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Une manifestation contre Ahmadinejad a attiré des milliers de personnes à New York, dont Giuliani

New York 23 septembreCNRI – Simultament à la présence du président des mollahs Ahmadinejad  à l’ONU, des milliers d’Iraniens se sont rassemblés devant le siège des Nations Unies à New York le 23 septembre pour dire qu’Ahmadinejad est l’ennemi du peuple iranien. Les manifestants ont qualifié Ahmadinejad de terroriste ajoutant que sa présence à l’ONU était une insulte à la nation iranienne et qu’il devait en être expulsé. Parmi les personnalités invitées à l'événement, RUdy Giuliani, ancien maire de New York et John Bolton, ancien ambassadeur américain à l'ONU, ont pris la parole.

Mme Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, a adressé un message vidéo à la manifestation. Accepter Ahmadinejad à l’ONU, a-t-elle dit, est une décision injustifiable car elle témoigne du mépris des violations des droits de l’homme en Iran. Tout en condamnant la politique de complaisance avec les mollahs de ces 30 dernières années, elle a déclaré que la seule solution au problème iranien est un changement démocratique par le biais du peuple iranien et de sa résistance organisée.

Maryam Radjavi a appelé l’Assemblée générale, le Conseil de Sécurité et l’ensemble des Etats membres de l’ONU à condamner le régime iranien comme le pire violateur des droits de l’homme dans le monde aujourd’hui et de mettre en place un tribunal spécial pour y juger les dirigeants du régime pour leurs crimes contre l’humanité, notamment le massacre de 30.000 prisonniers politiques en 1988. Les représentants des mollahs qui occupent le siège de l’Iran à l’ONU doivent en être expulsés et ce siège remis à la Résistance qui représentent dans les circonstances actuelles le peuple iranien. Elle leur a rappeler qu’ils devaient assumer leurs responsabilités vis-à-vis de la protection des Moudjahidine d’Achraf, installer les forces américaines et une équipe d’observation de la MANUI dans le camp, et empêcher la poursuite du blocus, de la répression, des intrigues et de la guerre d’usure contre les Achrafiens.

Plusieurs personnalités américaines et internationales dont Rudy Giuliani, ancien candidat à la présidence des Etats-Unis et ancien maire de New York, et John Bolton ancien ambassadeur américain à l’ONU et ancien sous-secrétaire d’Etat, ont pris la parole.

M. Giuliani a déclaré : “Il est temps ici aux Etats-Unis de corriger le tort qui vous a été fait à vous et à votre cause avec cette notion erronée voulant que le régime tyrannique et violent de l’Iran pourrait être amadoué. Il est temps que nous changions cette inscription de l’organisation des Moudjahidine du people d’Iran (OMPI) sur la liste du terrorisme. J’étudie le terrorisme depuis plus de 35 ans. J’ai enquêté sur le terrorisme et j’ai vu de mes yeux, dans ma ville, la dévastation que le terrorisme peut créer. Ce n’est pas une organisation terroriste. C’est une organisation dédiée à l’avènement de la liberté  et de la dignité de son peuple. Il est temps pour le reste de notre Congrès de se joindre aux 83 membres, démocrates et républicains, qui ont soutenu la Résolution 1431 de la Chambre appellant au retrait de cette classification injuste, inéquitable et inexacte. Elle a été retirée par le gouvernement britannique. Elle a été levée par l’Union européenne. Elle doit être retirée par le Congrès américain et le Président Obama devrait la soutenir en tant que défenseur de la liberté.”

M. Bolton a déclaré : “Il est je pense d’une évidence totale que sous l’administration Clinton, l’OMPI a été mise sur la liste du terrorisme parce qu’on pensait que c’était un moyen d’ouvrir le dialogue entre les Etats-Unis et l’Iran. C’est une base illégitime pour prendre une décision sur n’importe quelle organisation, et nous avons vu ces dernières années que l’opinion au sein du gouvernement américain tendait vers la sortie de liste de l’OMPI. A la fin de l’administration Bush, la Secrétaire Rice a décidé de ne pas le faire pour essentiellement la même raison que l’administration Clinton avait mis le groupe sur la liste au début, afin d’ouvrir des canaux de communication avec l’Iran. Aucun bon Américain ne soutient le terrorisme, mais aucun bon Américain ne croit qu’il faut soumettre des gens à la discrimination pour ouvrir un canal de  communication avec Mahmoud Ahmadinejad.”

David Amess, parlementaire conservateur britannique, le Révérend David Lowry, directeur  du Centre pour la Paix et la réconciliation du Centre Desmond Tutu, ont, parmi d’autres orateurs, apporté leur soutien à la résistance du peuple iranien et aux droits des 3400 Achrafiens en Irak, qui ont tous le statut de « personnes protégées » par la 4e Convention de Genève.

Les manifestants ont demandé la garantie des droits et de la protection des résidents d’Achraf. Ils ont vigoureusement condamné les 20 mois de blocus illégal et inhumain du camp et la torture psychologique des résidents depuis huit mois par les agents des mollahs en Irak. Ils ont demandé à l’ONU d’intervenir de toute urgence pour mettre fin à ces crimes. Ils ont insisté sur le fait que le gouvernement américain se doit de garantir la protection d’Achraf et d’empêcher toute violence et tout déplacement forcé de ses résidents. Ils ont exigé l’installation d’une équipe permanente d’observateurs de la Mission d’Assistance des nations Unies pour l’Irak (MANUI) à l’intérieur d’Achraf.

Rappelant à la Secrétaire d’Etat américaine qu’à la suite du jugement rendu par la cour d’appel de Washington déclarant que refuser d’annuler l’inscription de l’OMPI dans la liste terroriste violait le processus légal, et remettant en question les informations du Département d’Etat à cet effet, les manifestants ont dit qu’il n’y avait plus de justification pour maintenir cette classification.

Les Iraniens ont souligné que cette inscription dès le départ ne reposait sur aucun fondement mais répondait à la demande des mollahs et de leurs lobbies. Elle représente une part importante de la politique honteuse de complaisance. Le régime a profité de cette inscription illégale pour  lancer des complots contre les sympathisants de l’OMPI en Iran et les Achrafiens.