
CNRI – Les analystes économiques estiment que le budget pour 2017-2018 qui actuellement revu par le parlement iranien est un budget militaire et pour la sécurité. Le budget annuel iranien est normalement composé de deux parts. D’un côté, la plus grande part est pour les compagnies publiques, les banques et les entreprises du gouvernement. Le coût et les revenus sont seulement dépensés dans cette partie et cela n’inclut pas les ministères et les organes gouvernementaux. D’un autre côté, la plus petite part est appelée budget public et détermine les politiques. Cette section verra un investissement de 371 000 milliards de tomans (92 milliards et 750 millions de dollars. 1 dollar équivaut à 4 000 tomans). Une partie de ce budget sera allouée aux organisations répressives et terroristes qui suivent :
– Le ministère de la Défense (et ses institutions) : 22999,9 milliards de tomans (5 milliards et 750 millions de dollars).
– Le corps des gardiens de la révolution islamique et les forces bassidjis : 24 546 milliards de tomans (6 milliards et 136 millions de dollars).
– L’équipe de l’armée iranienne : 7 852 milliards de tomans (1 milliard et 963 millions de dollars).
– Le commandement général des forces armées iraniennes : 3121 milliards de tomans (750 millions et 250 000 dollars).
– Les services secrets et la sécurité du ministère des Renseignements et des Forces de sécurité : 11 501 milliards de tomans (2 milliards 850 millions et 25 000 dollars).
– L’exportation du terrorisme à qui on a alloué un large budget : 4924,9 milliards de tomans (1 milliard 321 millions et 25 000 dollars).
– La fondation des martyrs et des affaires des vétérans (affiliés aux Pasdarans) : 10 840, milliards de tomans (2 milliards et 710 millions de dollars).
La somme des chiffres ci-dessus s’élève à 85 899 milliards de tomans (21 milliards et 475 millions de dollars). Cette somme est égale à plus de 23 pour cent du budget public de l’année qui vient. Ces chiffres sont publiés dans le livre du budget national de 2017 fait par l’organisation du management et du planning en Iran.
Dans le plan du budget pour l’année prochaine, la plus grande augmentation est due aux Pasdarans. Le budget alloué aux Pasdarans était d’environ 15 816 milliards de tomans (3 milliards et 954 millions de dollars) l’année passée alors que cette somme a augmenté à 24 546 milliards de tomans (6 milliards 613 millions et 500 000 dollars) cette année ; c’est-à-dire, 55 pour cent d’augmentation en comparaison avec l’année dernière.
Pendant les quatre ans de présidence d’Hassan Rohani, le budget militaire a augmenté de plus de 70 pour cent. Ce chiffre comprend le financement des Pasdarans, des forces Bassidjis et de l’armée iranienne. Les chiffres suivants sont tirés des donnés listés dans les textes officiels concernant le budget :
2014 : 32 527 milliards de tomans (8 milliards 131 millions et 750 000 dollars).
2015 :42 057 milliards de tomans (10 milliards 514 millions et 250 000 dollars).
2016 : 50 790 milliards de tomans (12 milliards 697 millions et 500 000 dollars).
2017 : 55 527 milliards de tomans (13 milliards 881 millions et 750 000 dollars).
L’année dernière, Hassan Rohani a expliqué dans une interview avec la chaîne de l’État : « Certains affirment que le gouvernement des plans et de l’espoir essaie de réduire l’inflation, de mettre fin à la récession et d’améliorer le système de santé et les politiques étrangères, et il ne cherche pas à renforcer le système de défense. Eh bien, je dois dire que pendant ces deux années, nous avons augmenté nos armes stratégiques et nos forces de défense de 80 pour cent en comparaison avec ces 10 dernières années. » (Chaîne de l’État, IRIB 2, le 2 août 2015).
Nous devons considérer que ces chiffres sont contraires à la réalité, car une partie significative des coûts est liée aux mesures répressives et à la belligérance exercée par les cartels commerciaux et financiers qui sont affiliées aux Pasdarans et au Guide suprême. Les organisations telles que le quartier général du pouvoir exécutif des directives de l’Imam, le quartier général Khatam-al Anbiya, la banque Ansar, la compagnie d’investissement Ghadir, etc. sont les organes dont les coûts sont totalement cachés. Néanmoins, les chiffres ci-dessus suivent une tendance croissante. Cette tendance est notamment due à l’implication croissante du régime iranien dans la guerre civile syrienne.

