mercredi, février 8, 2023
AccueiltempLe conseiller de Rohani sur les récentes manifestations en Iran : Une...

Le conseiller de Rohani sur les récentes manifestations en Iran : Une gifle plus sévère se prépare

Le conseiller de Rohani sur les récentes manifestations en Iran : Une gifle plus sévère se prépare

Hesam al-Din Ashna, conseiller de Rohani et ancien responsable de la sécurité du régime iranien, a averti les dirigeants du régime qu’une catastrophe pourrait survenir s’ils ne prenaient pas les récentes manifestations au sérieux.

Selon l’agence de presse officielle ISNA, le 7 février 2018, il a décrit les manifestations de fin décembre et début janvier 2018 en Iran comme un avertissement sérieux pour les décideurs. Lors d’une réunion concernant un sondage sur les manifestations de janvier 2018, organisé par le Centre d’études stratégiques du régime, il a déclaré : « Il n’est plus possible de décider dans des salles fermées et de ne pas tenir compte de l’opinion publique. Ceux qui ignorent l’opinion publique doivent s’attendre à recevoir d’elle une giffle plus sévère. »

« La population ne semble pas avoir voix au chapitre, » a-t-il poursuivi. « Mais lorsque sa voix parvient aux politiciens, il est souvent trop tard pour faire des réformes. Aujourd’hui, l’accumulation du mécontentement économique a atteint un rythme inquiétant, mais jusqu’ à ce que les couches inférieures (les couches sociales inférieures) arrivent aux manifestations, il faut penser que ces manifestations peuvent encore être gérées. A cet égard, le remède aux manifestations qui visent à renverser le système est de réformer le système de gouvernance et de le rendre efficace. »

Ashna a souligné : « Dans les enquêtes de terrain menées au cours des manifestations de janvier 2018, nous avons conclu que la population ne sépare pas très aisément le gouvernement de l’ensemble du système. Si la situation actuelle persiste, il est probable que nous soyons tous perdants ».

Ashna a également déclaré : « L’écart entre les expressions des responsables de l’État concernant l’amélioration de la situation économique et la perception du public sur cette situation est grandissant. Ainsi, quelle que soit la façon dont les hauts responsables insistent sur l’amélioration de la situation, ils perdent leur capital social. »

« Il n’y a aucune certitude sur le nombre d’avertissements sérieux que nous aurons, mais ce qui est bien clair, c’est que si nous ne les prenons pas au sérieux, nous serons confrontés à un désastre. »

Le Journal des pasdaran

Le journal Javan, affilié au Gardiens de la révolution (pasdaran), a écrit au sujet des récentes manifestations en Iran : « On ne peut pas ignorer les racines de ces troubles, parce qu’avec la persistance des racines, à tout moment, de pareils troubles trouveront le terrain favorable pour émerger. Les incidents les plus évidents en pareils circonstances sont l’émergence d’agresseurs malveillants qui exploitent et prennent le contrôle des mouvements populaires afin de satisfaire leur propre cupidité et leurs propres intérêts. »

« Dans environ 95 % des villes où les récentes manifestations ont eu lieu, nous avons été témoins de manifestations et de rassemblements en raison d’objections aux institutions financières; les institutions et les fonds qui ont encaissé les capitaux de la population et ne les ont pas retournés. Il convient de souligner que l’écart de classe entre les personnes est également mis en évidence.

Le journal affilié aux pasdaran a averti : « Les manifestations et les silences peuvent porter l’avertissement que ces manifestations pourraient se répéter. Ce qui va arriver va nous surprendre. Nous sommes également surpris dans le cyberespace. Environ 40 millions d’Iraniens sont affiliés au réseau social Telegram et plus d’un milliard de messages ont été envoyés par des Iraniens sur Telegram. »