mardi, décembre 6, 2022
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Mise en scène ridicule du Vevak au ministère de la Défense irakienne visant à justifier le massacre du 8 avril à Achraf

et à préparer le terrain à de nouvelles attaques

CNRI – Le 30 juin, le ministère de la Défense irakien, dirigé depuis quelques mois par Maliki en personne, a amené 4 agents des services de renseignement des mollahs, le Vevak, sous couvert d’anciens membres de l’OMPI dans une mise en scène médiatique grotesque pour justifier le crime inhumain du 8 avril contre les habitants d’Achraf, dans le but de laver les mains entachées de sang de Maliki, et préparer le terrain à de nouvelles tueries. 

Cette mise en scène s’est déroulée au lendemain des déclarations de Moslehi, le ministre du Renseignement des mollahs, disant que « les autorités irakiennes se sont engagées à prendre de bonnes mesures concernant l’OMPI et le camp d’Achraf (…) Nous insistons pour que les Irakiens se décident au plus tôt sur le camp d’Achraf et ils ont promis de procéder rapidement. Certes, ils ont déjà pris de bonnes mesures, qui sont admirables ; une coordination a eu lieu dont nous espérons bientôt voir le résultat. » (Agence Fars, affiliée aux pasdaran, 29 juin)

Mohammad al-Askari, porte-parole de Maliki au ministère de la Défense et un des organisateurs du crime du 8 avril, dirigeait ce show. « Beaucoup d’habitants d’Achraf ne veulent pas rester dans le camp, a-t-il prétendu (…) Ils sont retenus de force dans le camp par la force et sous la menace. La direction du camp fomente constamment des crises avec les soldats irakiens pour attirer l’attention de l’opinion internationale et de la population. » Dans un autre mensonge, il n’a pas hésité à lancer que : « 58 membres de l’OMPI se sont échappés, pour la plupart des dirigeants de l’OMPI. »

On ne sait pas bien si ces dirigeants imaginaires sont chargés de retenir de force les gens dans le camp et de les menacer, où de fuir eux-mêmes du camp, et on ne sait pas non plus combien il y a de dirigeants dans le camp quand 58 s’échappent. Créer de toutes pièces des dirigeants à l’OMPI n’est pas nouveau.  Au cours des 32 dernières années, à chaque fois que les mollahs se sont retrouvés englués dans une impasse, ils ont eu recours à cette arme. Ils ont ainsi créé des centaines et des  milliers de ces dirigeants qui se sont échappés et séparés de l’OMPI. 

Si en effet les habitants d’Achraf étaient retenus contre leur gré, on ne sait pas pourquoi Maliki et son ministre des Affaires étrangères se sont ainsi couverts de honte en refusant à une délégation du Congrès américain et à une autre du Parlement européen d’entrer à Achraf. Ni pourquoi cela fait deux ans et demi que les avocats des habitants, les journalistes, les militants des droits humains, des parlementaires et même des autorités gouvernementales, opposés à la répression d’Achraf, ne sont pas autorisés à y aller et pourquoi les parents d’Achrafiens sont empêcher de s’y rendre. Si la majorité des Achrafiens s’opposent à l’OMPI, pourquoi donc depuis 17 mois, les forces irakiennes facilitent leur torture psychologique par le Vevak 24h/24h au moyen de 300 haut-parleurs ?

Si Maliki et ses porte-parole disent la vérité, qu’ils autorisent juste une fois les journalistes, les parlementaires, les observateurs indépendants et les avocats à se rendre librement à Achraf et à parler avec qui ils veulent et à voir de près ce qui reste des crimes des forces irakiennes.

Cherchant à cacher le rôle du régime, Mohammad al-Askari a déclaré que personne ne faisait pression sur le gouvernement irakien pour forcer l’OMPI à quitter l’Irak et qu’il s’agissait d’une décision irakienne. Il semble avoir oublié qu’il a été révélé ce 30 juin que le président irakien revenant de Téhéran et de sa rencontre avec Khamenei, a passé le message de ce dernier  à l’ambassadeur américain en Irak : « La fermeture du camp d’Achraf, associé à l’OMPI, mouvement d’opposition, est considéré comme la première étape pour résoudre certains problèmes en Irak. »  (Quotidien Azzaman International, 30 juin).

Les quatre individus exhibés par Mohammad al-Askari n’ont jamais eu de responsabilités dans l’OMPI et n’ont jamais fait partie de la liste des autorités de cette organisation, qui a toujours annoncé les noms de ses officiels au cours des 25 dernières années. Au cours des semaines passées, le Vevak les a emmenés en Irak, où ils ont reçu une formation avant d’être renvoyés dans la capitale irakienne. Puis, à l’hôtel Mohajer de Bagdad qui est contrôlé par l’ambassade des mollahs, ils ont été briefés par des éléments du comité chargé de la répression d’Achraf lié aux services du premier ministre irakien, et Nasseri, un agent de la Force terroriste Qods de l’ambassade. Une fois prêts, ils ont été emmenés au ministère irakien de la Défense. Les allégations qu’ils ont faites sont identiques à celles avancées par le Vevak ces deux décennies ; des allégations à maintes reprises réfutées par des observateurs indépendants, des délégations parlementaires et les officiers américains qui ont été en charge de la protection d’Achraf.

Hier, dans le communiqué n°119, la Résistance iranienne révélait que : « Quatre ou cinq agents du Vevak devraient être amenés dans un show médiatique au ministère irakien de la Défense par Mohammad al-Askari pour faire porter à l’OMPI la responsabilité de l’attaque du 8 avril contre Achraf. »

Le 19 avril également, après la révélation dans plusieurs capitales du monde de documents top secrets sur l’attaque d’Achraf, Muhammad al-Askari, avaient emmené trois agents du Vevak, sous couverts d’anciens membres de l’OMPI, à la télévision d’Etat irakienne pour laver les mains tachées de sang de Maliki et de ses complices.

Le 9 avril, Mohammad al-Askari, avec le commandant de l’armée irakienne Ali Ghaidan, avaient amenés des journalistes dans la partie occupée d’Achraf. Ils n’avaient cependant pas autorisé les journalistes à parler ne serait-ce qu’à un seul Achrafien. Ils avaient dit aux journalistes que dans l’attaque de la veille, seuls 3 habitants avaient été tués, heurtés par des véhicules

La Résistance iranienne considère cette mise en scène méprisable comme une tentative pour préparer le terrain à un nouveau massacre à Achraf. Elle appelle les Etats-Unis et l’ONU à assumer leur responsabilité concernant la protection d’Achraf et d’assurer sa protection en y installant une équipe permanente d’observateurs.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 30 juin 2011
 

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