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Maryam Radjavi aux députés français : la démocratie en Iran est la clé de sortie de crise dans la région

Maryam Radjavi : changement de régime et l’instauration de la démocratie en Iran, clés de sortie de crise dans la région et de victoire sur l’extrémisme

Lors d’une conférence tenue à l’Assemblée nationale le mardi 27 octobre, Mme Maryam Radjavi, la Présidente-élue de la Résistance iranienne, a souligné que la violation systématique et barbare des droits humains en Iran était le revers de la médaille de l’exportation du terrorisme et de l’intégrisme par le régime iranien qui a poussé la région vers l’abime de la guerre. Le Moyen-Orient a besoin de paix et de stabilité et ce n’est possible qu’avec un changement de régime en Iran dont la clé se trouve dans les mains du peuple iranien et de sa résistance.

Elle a ajouté que fréquenter le fascisme religieux au pouvoir en Iran et son président va, d’un côté, à l’encontre du changement en Iran, de la démocratie et des droits de l’homme et de l’autre, est au détriment de la paix et stabilité dans la région et alimente l’extrémisme. Investir économiquement dans ce régime aux abois, c’est investir dans un mirage.

Lors de cette conférence, tenue à l’invitation du Comité parlementaire pour un Iran démocratique (CPID) et présidée par Dominique Lefebvre, député du Val d’Oise, plusieurs parlementaires, notamment Bruno Leroux, président du groupe SRC de l’Assemblée, Michel Terrot, vice-président du CPID, Jean Lassalle, Stéphane Saint-André, Martine Carillon-Couvreur, Pierre Aylagas, Jean-Patrick Gille, ainsi que Jean-Pierre Michel, parlementaire honoraire…sont intervenus.

Parmi d’autres intervenants figuraient Nazir Hakim, originaire d’Alep en Syrie, haut responsable de la Coalition nationale syrienne (CNS) et son ancien représentant en Turquie, le Dr. Alejo Vidal Quadras, l’ancien vice-président du Parlement Européen (1999-2014), et président de l’ONG « Comité international pour l’application de la justice », ainsi que Tahar Boumedra, ancien directeur du Bureau des droits humains des Nations Unies pour l’Irak (2009-2012) en Irak et ancien responsable du dossier du camp Achraf auprès de l’ONU…

Le CPID a annoncé que dans un appel, 70 députés français appartenant aux différents partis politiques, ont appelé le gouvernement français à subordonner l’évolution des relations diplomatiques et commercialesde la France avec l’Iran à l’amélioration de la situation des droits humains dans ce pays, avec un moratoire sur les exécutions, la libération des prisonniers politiques et le respect des libertés démocratiques.
Ces élus estiment qu’un Iran libre et démocratique est une condition essentielle de la stabilisation de la région et qu’il est pour cela nécessaire de soutenir la résistance iranienne dont le programme en dix points présenté par Mme Maryam Radjavi, prône un Iran démocratique et non nucléaire fondé sur la séparation de l’Etat et de la religion et l’égalité des femmes et des hommes.

Evoquant le récent aveu de Hachémi-Rafsandjani qui a affirmé que le régime avait dès le départ lancé le projet nucléaire dans le but de fabriquer une bombe atomique et que lui et Khamenei avaient personnellement suivi ce dossier, Mme Radjavi a déclaré : ainsi ce régime a été contraint d’accepter l’accord sur le nucléaire, et pour compenser ce recul, a recours à davantage de politiques belliqueuses. La multiplication vertigineuse d’exécutions, l’intensification de la guerre en Syrie et la poursuite du blocus et de la répression de réfugiés iraniens au camp Liberty sont des exemples clairs d’une telle politique.

La Présidente-élue de la Résistance iranienne a ajouté : malgré tout cela, aujourd’hui dans beaucoup de pays occidentaux, certains considèrent la politique belliqueuse de ce régime comme un signe de sa puissance, imaginant que cette dictature, facteur majeur d’instabilité et de la crise dans la région, peut être associée à une solution à la crise.

Ces milieux ferment les yeux sur les faiblesses fondamentales de ce régime et les éléments de changement en Iran. Sans le soutien sans faille des mollahs à Nouri Maliki et à Bachar Assad, Daech ne pouvait jamais se développer, près de 300000 personnes ne seraient pas mortes en Syrie et l’on n’assistait pas aujourd’hui au flux des migrants vers l’Europe.

Maryam Radjavi a précisé qu’il fallait mettre fin à la politique qui consiste à fermer les yeux sur les ingérences du régime dans la région. La solution à la crise syrienne consiste à chasser les pasdarans de la Syrie et apporter un soutien concret à l’opposition modérée pour atteindre l’objectif d’une Syrie sans Bachar Assad.
Elle a également appelé la communauté internationale, notamment l’Union européenne et les Etats-Unis, à respecter leurs engagements de protéger le camp Liberty et faire le nécessaire pour mettre fin à son blocus.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
27 octobre 2015

 

 

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