mardi, février 7, 2023
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Maryam Radjavi : la nomination par le Conseil de sécurité de l’ONU d’un représentant est indispensable pour une enquête complète, indépendante, transparente et impartiale sur le massacre d’Achraf

• Le gouvernement irakien n’est pas compétent pour mener une enquête. Le résultat d’une enquête menée par des criminels sur les crimes qu’ils ont commis, est clair à l’avance
• la Résistance iranienne à obtenu les ordres de Maliki et des commandants irakiens, ainsi que des documents ultraconfidentiels de l’attaque contre Achraf, de l’intérieur du régime iranien, et les transmettra au représentant du Conseil de sécurité des Nations unies

La communauté internationale exige une enquête complète, indépendante, transparente et impartiale sur le bain de sang commis Achraf le 8 avril 2011.

1- Le 8 avril Amnesty International a demandé d’urgence  une enquête indépendante et a rappelé : « en juillet 2009, le gouvernement irakien a déclaré avoir ouvert une enquête sur les 11 exilés iraniens tués au cours d’une attaque des forces de sécurité irakiennes contre le camp d’Achraf. Les résultats de cette enquête n’ont pas encore été rendus publics et on ne connait aucun membre des forces  de sécurité irakiennes ayant été tenus responsables de la tuerie. »

2- Mark Toner, porte parole du département d’État américain a déclaré le 12 avril : « nous voulons juste voir mener une enquête complète sur ce qui s’est passé là-bas. »

3- Dans une lettre à Hillary Clinton, la Secrétaire d’État américaine, le 13 avril 2011, le sénateur John Boozman a écrit: « Cette attaque violente est une claire violation de la promesse faite par l’Irak aux forces américaines avant de prendre le contrôle du camp d’Achraf ; elle est aussi une violation des protections internationales (…) Je vous appelle respectueusement à condamner ces attaques et à rendre clair au gouvernement irakien que le massacre d’innocents ne sera pas toléré par les États-Unis. »

4- Catherine Ashton, Haute représentante de l’Union européenne et Vice-présidente de la Commission européenne, a écrit dans une lettre adressée le 13 avril à Alejo Vidal-Quadras, Vice-président du Parlement européen : « J’ai à présent réitéré publiquement l’appel de l’UE sur la situation irakienne à s’abstenir de violence et à s’assurer que les droits de l’homme sont respectés. Je me suis assurée que c’était fait dans une déclaration au nom de l’UE, sur laquelle tous les Etats-membres de l’UE se sont accordés. J’ai également appelé le gouvernement irakien à laisser passer des observateurs indépendants internationaux pour qu’ils puissent fournir une évaluation complète de la situation. »

5- le sénateur John Kerry, président de la commission des Affaires étrangères du Sénat américain, a déclaré dans un communiqué le 14 avril 2011 : « La confirmation par les Nations unies de l’ampleur de la tragédie de la semaine dernière au camp d’Achraf est profondément troublante et l’action de l’armée irakienne est simplement inacceptable. Il est impératif de la corriger. Premièrement, les Irakiens doivent arrêter de faire couler le sang et s’abstenir de toute autre action militaire contre le camp d’Achraf. Deuxièmement, le gouvernement irakien a annoncé une enquête complète sur le massacre et elle doit être minutieuse et sérieuse. L’enquête doit tenir pour responsable les parties imputées et s’assurer qu’il n’y aura pas de suite donnée à ces événements horribles. Troisièmement la situation actuelle dans le camp est intenable. »

6- Le 14 avril 2011, Daniel Benjamin, coordinateur pour le contre-terrorisme au département d’État américain, a parlé d’ « effusion de sang » à Achraf lors de l’audition de la sous-commission sur le terrorisme, la prolifération et le commerce à la Chambre des Représentants, disant : « Bien entendu nous déplorons tous les effusions de sang et il n’existe rien que les États-Unis aient fait de quelque manière pour excuser, ou à mon avis, lui ouvrir la voie. » Il a ajouté : « Le gouvernement à Bagdad s’est engagé à mener une enquête complète et équitable et ne poussons à le faire. »

7- Dans une lettre datée du 15 avril 2011 au Premier ministre irakien, Nouri Al Maliki, le sénateur Carl Levin, président de la commission des Services armés du Sénat américain, a écrit : « Le ministre irakien de la Défense a donné son accord pour enquêter sur l’incident au camp d’Achraf. Alors que l’enquête est menée, j’ai exhorté avec respect le gouvernement irakien à s’abstenir de l’usage de la force contre les résidents du camp d’Achraf. Je demande également que la mission d’assistance des Nations unies pour l’Irak soit immédiatement autorisée un accès permanent au camp d’Achraf. »

Le même jour, le sénateur Levin a écrit une lettre à la secrétaire d’État Clinton, disant : « Je rends hommage aux efforts du département d’État pour exhorter le gouvernement irakien à mener une enquête sur l’incident, faire preuve de retenue et éviter la violence dans son traitement des résidents d’Achraf. »

Le sénateur Levin a également écrit au général Lloyd Austin, commandant général des forces américaines en Irak, disant : « Dans votre conversation avec des membres des forces de sécurité irakiennes, je vous encourage à leur rappeler leurs obligations conformément à un accord écrit passé avec les États-Unis pour assurer la sécurité et le bien-être des résidents du camp d’Achraf. J’apprécierais des réponses aux questions suivantes : avez-vous le sentiment que le gouvernement irakien est engagé à respecter ses obligations de fournir une protection aux résidents du camp d’Achraf ?  Quel rôle voyez-vous jouer aux forces des États-Unis en Irak dans une stratégie à long terme pour régler la situation du camp d’Achraf qui serait acceptable pour toutes les parties ? »

8- Navi Pillay, la Haut commissaire des Nations unies pour les droits de l’homme, a rappelé le 15 avril 2011 : « Il doit y avoir une enquête complète, indépendante et transparente et toute personne responsable d’une utilisation excessive de la force doit être poursuivie. » Elle a ajouté : « Tous les détails de ce qui s’est exactement passé dans la matinée du 8 avril sont seulement en train de commencer à émerger. » Mme Pillay a rappelé que « les militaires irakiens connaissaient bien les risques liés au lancement d’une opération dans un lieu tel qu’Achraf. Une opération similaire des forces de sécurité irakiennes en 2009 avait fait 11 morts et des dizaines de blessés à Achraf. Il n’y a pas d’excuses possibles pour ce nombre de victimes. »

9-  Le 15 avril 2011, 19 membres de la Chambre des Représentants des États-Unis, notamment des membres éminents des commissions des Affaires étrangères, des Services armés et de la Justice, ont adressé une lettre aux Secrétaires d’Etat et de la Défense, soulignant : « le dimanche 10 avril, des militaires américains et du personnel de l’ambassade des États-Unis ont été autorisés à entrer au camp d’Achraf pour la première fois après l’attaque et sont restés dans le camp jusqu’au matin du lundi 11 avril pour terminer leur enquête et soigner un certain nombre de blessés. Toutefois, le Congrès n’a pas été tenu informé de ce qu’ils avaient trouvé, même si un porte-parole de l’armée américaine a dit qu’un rapport serait donné au gouvernement irakien. Nous voudrions savoir au plus tôt ce qu’ils ont vu quand ils sont entrés dans le camp et si votre organe à l’intention de rendre publique cette information. De graves violations des droits de l’homme prospèrent dans l’ombre. Nous voulons simplement que vous fassiez un peu la lumière sur cette attaque effroyable. »

10- M. Struan Stevenson, président de la délégation du Parlement européen pour les relations avec l’Irak, a souligné le 15 avril 2011 : « L’odieux ministre des affaires étrangères de l’Iran voisin a même félicité le premier ministre Al-Maliki pour avoir bien fait son travail, révélant clairement qui était la véritable force motrice derrière le massacre. »

11- Le 15 avril 2011, plus de 70 eurodéputés, notamment un nombre des plus hauts dirigeants, dont six vice-présidents et le président de la commission des Affaires étrangères du Parlement européen, ont publié une déclaration urgente sur la crise humanitaire au camp d’Achraf, dans laquelle ils disent : « Comme on pouvait s’y attendre, le régime iranien a loué avec jubilation le régime irakien pour le massacre au camp d’Achraf. À présent quelque 1500 forces équipées de 50 véhicules blindés restent à l’intérieur du périmètre du camp d’Achraf et il existe une possibilité d’une autre attaque. »

Ils ont souligné : « L’attaque d’unités blindées contre un camp de réfugiés où vivent des « personnes protégées » en vertu de la quatrième convention de Genève est un « crime contre la communauté internationale ». Viser avec un fusil la tête et le cœur des résidents d’Achraf et leur tirer dessus est un « crime de guerre ». Foncer sur des gens à pied dans le but de les écraser sous des véhicules est un « crime contre l’humanité ». Bombarder des zones résidentielles est un « crime de guerre ». Empêcher des blessés d’atteindre un hôpital est un « crime contre l’humanité ». »

Les eurodéputés ont demandé : « l’ouverture des portes d’Achraf aux Nations unies, aux avocats, aux parlementaires et aux journalistes et la désignation d’une délégation internationale pour rechercher la vérité et enquêter sur l’attaque menée par l’armée irakienne contre Achraf, par le Conseil de sécurité des Nations unies. »

12- Evoquant « l’initiative du gouvernement [irakien] de mettre sur pied une commission d’enquête», la Mission d’assistance des Nations unies pour l’Irak (MANUI) a déclaré le 16 avril 2011 : « La commission doit être indépendante et commencer ses travaux sans délai. La MANUI se tient prête à fournir la documentation résultant de la mission à Achraf. » La MANUI a rappelé le communiqué de Mme Pillay dans lequel elle dit : « Il doit y avoir une enquête complète, indépendante et transparente et toute personne responsable d’une utilisation excessive de la force doit être poursuivie. »

13- Selon le site officiel du Parlement irakien, M. Oussama Nojeifi, Président du Conseil des représentants de l’Irak (parlement), a annoncé le 17 avril 2011 : « le Parlement discutera de la question du camp dans les jours à venir. Le parlement à l’attention de former une commission d’enquête impartiale à ce sujet. »

14- Mme Maryam Radjavi, présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne, se réjouit de l’insistance de la communauté internationale sur la nécessité de mener une enquête complète, indépendante et transparente sur le bain de sang à Achraf, à un moment où les forces assaillantes et leurs unités blindées sont toujours dans le camp et continuent leurs actions répressives. Il est évident, a-t-elle ajouté, que le gouvernement irakien est lui-même responsable de ce massacre odieux et en tant que tel n’est en aucune façon qualifié pour mener une enquête. Les résultats d’une telle enquête sont clairs à l’avance. Le gouvernement irakien a refusé toute coopération avec la cour nationale espagnole concernant le massacre commis par ses forces les 28 et 29 juillet 2009 Achraf et a ignoré les jugements de ce tribunal. Une enquête complète, transparente, indépendante et impartiale nn’est possible que si le gouvernement Maliki et le régime iranien sont empêchés de l’influencer et de l’entacher.

Jusqu’à présent, 34 résidents, y compris huit femmes, ont été tués, dont un certain nombre ont été écrasés par des véhicules blindés. On compte 346 résidents blessés, dont 225 par balles, ou qui souffrent de blessures dues à des éclats et des explosions. Par conséquent, la nomination d’un représentant du Conseil de sécurité des Nations unies est indispensable pour mener une enquête complète, impartiale, transparente et indépendante sur cette tragédie, de manière à ce qu’il puisse se rendre à Achraf pour entendre les Achrafiens et tous les témoins sans aucune restriction et inspecter la scène du crime. Le Comité international pour l’application de la justice, qui fédère plus de 4000 parlementaires dans 35 pays, le Comité international en défense d’Achraf, qui est composé de 8500 avocats et juristes en Europe et aux États-Unis qui représentent les résidents d’Achraf, le Comité arabe en défense Achraf, les avocats irakiens des résidents d’Achraf, les familles et les représentants officiels des résidents d’Achraf hors d’Irak apporteront une totale coopération au représentant du Conseil de sécurité.

Mme Radjavi a ajouté : nous avons obtenu les ordres donnés par Maliki et les commandants irakiens, ainsi que des documents ultra confidentiels concernant l’attaque d’Achraf, de l’intérieur du régime iranien. Ces preuves seront fournies au représentant du Conseil de sécurité pour l’enquête sur le bain de sang à Achraf.

Mme Radjavi a appelé tous les partis politiques indépendants irakiens, les associations, personnalités et dirigeants religieux de ce pays, spécialement le président du Parlement et le président de la commission des Droits de l’homme, à ne pas tolérer de telles atrocités, à soutenir les appels à la nomination d’un représentant du Conseil de sécurité de l’ONU pour mener une enquête indépendante, et à offrir une pleine et entière coopération à cet égard, afin que la lumière soit faite sur ces faits. Couvrir un crime ne mène qu’à répéter de nouvelles atrocités.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 17 avril 2011