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Malgré un dispositif serré de sécurité, les étudiants ont manifesté aux cris de « l’Iran est devenu une maison d’arrêt et Evine un centre universitaire »

Protestations pour la Journée des Etudiants – N°6 (voir clip des manifestations)

CNRI – Dès la matinée du 7 décembre, c’est l’université de Téhéran qui était à la pointe des protestations étudiantes.  A midi, les étudiants et les Téhéranais qui s’étaient rassemblés devant l’établissement en signe de soutien, scandaient : « honte, honte à ce gouvernement de crapules », « Mort au dictateur », « Avec l’aide de Dieu, la victoire est proche, à bas ce gouvernement trompeur », « l’Iran est devenu une maison d’arrêt et Evine un centre universitaire ».

Une unité spéciale des forces de sécurité a encerclé la foule et procédé à des arrestations. A la faculté des Arts, les agents ont arrêtés trois étudiantes accusées d’être mal voilées.

L’université libre Abaspour et celle de Ghiam-Dacht (section Est de l’université libre de Téhéran), situées au carrefour Afsarieh, ont aussi été le théâtre de rassemblements de protestation aux cris  de « Libérez les prisonniers politiques » et « Mort au dictateur ». A Ghiam-Dacht, les miliciens du Bassidj ont attaqué les étudiants mais se sont heurtés à une vive résistance.

Cette révolte étudiante s’est déroulée alors que le régime avait déployé depuis 15 jours un dispositif de sécurité pour réprimer toute velléité de protestation. Parmi ces mesures, on peut noter :
• Des réunions confidentielles du gouverneur et de son conseiller de sécurité la capitale avec le président de l’université de Téhéran sur la manière d’empêcher toute forme de protestation.
• Réunion du bureau de la présidence de l’université avec la milice du Bassidj et les formations étudiantes rattachées au pouvoir.
• Des menaces lancées aux universitaires par les services de renseignements pour les empêcher de prendre part à la moindre protestation.
• Contrôle des rapports sur la situation dans les universités et les cités universitaires par Farhad Rahbar qui a chargé les agents de l’association islamique de prendre position contre les étudiants militants pour neutraliser leurs appels à la mobilisation.
• Une manœuvre des forces répressives.
• Une réduction notoire du nombre de bus sur les trajets, notamment au centre ville, et  une baisse de la circulation et des arrêts des trains.
• Interdiction d’entrée des autobus et des minibus arrivant de province.
• Fermeture des écoles de Téhéran sous prétexte de pollution de l’air. Fermeture forcée des commerces du centre de la capitale.
• Arrestation de plusieurs militants étudiants et un contrôle minutieux des entrées et sorties des universités dès la veille du 7 décembre, et le jour-même.
• Fermeture de plusieurs facultés ou blocage des entrées le 7 décembre.
• Sur-déploiement des forces anti-émeute autour des centres universitaires et des points du centre de la capitale, multiplication des patrouilles à pied ou motorisées, mise en alerte des forces de réserves dans les centre répressifs en prévision d’affrontements éventuels.

Des mesures qui ont lamentablement échoué puisque les étudiants plus décidés que jamais et forts d’une unité d’action ont réussi à affronter ce régime aux abois et à remporter une nouvelle victoire du mouvement pour la liberté du peuple iranien.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le  8 décembre 2010