Maryam Radjavi a adressé ses condoléances aux Françaises et aux Français pour le décès du philosophe André Glucksmann, particulièrement à son épouse et son fils, le décrivant comme un symbole admirable de la pensée et de la philosophie insurgée qui n’a jamais accepté la complaisance avec les régimes totalitaires.
Des campagnes pour sauver les boat people des guerres de l’Asie de sud-est à la dénonciation de la répression et des massacres en Tchétchénie, en Bosnie et en Syrie, partout, il s’opposait aux tyrans qu’il avait surnommés les cannibales.
Mais ce qui restera à jamais dans la mémoire du peuple iranien sera la défense ardente de cet humaniste en faveur des combattants de la liberté à Achraf.
En réalité, il mettait en garde contre la trahison des consciences et la soumission de la pensée à la complaisance avec les dictatures.
Il a dit « si nous laissons commettre le crime à Achraf en Irak, nous donnons un blanc-seing, nous donnons un appui à tous les dictateurs du monde, et en particulier au régime théocratique iranien ».
Il a dit : « J’ai une double dette à l’égard de ceux qui ont très tôt résisté à la théocratie de Khomeiny. J’ai une deuxième dette concernant le peuple iranien qui est descendu dans la rue en, 2009 ».
Il a averti : « Si nous cédons sur Achraf, nous cédons devant une contre-révolution en Chine, en Russie, en Iran. C’est ça qui est l’enjeu, pas seulement le sort. Donc il s’agit de ne pas céder. »
Il a parlé de « responsabilité morale, responsabilité philosophique en montrant que au-dessus de l’intérêt ou plus exactement du respect de l’Etat, il y a le respect de l’humain. Et quand un gouvernement se trompe, il faut le dire. » Il a ajouté : « Quand un gouvernement se découvre assez lâche, il détourne les yeux, il laisse faire, il faut le dire. »
Il a parlé de « l’enjeu de la démocratie et des droits de l’homme au-dessus des droits des Etats », ajoutant « c’est fondamental ».

