CNRI – Le lundi 4 mai, les enseignants en Iran ont protesté contre leurs conditions de vie intolérables et l'incapacité du régime iranien à appliquer la loi de gestion de la fonction publique proposant une augmentation de salaire pour les enseignants. La loi, qui était censée entrer en vigueur il y a cinq mois, propose un minimum de 30 % de hausse de salaire des enseignants.
Les protestations de lundi font suite à la grève de cinq jours des enseignants la semaine dernière dans les villes de Téhéran, Chiraz et Marivan.
Les enseignants se sont réunis à la mi-journée devant le ministère de l’Education des mollahs dans la capitale. Ils ont été encerclés par les forces répressives qui ont chargé.
Des affrontements ont éclaté aux cris de « Mort au dictateur », « Les enseignants préfèrent la mort à l’humiliation », et «Les enseignants debout contre l'oppression et la discrimination ».
Sur la base d’informations venant d'Iran, les agents du renseignement ont arrêté plusieurs enseignants avant de les emmener vers des lieux inconnus.
La présidente élue de la Résistance iranienne, Mme Maryam Radjavi, a salué les enseignants épris de liberté qui se sont levés malgré l’intensité de la répression, pour exprimer leur colère et leur frustration en scandant « Mort au dictateur » et « les faux défenseurs de la justice : Honte à vous, honte à vous ».
Mme Radjavi a appelé les différents secteurs de la société iranienne, en particulier les étudiants, à se lever en soutien et en solidarité avec les enseignants.
Elle a également appelé les défenseurs des droits humains, les syndicats enseignants et les syndicats professionnels à travers le monde, à soutenir les revendications légitimes des enseignants iraniens. Elle a exhorté les autorités internationales compétentes et les organisations des droits humains, en particulier le Haut Commissariat aux droits de l'homme de l’ONU, à adopter d'urgence des mesures contraignantes pour faire libérer les personnes arrêtées.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 5 mai 2009

