jeudi, décembre 1, 2022
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Union sacrée des factions ennemies au pouvoir pour appauvrir la population en Iran

Accord du gouvernement et du parlement pour augmenter les prix de 60%

Ces derniers jours en Iran, les prix de tous les produits et en particulier ceux de première nécessité ont été revus à la hausse. Selon les médias officiels, la viande a augmenté de 60%, l’huile de 40%, les haricots de 28%, le riz indien de 14% et le thon de 100%.

Hassan Radmard, vice-ministre de l’Industrie et du Commerce du régime iranien, a estimé que la hausse des prix est en moyenne de 30%. Même si cela reste éloigné de la réalité, en admettant que l’augmentation soit fondée sur ce faux chiffre, il apparait évident qu’une portion significative de la population ne peut même plus acheter de pain.

Ahmad Tavakoli, membre du parlement des mollahs, a récemment constaté : « Les gens ne peuvent même plus manger d’echkeneh (un plat très modeste), parce que l’echkeneh nécessite une cuillère d’huile. »

Les factions ennemies au sein du régime qui se livrent des batailles rangées au parlement et au gouvernement, affichent une union sacrée quand il s’agit de vider les poches de la population et la piller dans des dimensions astronomiques. Durant les délibérations sur la loi du budget de la nouvelle année iraniennes 1392 (mars 2012- mars 2013), le parlement a fixé le cours de la devise à 2350 tomans pour un dollar. C’est plus que le double du taux précédent de 1226 tomans. Cela double le prix des biens importés.

Le parlement a non seulement accepté les taxes écrasantes d’Ahmadinejad dans la loi du budget, mais il les a faites passer de 53.000 milliards de tomans à 55.000 milliards.

Le prix élevé des médicaments et des services médicaux met en danger la vie de millions d’Iraniens. Le président de l’Association des Sciences et Laboratoires d’Iran a déclaré le 16 avril : Les mutuelles étaient censées couvrir jusqu’à 70% du coût des services des laboratoires. Or à présent ils sont pratiquement le contraire qui se produit et avec les nouveaux taux, près de 90% du coût des analyses sont aux frais de la population.

Mehdi Soleimanjahy, un homme du pouvoir à la Direction de l’alimentation et des médicaments en Iran, a affirmé que les prix des médicaments produits en Iran augmenteront de 20 à 30% et ceux des médicaments importés le seront à 100%. Hassan Emami Razavi, sous-directeur des soins au ministère de la Santé, a déclaré que le coût de l’hospitalisation dans les hôpitaux privés est de 700.000 tomans la nuit. Cela représente le double du salaire d’un ouvrier. Les médias officiels ont annoncé une hausse de 53% du coût des admissions dans les hôpitaux publics. La montée des prix n’a pas non plus épargné les services publics comme l’eau, l’électricité, le gaz et le téléphone.

L’accord entre les factions ennemies du régime sur le pillage de la population comprend la seconde phase de la suppression des subventions. Le quotidien Mardomsalari écrit : « Bien que les membres du parlement n’aient pas voté pour la mise en œuvre de la phase suivante concernant des subventions ciblées, le gouvernement, s’appuyant sur les lois déjà adoptées, est pratiquement dans la totale libéralisation des prix et la mise en œuvre de la phase suivante des subventions ciblées dans le pays. »

Ainsi, déchiré par une guerre pour le pouvoir en raison de la mascarade électorale, le régime réagit comme un seul homme quand il s’agit de piller et d’augmenter les prix, tout comme pour intensifier la répression.

Les coûts astronomiques d’une arme nucléaire, du maintien de la dictature sanglante de Bachar el-Assad et du Hezbollah, tout comme les frais exorbitants pour entretenir les forces de la répression que sont les gardiens de la révolution, la milice du Bassidj et les agents en civil, requièrent des budgets mirobolants financés par l’argent public.

Il va sans dire que ce grand pillage s’accompagne de la crainte de la colère d’une population excédée qui se retrouve les assiettes vides à table. Les dirigeants sentent très bien le potentiel explosif qui menace la dictature, en raison de la résistance organisée présente dans tout le pays.

 

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