mardi, novembre 29, 2022
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Iran : 410 actes de protestation au mois d’Ordibehecht (21 avril – 22 mai)

 CNRI – Les Iraniens ont mené plus de 410 actes de protestation le mois iranien passé (21 avril – 22 mai), pour exprimer leur profond mépris du fascisme religieux au pouvoir en Iran, de sa politique répressive et contre les conditions de vie catastrophiques des travailleurs et des enseignants, selon les informations recueillies par le réseau social de l'organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI).

Au cours de la même période, les étudiants ont mené 114 grèves, rassemblements et sit-ins, faisant des universités en Iran le principal centre des protestations. Les mouvements étudiants ont été rythmés aux cris de « mort au dictateur, mort aux fascistes », « la mort ou la liberté», «fusils, balles et milices ne servent plus à rien», en référence à la milice paramilitaire du Bassidj.

Les étudiants de Téhéran, Tabriz, Ispahan, Chiraz, Zanjan, Qazvine, Machad, Babolsar, Arak, Karaj, Sistan-Baloutchistan et Kermanchah, ont fustigé la farce électorale des mollahs, en transformant la campagne électorale en rassemblements pour dénoncer l'ensemble du régime.

Mirhossein Moussavi, l’ancien premier ministre des mollahs pendant la guerre Iran-Irak et l'un des principaux responsable de l’exportation du terrorisme et de l'exécution des prisonniers politiques, y compris le massacre de 30.000 détenus politiques durant l'été 1988, a été interrogé par des étudiants et pris à partie pour son rôle dans le massacre.

Les étudiants ont aussi pris pour cible Mahmoud Ahmadinejad, taxé dans slogans de « source de corruption et de discrimination » en Iran.

Les salariés ont mené de leur côté plus de 90 grèves dans le mois d’Ordibehecht. Lors de nombreux sit-ins et des rassemblements, des travailleurs a exigé leurs salaires impayés, qui ont été dilapidés par les mollahs.

Le 1er mai 2009, à l'occasion de la Fête du Travail, des milliers de travailleurs en Iran ont manifesté contre le pouvoir en place dans de nombreuses villes comme Téhéran, Kermanchah, Qom, Arak, Sanandaj, et Qasr-e-Chirine, en dépit du dispositif imposant des forces de la répression et un couvre-feu non déclaré.

Les Forces de Sécurité de l'Etat (FSE) ont chargé les manifestants au parc Laleh Park de Téhéran, arrêtant plus de 150 ouvriers, femmes et jeunes y compris. Voici près d'un mois, que certains d’entre eux sont toujours détenus arbitrairement.

Au cours du dernier mois iranien, les enseignants ont organisé plus d’une centaine d’actes de protestation. La grève à l’échelle nationale lancée au début du mois de mai a conduit à la fermeture des écoles dans tout le pays. Les grèves se sont déroulées alors que le régime clérical avait mobilisé ses forces de sécurité et de renseignement justement pour empêcher les protestations.

En outre, le nombre de manifestations par d'autres secteurs sociaux a atteint une centaine. Parmi les autres actes de protestation, figurent ceux des opposants emprisonnés, ainsi que les graffiti hostiles au pouvoir sur les murs des villes.

Au cours de ce mois, le régime des mollahs a intensifié le climat de terreur dans le pays. Pour réprimer les soulèvements sociaux, il pendu 47 prisonniers et prononcé 27 condamnations. Des milliers de personnes ont été arrêtés à Téhéran et dans d'autres villes sous divers prétextes.

 

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