mardi, janvier 31, 2023
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Journée mondiale pour l’abolition de la peine de mort – exposition sur le massacre en Iran à Paris

Journée mondiale pour l’abolition de la peine de mort - exposition sur le massacre en Iran à Paris

A l’occasion de la journée mondiale contre la peine de mort, la Mairie du 1er arrondissement de Paris accueillait, une exposition, ce lundi 10 octobre, sur les exécutions en Iran. Organisé à l’initiative du Comité de Soutien aux Droits de l’Homme en Iran (CSDHI), l’exposition était riche d’interventions d’élus, de défenseurs des droits de l’Homme et de témoins des violations des droits de l’Homme en Iran. Mme Sarvi Chitsaz présidente de la commission des femmes du Conseil national de la Résistance iranienne y représentait Mme Maryam Radjavi, présidente élue du CNRI.

 

 

L’exposition a mis l’accent sur le massacre des prisonniers politiques en Iran en 1988. Des exécutions en masse qui se poursuivent dans ce pays détenteur du triste record de pendaisons par nombre d’habitants. Ces exécutions sont dénoncées dans le récent rapport du secrétaire général de l’ONU à l’actuelle Assemblée générale.

 En 1988, en l’espace de quelques mois, sur une fatwa de Khomeiny, le régime des mollahs a fait exécuter plus de 30.000 prisonniers politiques. La plupart des opposants victimes de cette tuerie étaient des militants des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI). Récemment la révélation d’un fichier audio d’une conversation de l’époque entre le dauphin de Khomeiny, l’ayatollah Montazeri, et les responsables de ce massacre, a brisé un tabou et permis aux langues de se délier sur ce crime contre l’humanité. Pour avoir dénoncé cette boucherie, Montazeri a été écarté la du pouvoir la même année et assigné à résidence.

 Les intervenants de cette journée ont souligné la nécessité de poursuivre en justice les responsables de ce crime abominable. Il s’agit des responsables qui occupent actuellement des postes clé au sein du pouvoir iranien et qui continuent les pendaisons en Iran. Les exécutions à travers le monde sont décriées avec raison par les organisations humanitaires, mais on oublie souvent que l’Iran des mollahs avec un millier de pendus, exécute plus que le reste du monde (excepté la Chine).

Mme Farideh Karimi membre du CNRI a donné lecture du message de Mme Radjavi, adressé à cette occasion. Le message souligne que « le nombre d’exécutions en Iran l’an dernier, y compris politiques, est supérieur à celui de la plupart des années de pouvoir de Khamenei, le guide suprême actuel des mollahs. » Mme Radjavi ajoute que  « ces exécutions se heurtent de plus en plus à l’opposition et  à l’aversion générales. Le mouvement pour la justice en faveur des victimes du massacre de 1988 qui s’est développé ces derniers mois, plonge les mollahs dans de grandes difficultés. » Elle a appelé la communauté internationale « à prendre les mesures nécessaires pour traduire en justice les dirigeants du régime, en particulier le guide suprême Ali Khamenei, devant une cour internationale pour le massacre de 30.000 prisonniers politiques. »

Le maire du premier arrondissement de Paris, Jean-François Legaret qui a accueilli cette exposition dans sa mairie a ouvert cette exposition en soulignant qu’il y a « un combat à mener contre la peine de mort en Iran et ces actes barbares » comme le massacre perpétré en 1988. Il a souhaité que cette campagne de prise de conscience se poursuive jusqu’à ce que les responsables soient jugés devant une juridiction internationale. M. Legaret a insisté que même si les échanges commerciaux sont importants, on ne doit jamais négocier avec ce régime de barbares qu’est celui des mollahs. 

Le maire du 2e arrondissement de Paris, Jacques Boutault a tout particulièrement remercié les personnalités qui s’appliquent aux côtés de la Résistance iranienne et Maryam Radjavi à instaurer les droits humains en Iran. M. Boutault a également rappelé que le régime iranien est complice de la guerre à Alep et qu’il faut dénoncer son double jeu en Syrie. Il a appelé le gouvernement français à avoir autant de courage pour dénoncer les crimes de ce régime en Syrie.

Le Maire de Magny en Vexin (95) Jean-Pierre Muller a qualifié l’Iran de pays de la peine de mort, où l’on pend des femmes à des grues et l’on exécute des gens sans jugement… c’est pour cela que ce régime doit être rayé de la carte. L’Iran, a-t-il ajouté, n’est pas identifié aux mollahs, l’Iran doit être identifié aux Moudjahidines du peuple. Il faut que l’Iran devienne le pays de l’égalité et de la liberté et les Moudjahidines du peuple sont les combattants d’honneur d’un tel pays.

 Me Henri Leclerc président d’honneur de la Ligue des droits de l’Homme a déclaré : « En Iran, l’utilisation de la peine de mort est massive et on ne peut pas ne pas s’insurger. » Il a également rappelé que « les crimes impunis se renouvellent » A propos du massacre des prisonniers politiques, il a ajouté : « C’est un crime contre l’humanité, quand on sait que des milliers de personnes ont été exécutées alors qu’elles étaient en prison. Il faut dénoncer et agir. Les éléments que nous avons sont suffisants. Je souhaite que l’ONU fasse une enquête et qu’ensuite les responsables soient jugés ». Me Leclerc a conclu : « Ils sont morts pour la liberté dans le monde ; ces hommes, ces femmes et ces enfants ont droit à la justice, Si nous laissons de tels crimes impunis, c’est notre avenir qui sera tragique. »

Le parlementaire honoraire Jean-Pierre Michel, co-fondateur du syndicat de la magistrature et du Comité français pour un Iran démocratique (CFID) s’est étonné : « il y a Guernica, Auschwitz, l’ex-Yougoslavie, le Rwanda, et curieusement quand c’est en Iran, on n’en parle jamais. Ce massacre qui s’ajoute aux autres, doit être sanctionné. Il faut dire à notre gouvernement que ce n’est pas Citroën et Renault qui font la politique de la France. Notre gouvernement doit saisir avec d’autres pays une commission spéciale pour enquêter. Les preuves existent, les familles sont là, et une juridiction internationale doit faire en sorte que la justice soit rendue. »

 Pierre Bercis président des Nouveaux Droits de l’Homme évoquant la cause pour laquelle tous ces héros ont sacrifié leur vie, a souligné : « il s’agit d’un combat éternel ». Il a appelé le gouvernement français à dénoncer le régime iranien autant que la Syrie de Bachar Assad.

Le cheikh Khalil Meroun, recteur de la mosquée d’Evry, déclaré que « l’Iran d’aujourd’hui est dirigé par des criminels. Des gens qui imposent des décisions qui n’ont rien à voir avec les principes du Coran. Si ces gens représentent l’islam, alors je ne suis pas musulman » a-t-il dit. Il a demandé à ce que les responsables de ce massacre soient traduits en justice.

Lors de cette journée, Mme Sima Mirzaï qui a vu 14 membres de sa famille exécutés par le régime des mollahs a apporté un témoignage émouvant.

 L’exposition a eu un grand succès et de nombreuses personnes sont venues la visiter laissant des messages de solidarité avec le courage et la bravoure des résistants iraniens et d’indignation devant autant d’injustices.

 

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