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Observations erronées d’un responsable de la sécurité irakienne

 CNRI – Le conseiller irakien à la sécurité nationale, Movaffagh al-Roba’i, a publié le 22 mars une déclaration disant : « Le voyage de M. Maki Rafi’i, un résident du Camp [d’Achraf] qui avait échappé à la répression et au contrôle de ceux qui dirigent le camp, avait été organisé. Il a cherché refuge auprès des autorités irakiennes qui lui ont apporté réconfort et sécurité. Il sera sous leur protection jusqu'à ce que son dossier pour voyager [en Iran] soit résolu et son passeport délivré par le gouvernement iranien.»

Rafi’i qui a quitté Achraf est la même personne évoquée par Roba’i 24 heures avant son communiqué du 22 mars. Dans une interview à la télévision d'État irakienne Al-Iraqiya, Al-Roba’i avait cité Rafi’i disant : «Ils m'ont renvoyé du camp en me donnant pour instruction de me brûler [dès que] j’arriverai à la [position] de l'armée irakienne. Ensuite, elle [l’OMPI] pourra prétendre que ce sont les forces irakiennes qui l’ont fait. » Al-Roba’i dans une autre déclaration le 19 janvier évoquait la même personne en disant : «l'un des résidents d'Achraf s’est livré de lui-même aux forces de sécurité irakiennes et a déclaré qu'il était envoyé par l’OMPI pour mener une mission suicide au siège des forces irakiennes ».

On ne sait pas bien s’il était parti pour mener à bien «une mission suicide» ou pour se suicider par le feu. On ne sait pas bien non plus s’il a échappé à « la répression et au contrôle de ceux qui dirigent le camp» ou si « on l’a aidé à fuir » ou si « il s’est livré aux forces irakiennes ». Quand il s'agit de rendre service aux mollahs sanguinaires, mensonges et déclarations contradictoires sont fair-play.

Comme il a été mentionné dans le communiqué publié par le Secrétariat du CNRI le 20 janvier, lorsque la guerre a commencé en mars 2003, Rafi’i avait cherché refuge à Achraf après son arrivée d'Iran et a décidé d’en partir. Le mardi 15 janvier 2009, après avoir présenté une demande écrite et reçu une aide financière de l’OMPI, il s'est rendu aux forces irakiennes à l’entrée d’Achraf. Les forces américaines sont arrivées sur place ensuite et l'ont emmené. Deux jours plus tard, les forces américaines en Irak l’ont remis au ministère des Droits de l'Homme afin de déterminer sa décision finale. Les lettres de cette personne avec le reçu de l'aide financière de l’OMPI sont disponibles et prêts à être publiés.

Selon des informations dignes de foi de l'intérieur de l'Iran, Rafi’i est allé ensuite à l'hôtel Mansour à Bagdad qui est le foyer des membres du ministère du Renseignement et de la Sécurité (Vevak) des mollahs, et d'autres agents basés dans leur ambassade à Bagdad. Des agents du Vevak ont été envoyés d’Iran avec des membres de sa famille à Bagdad. Selon les mêmes sources, les parents de Raffi’i sont en contact avec le Vevak à Téhéran.

Dans sa dernière déclaration, Al-Roba’i a accusé l’OMPI de torturer les opposants et de d’endoctriner les résidents d’Achraf. Si M. Al-Roba’i dit vrai et afin de dénoncer ces soi-disant répression et torture, il peut ordonner aux forces irakiennes de ne pas empêcher les journalistes d’entrer à Achraf. Il peut aussi permettre à des organisations internationales des droits de l'homme, des délégations parlementaires en Europe et en Amérique du Nord ainsi qu’à des représentants de pays arabes de visiter Achraf. Ils sont allés demander des visas au gouvernement irakien pour ces visites. M. Al-Roba’i pourrait également cesser d'entraver l'entrée des Irakiens à Achraf. Ce n'est que si toutes ces choses sont faites, qu’on pourra alors décider qui a vraiment été endoctriné, les résidents d’Achraf ou M. Al-Roba’i, qui a vendu son âme et son esprit au fascisme religieux en Iran.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 23 mars 2009