Un grand nombre de candidats, y compris des députés actuels, ont été disqualifiés
CNRI – Une lutte intestine sans précédent a éclaté dans la campagne des élections au Majlis (parlement) des mollahs. Cherchant à dominer le prochain parlement, la faction affiliée du guide suprême du régime Ali Khamenei a disqualifié les candidats des factions rivales.
Dans les campagnes précédentes, le ministère de l’Intérieur approuvait tous les candidats et c’était le Conseil des Gardiens qui disqualifiait les "indésirables" dans l’étape suivante.
Cependant, avec les élections prévues le 14 mars, le ministère de l’Intérieur a dit que 31% des candidats n’étaient pas qualifiés. Dans certaines villes, plus de 50 % de candidats ont été disqualifiés pour ces élections. Pour le seul Téhéran, 394 candidats ont été éliminés. On s’attend à ce que le Conseil des Gardiens élimine davantage de candidats dans les semaines à venir.
Le régime clérical, frappé par les crises intérieures et internationales, n’a aucune autre alternative, que d’intensifier la répression interne, l’exportation du terrorisme et de l’intégrisme à l’étranger et d’accélérer ses projets nucléaires. Pour faire avancer sa politique, Khamenei a besoin de davantage de purges dans ses propres rangs pour augmenter son pouvoir et celui de sa faction, la plus brutale du fascisme religieux au pouvoir. C’est la voie suivie depuis l’arrivée à la présidence de Mahmoud Ahmadinejad et qui se poursuit à un rythme accéléré.
Mojtaba Khamenei, le fils du Guide suprême essaye désespérément de faire élire davantage de commandants du Corps des gardiens de la révolution (le CGR) à la prochaine législature.
Pour échapper un peu au blâme, le ministère de l’Intérieur a annoncé qu’un certain nombre de candidats avaient été éliminés seulement après des contrôles prudents de leur passé par le ministère du Renseignement et de la Sécurité (le VEVAK), les Forces de sécurité de l’Etat (FSE), le Bureau du Procureur Général et l’Office national des Statistiques. Dans quelques villes, le ministère de l’Intérieur a déclaré tous les candidats des factions rivales inéligibles pour diriger ou en a approuvé seulement un ou deux.
Au moins 30 membres du Majlis actuel, des ministres et vice-ministres d’Ahmadinejad, des gouverneurs de provinces, ainsi que des hauts responsables sous le mandat de Mohammad Khatami, ont été disqualifiés. Il y a aussi plusieurs religieux qui avaient été députés ou avaient rempli des fonctions au gouvernement, qui se sont entendu dire par le ministère de l’Intérieur qu’ils ne peuvent pas se présenter parce qu’on juge qu’ils ne sont pas «engagés dans l’islam ».
« Ne pas participer aux processions, aux manifestations et aux rassemblements religieux, aux prières du vendredi et ne pas soutenir le programme nucléaire [du régime] tout comme se raser la barbe et ne pas porter de vêtements corrects», ont été cités comme causes de disqualification de nombreux candidats, selon les médias officiels.
Avant l’annonce du ministère de l’Intérieur, les médias affiliés à la faction de Khamenei, y compris le porte-parole du guide suprême, le quotidien Kayhan, ont taxé les candidats des factions opposées de conspirateurs, de traîtres et d’éléments cherchant à renverser le régime. Ils ont aussi été appelés à dénoncer leurs relations avec les puissances étrangères et à se repentir à cause de leur comportement passé.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 25 janvier 2008

