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Appel de Mme Radjavi à une action immédiate de l’ONU pour empêcher l’exécution de 5 prisonniers politiques à Ahwaz

Appel de Mme Radjavi à une action immédiate de l’ONU pour empêcher l’exécution de 5 prisonniers politiques à Ahwaz

Quatre de ces prisonniers sont accusés d’appartenir à l’OMPI

Des informations reçues font état du risque d’exécution imminente de cinq prisonniers politiques — Massoud Jame’i, Alireza Mardassi, Farshad Etemadi-Far, Reza Abdali et Hassan Moslavi — à la prison de Sheiban à Ahwaz.

Comme indiqué dans le communiqué du 14 novembre 2025 du secrétariat du CNRI, trois de ces prisonniers, Farshad Etemadi-Far, Alireza Mardassi (Hamidavi) et Massoud Jame’i, ont été arrêtés durant l’été 2023 et condamnés en juillet 2025, par la première chambre du tribunal révolutionnaire d’Ahwaz présidée par le juge Adibi-Mehr, à deux exécutions et un an de prison pour « guerre contre Dieu », « rassemblement et collusion contre la sécurité nationale », «appartenance à l’Organisation des Moudjahidine du peuple (OMPI)» et « propagande contre le régime ». Ce verdict a été confirmé le 14 novembre 2025 par la Cour suprême.

Un communiqué du secrétariat du CNRI du 6 novembre indiquait que Reza Abdali, arrêté en février 2025, avait été condamné en juillet 2025 à la peine de mort et à 15 ans de prison pour soutien à l’OMPI. Ce jugement a également été confirmé en novembre 2025 par la Cour suprême.

Farshad Etemadi-Far, 31 ans, est originaire de Basht, dans la province de Kohguilouyeh-Boyer-Ahmad, et avait déjà été arrêté en 2018, purgeant 20 mois de détention. Massoud Jame’i, 49 ans, employé de la compagnie pétrolière, et Alireza Mardassi, 53 ans, enseignant, sont tous deux issus de la minorité arabe iranienne et ont été arrêtés à Ahwaz. Reza Abdali, 36 ans, également de la minorité arabe, appartient à la tribu Daghaghaleh d’Ahwaz.

La prison de Sheiban est l’un des établissements pénitentiaires les plus surpeuplés et les plus insalubres d’Iran. Les détenus y souffrent de la mauvaise qualité de l’eau, de pénuries sévères d’eau et d’autres besoins élémentaires. Le nombre de prisonniers dépasse largement la capacité de l’établissement, ce qui entraîne un manque aigu d’installations sanitaires.

Mme Maryam Radjavi a mis en garde contre le risque d’exécution imminente de ces prisonniers et a appelé à une intervention immédiate des Nations unies et de l’ensemble des organisations de défense des droits humains afin d’annuler leurs condamnations à mort et de leur sauver la vie. Elle a ajouté que la dictature religieuse tente, par ces exécutions et un climat de peur, d’empêcher l’explosion de la colère populaire et l’extension du soulèvement.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 7 juin 2026