c
ontrairement au rapport de la communauté du renseignement américain
Immédiatement après la publication de ce rapport, en décembre 2007, la Résistance iranienne avait déclaré qu’il n’y avait eu qu’un arrêt d’une année des travaux d’armement à cause des révélations de la résistance, et qu’ils avaient repris en 2004.
Cette évaluation erronée est soit le fruit des tactiques trompeuses du régime, soit une justification de la politique de complaisance et de concessions aux mollahs.
CNRI – Le Financial Times a écrit le 30 septembre que « les services de renseignements britanniques disent que l’Iran travaille secrètement aux plans d’une ogive nucléaire depuis la fin 2004 ou le début 2005 (…) Le Royaume Uni pense à présent que l’ayatollah Khamenei, le guide suprême de l’Iran, a donné il y a quatre ans l’ordre de reprendre le programme d’armement du pays. »
Evoquant le rapport de la Communauté du Renseignement américain (NIE) qui avançait que le régime iranien «a suspendu en 2003 sa conception d’armes et qu’il n’a sans doute pas repris ces travaux avant 2007 », le quotidien britannique ajoute que «la Grande-Bretagne a toujours exprimé des doutes sur l’évaluation des Américains à propos de l’Iran, mais ce n’est que maintenant qu’elle affirme fermement que le programme d’armement a recommencé en 2004-2005. »
Ainsi donc, il est clair à nouveau, comme n’a cessé de le répéter la Résistance iranienne, que toutes les évaluations faites sur la suspension partielle du projet atomique du régime iranien, étaient totalement fausses. Ces évaluations erronées émanent soit des tromperies des mollahs soit de la politique de complaisance, et servent à justifier la poursuite des négociations et des concessions à ce régime.
A la suite de la publication du rapport de la NIE le 5 décembre 2007, la Résistance iranienne, a dit qu’il était rempli d’inexactitudes et de fausses informations. Mohammad Mohadessine, président de la commission des Affaires étrangères du CNRI, avait déclaré dans une conférence de presse le 11 décembre 2007 à Bruxelles : « Ce qui ressemble à un retard dans le programme d’armement, n’est pas une décision du régime des mollahs, mais a été causé par les révélations de la Résistance iranienne sur le site de Lavisan-Shian en mai 2003. »
En décembre 2005, la Résistance iranienne avait déclaré dans un rapport détaillé : « A la suite de nos révélations sur le site de Shian, chargé de la coordination de la fabrication de l’arme nucléaire, le régime des mollahs a retardé au moins d’une année l’avancée de ce projet atomique. »
Le Wall Street Journal, écrivait le 11 décembre en citant M. Mohadessine : « Ce que dit le NIE en première partie concernant la suspension des recherches d’armement en 2003 est juste. Mais la seconde partie, disant que cette suspension a duré au moins jusqu’à la mi-2007, est fausse. Ils ont transféré leurs plans vers d’autres sites et ont repris les travaux en 2004. »
Le Wall Street Journal ajoutait : « Dans un rapport sur le programme atomique en décembre 2005, le CNRI fait part de la fermeture de l’installation de Lavisan, et que le programme d’armement du régime a pris un an de retard. M. Mohadessine a dit que son organisation était sûre qu’aucune autre installation n’avait été fermée. »
En mai 2003, dans une conférence de presse à Washington, la Résistance iranienne avait révélé sept centres de recherches d’armement non conventionnel dans le site de Shian-Lavisan.
Comme le régime ne pouvait en aucune manière faire passer le site de Shian-Lavisan pour des activités nucléaires civiles, il a commencé à le détruire vers la fin 2003. Il a détruit les bâtiments, les routes et les trottoirs alentours, allant même jusqu’à retirer la terre du site à la pelleteuse et à la transporter dans un lieu inconnu.
De cette manière à l’automne 2003, l’arrêt et la destruction complète du «centre de technologies nouvelles et avancées de la défense » qui fonctionnait depuis 15 ans, a porté un grand coup aux activités atomiques du régime. Il a été obligé d’opérer des changements sérieux et de dissimuler davantage ses activités. Après la destruction de ce site, une partie de ces activités et de ses moyens ont été transférés à Lavisan-2. Puis ce site a été révélé par la Résistance en avril et en novembre 2004.
De plus, la Résistance iranienne, à diverses étapes, avant et après la publication de la NIE, a mis à jour diverses branches du projet :
-En décembre 2004, la fabrication d’ogives nucléaires dans le complexe Hemmat, dans la partie connue sous le nom de Karimi, avec le code 2500.
– En février 2005, les travaux sur le détonateur avec du plutonium et du béryllium, et les responsables de ces activités.
– en mars 2005, l’allocation de 3 milliards de dollars par Khamenei pour l’achat de trois ogives nucléaires.
– En août 2005, les plans du régime pour importer clandestinement et produire de l’acier dur (Maraging) par le ministère de la Défense. Cet alliage est utilisé dans la fabrication de l’arme atomique.
– En août 2005, les efforts du régime pour acquérir du tritium et du deutérium pour renforcer la puissance de la bombe atomique.
– En février 2008, une conférence de presse à Bruxelles révèle le centre de commandement et de coordination des projets atomiques dans la fabrication de la bombe, situé à Lavisan, et le centre de fabrication d’ogives nucléaires dans le site Nouri dans le secteur de Khodjir.
– Le 24 septembre 2009 dans une conférence de presse à Paris, deux sites nucléaires dans l’est et le sud de Téhéran pour des travaux sur les explosions nucléaires.
A présent tout indique l’accélération des activités du régime pour se doter de la bombe, car il en a besoin pour se maintenir au pouvoir. Dans ces conditions, non seulement des négociations ne donneront aucun résultat, mais elles lui permettront de gagner du temps pour se rapprocher de l’arme nucléaire. Il est temps que la communauté internationale comprenne la menace urgente du danger que représente la bombe entre les mains de ce régime, en imposant des sanctions en armes, en pétrole, en technologie et en diplomatie, comme une première étape nécessaire et urgente pour l’empêcher de se doter de l’arme nucléaire
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 1er octobre 2009

