Maryam Radjavi : L’arrêt de la Cour de justice européenne témoigne de la légitimité de la Résistance iranienne et de la victoire de la justice sur les intérêts économiques
Les restrictions dues à l’étiquette de terroriste doivent être levées et les torts causés doivent être compensés
La cour a annulé la « décision commune » et demande au Conseil des ministres de verser les quatre cinquièmes des frais des Moudjahidine
CNRI – Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, a estimé que l’arrêt de la Cour de justice européenne annulant « la décision commune du conseil des ministres de lUnion européenne » de mettre l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) sur la liste du terrorisme, témoigne de la légitimité de la Résistance au fascisme religieux au pouvoir en Iran et de la victoire de la justice sur les intérêts économiques et les marchandage politiques. Elle a adressé ses félicitations à l’OMPI, à tous les Iraniens et à tous les défenseurs de la justice et de la liberté dans le monde et remercié les parlementaires, les juristes et de tous ceux qui pendant de longues années ont déployé des efforts pour faire annuler cette étiquette injuste.
Aujourd’hui une des plus hautes instances judiciaires en Europe, a-t-elle fait remarquer, a confirmé le point de vue de la Résistance iranienne qui disait dès le départ que cette étiquette était politique dans le seul but de plaire aux mollahs. Elle a souligné quil fallait lever immédiatement toutes les restrictions dues à cette étiquette et mettre fin aux mesures injustes quelle a causées. L’Union européenne doit compenser les graves torts causés par cette désignation à lOMPI et au peuple iranien.
La cour a annulé la décision commune du Conseil des ministres contre lOMPI et a ordonné au Conseil des ministres de verser les quatre cinquièmes des frais de justice de lOMPI.
La rafle brutale du 17 juin 2003 par la police française contre les bureaux de la Résistance et les résidences des réfugiés iraniens à la suite dun marchandage honteux avec les mollahs a été opérée sous prétexte de létiquette du terrorisme. Avec le verdict rendu aujourd’hui, il faut clore immédiatement ce dossier scandaleux et compenser ses lourds dommages financiers, politiques et moraux.
Madame Radjavi a ajouté qu’après la décision de la cour européenne, il ny a plus aucun prétexte pour ne pas reconnaître les droits des Moudjahidine de la Cité dAchraf en Irak. Il faut confirmer à nouveau officiellement leur droit à lasile politique dont ils jouissent depuis vingt ans.
Rappelant que l’étiquette de terroriste contre l’OMPI était un des aspects majeurs de la complaisance avec la théocratie et le plus grand obstacle à un changement en Iran, elle a affirmé que les pays occidentaux devaient abandonner définitivement la complaisance sous toutes ses formes et adopter une politique de fermeté pour empêcher ce régime de se doter de larme nucléaire et stopper son ingérence terroriste et intégriste en Irak et dans la région.
La Présidente élue de la Résistance a ajouté que les récents appels aux négociations avec le régime des mollahs et son éventuelle participation à la résolution du problème irakien n’était qu’un nouveau mirage qui naboutira à rien. Ils contribueront seulement à renforcer la mainmise des mollahs en Irak et leur hostilité au processus de la paix dans la région, tout comme les quatre années de négociations nucléaires nont fait que les rapprocher de la bombe. Le régime iranien est la partie essentielle du problème en Irak et non la solution, il faut donc lévincer totalement dIrak. Tant que les mollahs seront au pouvoir en Iran, l’Irak et la région ne connaîtront ni la paix, ni la tranquillité.
Toute en refusant une intervention militaire étrangère en Iran, Madame Radjavi a affirmé qu’une politique ferme vis-à-vis l’Iran devait comprendre dune part un embargo général contre le régime et de l’autre un soutien au changement démocratique en Iran par les Iraniens et leur Résistance.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 12 décembre 2006

