CNRI- Un grand nombre d’Iraniens résidant en France ont organisé un rassemblement devant le Parlement européen à Strasbourg aujourd’hui, jeudi 10 juillet, pour appeler au respect de l’état de droit avec le retrait immédiat de l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) de la liste terroriste de l’UE.
Les protestataires ont rappelé qu’à la suite de la décision du Royaume-Uni de radier l’OMPI de sa liste des organisations proscrites le 23 juin, conformément au jugement rendu par les tribunaux britanniques et un décret du Parlement, le maintien de l’OMPI dans la liste noire de l’UE est absolument illégal. Le gouvernement britannique était la seule autorité à vouloir inscrire l’OMPI dans la liste noire de l’UE.
Selon des informations dignes de foi, ces dernières semaines, le régime des mollahs a eu recours à des mesures d’intimidation et de tromperie afin de forcer le gouvernement français à commettre un acte illégal pour soutenir le maintien de l’OMPI dans la liste du terrorisme. Le régime religieux poursuit cet objectif avec force, en particulier via ses liens avec des services de renseignement français.
Alejo Vidal-Quadras, Vice-président du Parlement européen, et plusieurs eurodéputés de divers groupes politiques sont venus prendre la parole à ce rassemblement, notamment : Paulo Casaca, coprésident de l’intergroupe europarlementaire des Amis d’un Iran Libre, Tunne Kelam d’Estonie, Romana Jordan de Slovénie, Mogens Camre du Danemark, Søren Søndergaard du Danemark, Jacky Hénin de France, Eugenijus Gentvilas de Lituanie et Lord King de Grande-Bretagne. Ils ont condamné les pressions du régime de Téhéran sur la France et appelé le gouvernement français à faire preuve de fermeté contre le régime et à en rejeter les demandes illégales.
Les Iraniens portaient leur drapeau national et des portraits de Massoud et Maryam Radjavi, les dirigeants de la Résistance iranienne, qui scandaient : « UE, UE, Ecoutez, retirez l’OMPI de la liste ».
Les manifestants brandissaient de grandes bannières qui appelaient au retrait de l’OMPI de la liste de l’UE à la suite de sa réhabilitation en Grande-Bretagne. Une bannière appelait la France, actuelle présidente de l’Union, à défendre la justice et à radier immédiatement l’OMPI de cette liste noire.
Lors d’un immense meeting à Villepinte, dans le nord de Paris, le 28 juin, plus de 70.000 Iraniens de toute l’Europe et près d’un millier de parlementaires et de dignitaires de 32 pays ont appelé au retrait immédiat de l’OMPI de la liste noire de l’UE. Plus de 600 parlementaires de toute l’Europe ont écrit au président Sarkozy, en sa qualité de président actuel de l’UE, pour faire part de leur demande de voir l’OMPI retirée de la liste.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 10 juillet 2008

