lundi, février 6, 2023
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Le CNRI révèle de nouveaux détails sur les manifestations récentes en Iran

Le CNRI révèle de nouveaux détails sur les manifestations récentes en Iran

Par Mohammad Sadat Khansari

Lors d’une conférence de presse tenue par le bureau du Conseil national de la résistance iranienne à Washington, le 26 novembre 2019, un rapport de 60 pages sur le soulèvement récent en Iran qui a embrasé 176 villes, a été rendu publique. Une liste des noms de 154 manifestants tués ainsi que les noms des principaux commandants des pasdaran et d’autres responsables impliqués dans la répression meurtrière ont été rendues publiques. Quelque 450 manifestants ont été tués, 4 000 blessés et 10 000 arrêtés.

Mme Soona Samsami, représentante du CNRI aux Etats-Unis, a évoqué les différents aspects du soulèvement, soulignant que celui-ci marquait un tournant dans la lutte pour renverser la théocratie au pouvoir en Iran. Elle a ajouté que le régime des mollahs était confronté à une crise majeur et a recours à la répression et aux assassinats massifs. En ordonnant l’assassinat impitoyable des manifestants, Khamenei a accéléré le processus du renversement de son régime, a déclaré Mme Samsami, soulignant qu’Hassan Rohani avait également mis de côté son attitude modérée en période électorale et a appelé à la répression de la population. « Une tactique commune à Khamenei, Rohani et les autres dirigeants du régime, tous assis dans le bateau en perdition. »

Ses remarques ont été suivies d’un court vidéo sur le soulèvement dans différentes villes iraniennes.

En conclusion, Mme Samsami a rappelé les principaux points exposés par la présidente du CNRI, Maryam Radjavi, dans lesquels elle avait déclaré:

Les crimes perpétrés par le régime iranien contre notre peuple sont des crimes contre l’humanité. Les gouvernements du monde et la communauté internationale doivent exiger la cessation immédiate des meurtres et des arrestations.

Le Conseil de sécurité de l’onu doit dénoncer les auteurs de crimes contre l’humanité. Ils doivent faire face à la justice pour cette effusion de sang.

La communauté internationale doit également condamner fermement le terrorisme Internet des mollahs et aider le peuple iranien à contourner ce blocus.

Le régime des mollahs fait tout son possible et utilise tous les moyens pour dissimuler le nombre réel de martyrs. Les Nations Unies doivent immédiatement dépêcher des missions d’enquête en Iran pour enquêter sur le nombre de personnes tuées, blessées et emprisonnées.

Le directeur adjoint du bureau américain du CNRI, Alireza Jaffarzadeh, a expliqué que la rapidité avec laquelle les manifestations se sont étendues à différentes villes, avec des slogans politiques communs défiant le régime, a révélé le potentiel de la société iranienne pour un changement de régime.

« Le comportement répandu parmi les manifestants s’est radicalisé à l’extrême », a déclaré Jaffarzadeh.

«Lors du soulèvement de 2017, il n’y a eu que 50 attaques contre des centres du régime. Cette fois, il semble que des milliers de centres du régime aient été visés. »

Les mesures répressives utilisées lors de l’événement n’étaient pas non plus comparables à celles utilisées lors des soulèvements de 2009 et 2017, a-t-il déclaré.

L’intervention immédiate du guide suprême du régime, Ali Khamenei, est l’un des faits importants du soulèvement, a déclaré Jafarzadeh. Il a annoncé que le régime ne se retirerait pas de la hausse du prix de l’essence tout en ordonnant à ses forces de réprimer brutalement les manifestations.

Jaffarzadeh a souligné l’influence croissante des unités de résistance de l’ompi dans le soulèvement actuel par rapport à leur rôle en 2017, alors qu’elles étaient «à leurs balbutiements et en train de commencer leurs activités».

Un autre aspect important, selon le CNRI, est que le soulèvement actuel a éclaté au moment même où le régime recevait des coups majeurs à son ingérence en Irak et au Liban, qu’il considère comme sa «profondeur stratégique».

Jaffarzadeh a conclu que la stratégie des « unités de résistance » et des « villes rebelles », annoncée par le chef de la résistance avant le soulèvement de 2017 avait prouvé son efficacité et sa légitimité. Les manifestations ont non seulement démontré le désir du peuple iranien pour le changement, mais aussi que la politique de fermeté à l’égard de Téhéran, notamment l’imposition de sanctions, n’a pas rallié la population au régime. Les manifestations montrent que la colère du peuple est dirigée contre le régime, seul responsable de ses souffrances.

Le CNRI a exhorté une mission d’enquête à être envoyées en Iran afin d’évaluer l’ampleur des crimes et d’examiner les cas de personnes tuées, blessées et détenues.