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Ispahan : véhicules blindés dans la rue pour confronter les manifestations anti-gouvernementales

CNRI – Selon des rapports en provenance d’Iran, jeudi 24 décembre, les forces de répression ont encerclé, dès l’aube, les avenues Hossein-Abad et Hakim-Nezami à Ispahan en utilisant des véhicules blindés et se trouvent actuellement en état d’alerte. Des unités spéciales, et des pasdarans et Bassidjis venus des autres villes en renfort, sont stationnés dans les rues d’Ispahan.

 

Une foule énorme est rassemblée, malgré un climat de terreur et d’intimidation, dans différents secteurs de la ville et des heurts sporadiques éclatent partout. Ces troubles ont lieu suite au soulèvement du peuple, surtout la jeunesse, d’Ispahan hier en protestation à l’interdiction, par le régime, des cérémonies commémoratives pour l’Ayatollah défunt Montazeri.

Ces manifestations commencées sur l’avenue Seyed (lieu des cérémonies prévues à la Mosquée Seyed) se sont étendues jusqu’au carrefour Kermani et aux avenues Tchahar-Bâgh, Ferdos, Madjid-Charif-Vaghefi, Hatef, Hafez, Apadana, Nayer, et aux carrefours Nazar et Bala.

A la Mosquée Seyed, les forces de répression ont attaqué violemment les participants à la cérémonie en les tabassant, et ont blessé plusieurs d’entre eux. Les agents du régime ont arrêté les photographes et les cameramen et confisqué leurs appareils pour empêcher la diffusion des informations concernant ces événements. Les communications téléphoniques et électroniques avec Ispahan étaient perturbées.

Depuis hier matin, les universités d’Ispahan ont été également théâtres des affrontements entre les étudiants et les forces de répression. Des agents en civil ont bloqué les portes de ces établissements empêchant l’entrée et la sortie des étudiants. Ceux de l’Université San’ati [« industrielle »] scandaient : « Que le dictateur entende ce dernier message ; le mouvement étudiant est prêt pour la révolution », « Montazeri le voulait : Mort au dictateur », « C’est le mois du sang versé, Yazid sera renversé », « Bassidjis sans principe ; l’assassin du peuple », « Bassidjis, agents en civil! honte à vous », « Que le dictateur meurt ; que l’âme de Montazeri se réjouit ». Lors de ces protestations, un grand nombre d’étudiants ont été arrêtés par les agents des services de renseignements des mollahs. La nuit tombée et alors que la ville n’était toujours pas calme, on pouvait entendre des cris de « Allah-o-Akbar » des habitants sur les toits.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 24 décembre 2009