du gouvernement. Ces appels ont toutefois suscité des réactions négatives, les critiques accusant ces utilisateurs de s’aligner sur les autorités, les qualifiant de « traîtres » et de « collaborateurs ».

L’appareil de cybersécurité iranien est également en état d’alerte. Le 28 septembre, le Centre de gestion stratégique pour la sécurité du cyberespace a émis une alerte rouge pour les infrastructures financières, de communication et de cybersécurité, signalant une répression plus large des activités en ligne.

Les mesures prises par le pouvoir judiciaire s’inscrivent dans le cadre d’un effort de longue date visant à contrôler le discours public, en particulier à la suite d’incidents très médiatisés, notamment la mort de personnalités régionales clés comme le chef politique du Hamas Ismail Haniyeh et de responsables iraniens. Les militants des droits de l’homme ont condamné ces actions comme des violations flagrantes de la liberté d’expression en Iran, accusant le régime d’intensifier ses efforts pour étouffer la dissidence et limiter l’accès à l’information.