samedi, octobre 1, 2022
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Le régime iranien publie des livres dans une tentative désespérée de diaboliser l’OMPI

L’une des méthodes utilisées par le régime iranien pour poursuivre sa campagne de diabolisation contre l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI ou MEK) a été de publier des livres présentant de faux récits. Les institutions oppressives du régime iranien, telles que le Ministère du renseignement et de la sécurité (Vevak) et les Gardiens de la révolution (CGRI), sont impliquées dans la publication de livres et de rapports falsifiés contre l’OMPI. Bien que personne ne puisse trouver des livres publiés par l’OMPI dans les bibliothèques ou librairies d’Iran, il existe des multitudes d’ouvrages publiés par le régime pour diaboliser l’OMPI.

Ces livres sont une répétition des allégations sans fondement que le régime a utilisées au cours des quatre dernières décennies pour ternir l’image de sa seule alternative viable. Un coup d’œil sur les extraits de certains des livres publiés dans les médias publics permet de mieux comprendre la vraie nature et le but de ces ouvrages de propagande.

Les Possédés, volant le nom du roman de Dostoïevski, « Les Possédés, les Diables ». Ce livre compte 204 pages. L’auteur de ce livre, Mina Shaulizadeh travaille en contact avec le CGRI. Dans une interview accordée à Fars News Agency, une agence de presse affiliée au CGRI, le 18 mai 2020, elle a déclaré : « Que cette histoire soit basée sur une histoire vraie ou non, je dois dire non. « The Possessed » est le produit de mon imagination en tant qu’auteur.  » Elle a ensuite ainsi décrit son inspiration pour écrire ce livre : les remarques du guide suprême du régime, Ali Khamenei, au cours desquelles il a déclaré : « Ne permettez pas que la place des martyrs soit échangée avec celle des bourreaux ».

Ces propos du guide suprême ont été prononcé pour s’insurger contre la montée des revendications populaires contre les massacres des prisonniers politiques en 1988 pour la plupart militants de l’OMPI. Khameneï voulait dire que les prisonniers exécutés étaient les bourreaux !

En effet ce livre falsifie des années 80 (1360 dans le calendrier persan, lorsque la Résistance pour renverser le régime des mollahs a été déclenchée) : Le service de renseignement du régime a publié ce livre suite à l’ordre de Khamenei de déformer la réalité des années 80, changeant la place des victimes et du bourreau.

Un autre ouvrage de 162 pages publié par Habilian, une des succursales du Vevak, a publié ce livre. Dans son introduction, afin de justifier le massacre de 30 000 prisonniers politiques iraniens en 1988, le livre se lit comme suit : «Trente pour cent des morts de l’OMPI lors de l’opération« Lumière éternelle »[offensive militaire majeure de l’OMPI contre le régime] étaient d’anciens prisonniers politiques qui se trouvaient dans les prisons entre 1981 et 1987. »

L’histoire de l’Iran après la révolution islamique : l’auteur de ce livre est Gholamreza Behdarvandiani. Javad Mansouri, le premier commandant du CGRI, a supervisé l’édition de ce livre.

Certains livres du Vevak contre l’OMPI

Éditeurs de livres contenant la désinformation
Le régime a alloué un budget énorme pour la publication de ces livres contenant de la désinformation alors même que le peuple iranien est aux prises avec la pauvreté et que le régime et ses apologistes se plaignent des sanctions internationales. Voici un exemple des organisations et des fondations chargées de publier les livres contenant de la désinformation contre l’OMPI.

Centre de documentation sur la révolution islamique (CDRI) : ce centre a publié « L’histoire de l’Iran après la révolution islamique ». Le 5ème volume de ce livre est consacré à de la désinformation contre l’OMPI et son histoire. En outre, ce centre a publié des dizaines d’autres livres contre l’OMPI. Le CDRI a été fondé par Hamid Rohani, avec l’ordre direct de Khomeiny en 1989. En 1995, Rouhollah Hosseinian est devenu le président du centre. Hosseinian était à l’époque procureur adjoint du prétendu « tribunal révolutionnaire islamique » de Téhéran. Il était simultanément actif dans le Vevak. L’ancien président du régime, Mahmoud Ahmadinejad, a nommé Hosseinian comme son conseiller politique et sécuritaire. Hosseinian est décédé récemment. Il était actif dans l’oppression des membres de l’OMPI dans les années 1980. Le 19 septembre 1999, le quotidien public Sobh-e Emrooz, citait Hosseinian: «Nous avons également été des tueurs à l’époque.»

Le quotidien public Sobh-e Emrooz, du 19 septembre 1999, citait Hosseinian

Les organisations impliquées dans le financement de ces publications sont les immenses institutions financières du régime, en liaison avec et sous la supervision des plus hautes autorités du pays, y compris le guide suprême. Certaines de ces organisations sont :

  • Editions de Ghadr-e Velayat (La valeur de la suprématie).
    Astan-e Qods Razavi: la plus grande institution religieuse et financière d’Iran. Cette énorme holding est sous la supervision directe de Khamenei.
  • Organisation islamique de développement : Ce centre supervise la diffusion de l’interprétation réactionnaire de l’Islam par les mollahs dans d’autres pays et le financement des groupes terroristes.
  • Le Ministère de la culture et de l’orientation islamique : Ce ministère fait partie du système de propagande du régime. Pendant la guerre Iran-Irak, ce ministère et son ministre, Mohammad Khatami, ont joué un rôle clé dans la manipulation et l’envoi d’enfants innocents à la guerre et sur les champs de mines.
    Centre de publications du CGRI.
  • Bureau du procureur révolutionnaire islamique.
Centre de documentation sur la révolution islamique

Un coup d’œil sur les statistiques des livres publiés contre l’OMPI et la résistance iranienne

Les livres publiés contre la résistance iranienne de 1979 à août 2020 sont au total 538 volumes, dont :

461 volumes ont été publiés entre 1979 et 2016, soit une moyenne 12 volumes par an.
Mais à partir de 2016, jusqu’à présent, le nombre de livres publiés est de 77 volumes, avec une moyenne de 19 livres par an.

Maintenant, il convient de se demander pourquoi le régime consacre autant de temps et d’énergie à publier ces livres qui diabolisent l’OMPI ? Pourquoi le régime ne permet-il pas au peuple iranien de lire les propres publications de l’OMPI qui sont censurées ? Et pourquoi, de 1981 à aujourd’hui, être en possession d’une publication de l’OMPI est considéré comme un crime passible de la peine de mort en Iran?

Les statistiques ci-dessus montrent que le nombre de livres publiés contre l’OMPI a augmenté de 73%. Ces publications ne sont qu’une infime partie des propagandes du régime contre l’OMPI.

A titre d’exemple : le 18 juillet 2020, le Club de jeunes journalistes, une agence dominée par l’État, a rapporté qu’à l’occasion de l’anniversaire de l’opération « lumière éternelle » de l’OMPI, uniquement à la ville de Shahrood, dans le centre de l’Iran, «au moins 400 programmes» étaient à l’ordre du jour, dont « Introduction de livres et de logiciels, lecture de documentaires, etc. »

La question est : pourquoi le régime a-t-il intensifié sa campagne de diabolisation, en particulier en publiant des livres contenant de la désinformation, contre l’OMPI à partir de 2016 ?

En 2016, après une campagne internationale réussie, les membres et les responsables de l’OMPI ont déménagé de l’Irak en Albanie en Europe. Pendant des années, le régime avait utilisé ses groupes terroristes mandataires ou son gouvernement fantoche en Irak pour lancer des attaques contre l’OMPI ou pour faire pression sur eux, pour anéantir son alternative viable, mais il avait échoué.

Après la réinstallation des membres de l’OMPI en Albanie, le régime a augmenté le niveau de sa campagne de diabolisation, non seulement pour ternir l’image de l’OMPI, mais aussi pour ouvrir la voie à des activités terroristes contre eux. Les complots d’attentats à la bombe préparés par lu régime contre la résistance iranienne et déjoués en Albanie en mars 2018 et à Paris en juin 2018 sont deux exemples des tentatives terroristes ratées des mollahs contre l’OMPI.

En outre, et plus important encore, de plus en plus de personnes, en particulier les jeunes et les femmes en Iran, sont attirées par l’OMPI et ses idéaux. Malgré l’oppression des mollahs, les « unités de résistance » de l’OMPI continuent de se répandre à travers le pays, et elles ont joué un rôle de premier plan lors des grandes manifestations en Iran en 2018 et 2019. Cela a terrifié le régime.

À cet égard, certains des soi-disant « auteurs » des livres susmentionnés reflétaient la peur du régime face à la résistance iranienne.

  • Mina Shaulizadeh, auteur des «Possédés »: L’OMPI a une propagande attirante. (Agence de presse publique Mizan, 27 avril 2020)
  • Le 18 août, le Nasim-e Kermanshah, géré par l’État, a écrit : «La version PDF du« Tabineen Jahan »[Expliquer l’univers] de Massoud Radjavi [Le dirigeant de la résistance iranienne] circule parmi les étudiants des universités et les étudiants des séminaires religieux. Ils partagent ce livre entre eux. »
  • Le 17 mai, le site proche du pouvoir Erja News, tout en faisant référence au message de M. Radjavi au peuple d’Iran et au rôle des unités de résistance de l’OMPI, a mis en garde les responsables du régime contre l’influence croissante de l’OMPI en Iran. « Depuis deux ans, nous avons vu l’OMPI réveiller des milliers de leurs cellules dormantes l’une après l’autre, les décrivant comme des unités de résistance et déléguant des missions pour les opérations et la destruction par le biais d’un commandement [central] concentré. Même après les émeutes de novembre 2019, le chef de l’OMPI a publié un message et a déclaré : « La stratégie triomphante de l’armée de la liberté a passé son test avec succès dans les unités, les quartiers et les villes rebelles » (Massoud Radjavi, novembre 2019). De cette manière, il avoue qu’il n’y a pas d’émeute ou de complot dans lequel l’OMPI ne joue pas un rôle influent », lit-on dans l’article.
  • Plus important encore, Khamenei lui-même, après le soulèvement de 2018, a déclaré que les militants de l’OMPI avaient « prévu pendant des mois » d’organiser des manifestations publiques et de vulgariser les slogans anti-gouvernementaux.

En un mot, la campagne de diabolisation en cours du régime contre l’OMPI et la publication de livres contenant de la désinformation sur la résistance iranienne témoignent de l’attitude défensive et de la faiblesse du régime face à l’OMPI et de son influence croissante en Iran.

La campagne de diabolisation du régime contre la résistance iranienne a trois objectifs : premièrement, en ce qui concerne le monde extérieur, les mollahs tentent de ternir l’image de leur alternative viable, répandant ainsi la fausse idée qu’il n’y a pas d’alternative à leur régime médiéval et terroriste. Par conséquent, les gouvernements occidentaux devraient continuer à apaiser la théocratie au pouvoir en Iran.

Deuxièmement, en diabolisant l’OMPI, le régime tente de justifier son oppression à l’intérieur de l’Iran et ses activités terroristes à l’étranger contre l’OMPI et la résistance iranienne.

Troisièmement, et surtout, les mollahs tentent en vain d’empêcher les gens de rejoindre l’OMPI. Les activités en cours des unités de résistance de l’OMPI et leur propagation à travers l’Iran montrent que la stratégie du régime a échoué.

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