dimanche, novembre 27, 2022
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Iran : le désenchantement de la population

Iran : le désenchantement de la population

Selon le dernier « Rapport sur le bonheur mondial », réalisé par les organisations internationales compétentes, l’Iran est l’un des pays les moins heureux au monde. Selon les statistiques de cette année (2018), l’Iran se positionne à la 108e place sur un total de 155 pays. Au contraire, la Finlande est le pays le plus heureux au monde cette année (la Norvège détenait ce titre l’année dernière).

Le Rapport sur le bonheur dans le monde est une enquête sur l’état du bonheur dans le monde. Le Rapport sur le bonheur dans le monde 2018, qui classe 156 pays selon leur niveau de bonheur et 117 pays selon le bonheur de leurs immigrants, a été publié lors d’une cérémonie de lancement à l’Académie pontificale des sciences du Vatican.

L’exacerbation des inégalités économiques est une des causes reconnues de la détresse humaine en Iran.

Aujourd’hui, près de 40 % de la population dans les villages et 30 % dans les villes en Iran sont sous le seuil de pauvreté. Les pays avec le taux le plus élevé d’inégalités sont ceux qui ont le plus de problèmes économiques et sociaux.

Mosafa Moeen, un professeur en sciences médicales à l’université de Téhéran a affirmé le 9 mai 2018 : « Les statistiques indiquent que les disparités et l’injustice dans notre pays sont tellement sévères et sérieuses que la population doit désormais faire face à de graves problèmes. »

Il a ajouté : « Selon l’index des États fragiles en 2014, l’Iran fait partie des pays les plus fragiles. En d’autres termes, c’est un des pays les plus instables en ce qui concerne les facteurs sociaux, économiques et politiques. Les inégalités entre les genres sont également importantes, et par conséquent, très dangereuses. »

Le niveau de « bonheur » va normalement de pair avec le niveau de satisfaction et de confiance de la population, ce qui reflète le bien-être et le développement des pays. Selon les statistiques mondiales, l’Iran est très mal classé sur ces points.

Gharaei Moghaddam, qui est un sociologue et professeur à l’université de Téhéran, a souligné: « Pour être franc, les Iraniens ne sont pas heureux. Nous devons reconnaitre l’importance du bonheur comme le fondement de la vie. Même si les Indiens sont pauvres, ils sont toujours plus heureux que nous. »

Il a également commenté l’impact direct de l’emploi sur le « bonheur social » : « Près de 3,5 millions de nos jeunes citoyens sont au chômage et ainsi, ne peuvent pas être heureux. De plus, « la confiance en l’avenir » est un autre facteur important. Nous avons environ 9 millions de jeunes Iraniens qui sont prêts à se marier, mais qui n’ont pas une perspective concrète de leur avenir. Par conséquent, comment peuvent-ils être heureux ? »

Il a ajouté : « Les autorités ont annoncé une augmentation du taux de divorce l’année dernière. Plus ce taux augmente, moins notre pays est heureux. »

Il a également mentionné la littérature occidentale : « Les sociologues occidentaux pensent que si nous dépensons un dollar en « bonheur social », nous pouvons en faire un profit de 1000 dollars. »

Selon les recherches entreprises par l’université de Washington, plus les individus sont heureux, plus ils sont en bonne santé.

Concernant les conditions d’emploi défavorables en Iran, ainsi que l’accumulation des travailleurs non payés ces derniers mois, Moghaddam a souligné: « Comment quelqu’un peut-il être vraiment heureux s’il ne peut pas subvenir aux besoins de sa femme et de ses enfants ? »

Les conséquences sociales explosives des circonstances mentionnées en Iran se reflètent dans les manifestations et les grèves récentes dans le pays. Ce qui indique que le pays est à un tournant décisif et il faut s’attendre que l’explosion de la colère populaire balaie le régime dans les poubelles de l’histoire.

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