
CNRI – Le peuple syrien pense actuellement à l’avenir de la révolution après l’occupation d’Alep. Le membre de la Coalition Nationale Syrienne, Ahmed Ramadan, a évoqué la nécessité d’une nouvelle stratégie militaire de la part de l’opposition. Dans une interview accordée à une chaîne de télévision arabe, on lui a posé des questions sur les principales mesures qui ont été prises par l’opposition après la chute d’Alep.
Pour répondre à la question, Ahmed Ramadan a déclaré : « Alep faisait partie de l’un des territoires qui avaient été libérés. Une nouvelle stratégie militaire est nécessaire pour s’adapter aux situations et aux incidents actuels. Nous ne sommes actuellement pas engagés dans des combats avec les forces d’Assad, mais nous combattons les pays qui ont déployé les milices étrangères en Syrie et ils ont leurs propres plans et stratégies. Nous devons adopter une position claire concernant le terrorisme qui a occupé la Syrie parce que ce terrorisme a affaibli la révolution syrienne.
Bachar el-Assad et le régime des mollahs tentent de répandre des mensonges et de fausses affirmations en Syrie et ils abusent de la classification de la société syrienne pour faire avancer leurs plans.
La Russie s’immisce aussi explicitement en Syrie. Les résidents de l’Est d’Alep qui voulaient quitter la ville ont été arrêtés par les Russes au point de contrôle de la ville, puis les forces du Hezbollah et des Pasdaran les ont de nouveau inspectés. Il n’y avait même pas un seul Syrien faisant partie des forces d’Assad. Voilà la situation actuelle à Alep. De nouvelles stratégies devraient être élaborées pour faire face à la situation actuelle dans la région et dans le monde.
Le people syrien lutte aujourd’hui contre un plan dangereux qui est mené par le régime des mollaihs au Moyen-Orient et dans la région. Par conséquent, tous les États de la région devraient se tenir auprès des Syriens pour lutter contre de tels plans mis en place par le régime des mollahs. Le régime des mollahs tente au même titre que l’Irak d’atteindre la Méditerranée et la mer Rouge. Ils ont également l’intention de conquérir la région. Par conséquent, nous sommes actuellement en lutte contre ce grand et dangereux plan qui a amené 80 mille mercenaires en Syrie.
Je tiens à souligner que les États arabes et la Turquie ne sont pas responsables du blocage des aides et des contributions aux Syriens. Les Etats-Unis et en particulier Barack Obama sont ceux qui ont bloqué les secours aux Syriens et ils ont également intensifié la guerre en Syrie.
En 2011, le gouvernement Obama a essayé de prétendre soutenir les Syriens. Il a nommé Robert Ford comme son ambassadeur à Damas. Il a été envoyé à Hama et n’y est en réalité pas accepté par plus d’un demi-million de manifestants. Dès qu’il a commencé à se retirer, le régime des mollahs et le Hezbollah ont profité de l’opportunité pour entrer en Syrie. Les États-Unis ont poursuivi leur coopération avec l’Iran et n’ont pas pris position quant à la condamnation du régime des mollahs pour son ingérence en Syrie. Alors que les Russes s’immisçaient également en Syrie, les États-Unis ont continué à se replier. Cela a conduit à la continuation des guerres aussi bien que de l’hostilité du régime des mollahs et de celui russe en Syrie et leur suprématie.
Les États-Unis ont ouvert la voie au régime russe et à celui des mollahs afin qu’ils lancent leurs opérations militaires en Syrie et, d’autre part, ils ont empêché les Syriens de se doter d’un pouvoir militaire pour se défendre contre des attaques aussi énormes. »

