jeudi, décembre 8, 2022
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Les droits de l’Homme en Iran ne sont pas uniquement un problème national – MPE

Les droits de l’Homme en Iran ne sont pas uniquement un problème national - MPE

L’agence de presse américaine, United Press International, a publié jeudi un article d’opinion de José Inácio Faria, membre portugais du Parlement Européen, sur les violations des droits de l’Homme du régime iranien et les mesures que la communauté internationale devrait prendre en réponse.

M. José Inácio Faria MPE a écrit :

La semaine dernière, avec 270 autres collègues au Parlement Européen, j’ai signé une déclaration condamnant les violations continues et omniprésentes des droits de l’Homme au sein de la République islamique d’Iran. Nous avons exhorté l’Union Européenne et les gouvernements occidentaux « à conditionner leurs relations avec l’Iran par une nette progression à propos des droits de l’Homme et un arrêt des exécutions.»

L’Iran est actuellement le numéro 1 mondial en nombre d’exécutions par habitant. Il a été également déclaré par le Département d’Etat américain comme étant le premier des Etats du monde soutenant le terrorisme.

Le taux de pendaisons a augmenté au cours de ces dernières années avec l’arrivée au pouvoir du soi-disant président « modéré», Hassan Rohani. Près de 1000 personnes ont été mises à mort en 2015 seulement, selon Ahmad Shaheed, Rapporteur spécial de l’ONU sur les droits de l’Homme en Iran, qui a déclaré ce nombre comme le plus grand nombre d’exécutions en Iran en 27 ans.

Dans les rues de Téhéran et d’autres villes iraniennes, la police de la moralité et les Gardiens de la Révolution iranienne ont intensifié leurs efforts dans l’éradication et la punition des diverses formes d’écarts à l’égard des lois religieuses répressives du pays, y compris le port de voile forcé des femmes et l’incrimination des syndicats et autres formes de rassemblement pacifique. Pendant ce temps, le soutien indéfectible du régime iranien au dictateur syrien Bachar el-Assad a fait de l’Iran une partie du problème plutôt qu’une solution à la guerre syrienne.

Les empreintes de l’Iran s’approfondissent également en Irak, où les milices chiites soutenues par l’Iran ont été récemment accusés par des organisations internationales de défense des droits, de tortures systématiques et de tuerie de la population sunnite dans la bataille pour prendre le contrôle de la ville de Fallujah. Ceci éloignera encore plus les sunnites et les conduira vers des groupes extrémistes tels que l’Etat islamique.

Et comme pour illustrer le danger d’être pris comme un spectateur au milieu de la compétition de Téhéran pour la domination de la région, l’Irak est également le lieu d’une communauté de dissidents iraniens en exil, qui ont été bloqués depuis 2012 dans l’ancienne base militaire américaine du camp Liberty. Décrit par l’ONU comme un « centre de détention », le camp a été la cible d’attaques utilisant des missiles fabriqués en Iran, ainsi que d’un blocus permanent de fournitures médicales et d’autres dispositions de sauvetage.

Lorsque les résidents sans défense du camp qui font partie de la principale opposition iranienne de l’OMPI ont été déplacés de force du camp d’Ashraf au camp Liberty en vertu d’un accord supervisé par l’ONU et les États-Unis, cela a été fait avec la promesse qu’ils seraient bientôt transférés dans des foyers stables, sans doute en Europe et en Amérique du Nord. Quatre ans et des dizaines de morts plus tard, aucun pays en dehors de l’Albanie n’a fait un effort considérable afin de faire déménager ces gens.

Dans le même temps, suite à l’accord nucléaire qui a permis à la République islamique d’obtenir une grande levée de sanctions, plusieurs pays de l’Union Européenne ont à la fois envoyé et reçu des délégations politiques et commerciales et ont activement poursuivi les investissements en Iran sans conditions préalables.

Comme cela a été reconnu par le président américain et d’autres responsables Occidentaux, et compte tenu de la suprématie du pasdaran sur l’économie iranienne, il y a très peu de doute que la majorité de l’argent, au lieu d’être utilisé pour le bien-être des iraniens et le développement du pays, ait été directement aiguillé pour soutenir les groupes terroristes de la région.

Le 9 juillet, avec plusieurs autres parlementaires et figures politiques du monde entier, je participerai à un rassemblement organisé par l’opposition démocratique iranienne dirigée par Maryam Rajavi. Ce faisant, nous nous efforcerons de rassurer le peuple iranien que ce n’est pas tout le monde en Occident qui a oublié leur lutte légitime pour la liberté et la démocratie.

Le dossier des droits de l’Homme de l’Iran est d’une importance mondiale et il est très bien de la responsabilité des pays Occidentaux de gérer ce problème.

En fait, nos valeurs essentielles en tant qu’Européens devraient nous suffire pour exiger que l’Iran améliore sa situation des droits de l’Homme au plan national comme un prix d’une quelconque expansion dans les relations commerciales. Mais étant donné qu’un investissement étranger offre à l’Iran l’opportunité d’avoir une plus grande emprise à travers la région, il devrait être clair pour nous que les enjeux sont bien plus élevés que nous ne les avions imaginés. Et si nous refusons de répondre à cette situation, nous porterons la responsabilité de la perte de vies humaines pas seulement en Iran mais également en Syrie, en Irak et à d’autres endroits de la région où les combattants intermédiaires de l’Iran recherchent la suprématie.

José Inácio Faria, un membre portugais du Parlement Européen, est un membre du groupe Amis d’un Iran Libre au sein du Parlement Européen.

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