mardi, novembre 29, 2022
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Les habitants d’Achraf ont renoncé à leurs droits indéniables mais l’Irak continue de saper toutes les issues pacifiques

CNRI – « C’est du ressort des autorités irakiennes de trouver une issue pacifique, et aux habitants du camp de prendre leurs responsabilités », a affirmé le 20 décembre, M. Martin Nesirky, porte-parole des Nations Unies.

À ce propos, M. Mohammad Mohadessine, président de la commission des Affaires étrangères du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) et représentant des habitants d’Achraf, a précisé : Pour ce qui est des habitants et des dirigeants du camp, ils ont non seulement pleinement assumé leurs responsabilités, mais ont aussi renoncé à leurs droits indéniables, en faisant preuve d’une souplesse hors norme.

Le gouvernement irakien, a rappelé M. Mohadessine, a déjà tué 47 habitants, en a blessé plus d’un millier et a achevé 12 d’entre eux avec des privations médicales. Ce gouvernement mine toutes les issues pacifiques. Sur ordre de Téhéran, ce gouvernement ne cherche qu’à éliminer les habitants d’Achraf ou les contraindre à se plier aux exigences du régime iranien, a-t-il ajouté en déplorant que dans ces circonstances, le porte-parole du Secrétaire général des Nations Unies mette dans le même panier le bourreau et la victime.

Renonçant à leur droit indéniable de résider dans les lieux où ils vivent depuis 25 ans, les habitants d’Achraf ont accepté au mois de mai de partir pour des pays tiers. Sur les conseils du HCR, ils ont déposé des demandes d’asile individuelles et se sont déclarés prêts à des entretiens avec le HCR. C’est le gouvernement irakien qui a bloqué le travail du HCR à Achraf, dans un net défi lancé contre toutes les règles internationales.

Malgré toutes les restrictions imposées, Mme Radjavi, Présidente élue de la Résistance iranienne, a déclaré le 20 décembre que les habitants d’Achraf donnent leur accord de principe à un déplacement vers le camp Liberty. Elle a appelé le Président Obama et le Secrétaire général, M. Ban Ki-moon à intervenir pour garantir un minimum de sécurité et de bien-être aux habitants, afin d’empêcher de nouvelles violences et effusions de sang avant leur transfert dans des pays tiers, pour que cette procédure soit soutenue par les États-Unis, les Nations Unies et l’UE et qu’elle soit admise par le gouvernement irakien.

Cela fait plus d’une semaine que les habitants d’Achraf ont informé les autorités onusiennes et les officiels américains de ce minimum de garanties, demandant à ce qu’elles soient inscrites dans un document officiel remis aux habitants ou à leurs représentants, pour faciliter une issue pacifique. Il semblerait que Washington ait donné son accord sur bon nombre de ces garanties, notamment une surveillance américaine de la situation à Liberty, mais à Bagdad, sous la pression d’al-Maliki, l’ambassade américaine refuse.

Ce minimum de garanties trace la ligne rouge qui sépare un déplacement forcé d’une issue pacifique. Il s’agit notamment d’une surveillance permanente et indépendante par les États-Unis et les Nations Unies de la situation à Liberty, en tant que camp de réfugiés sur lequel flotte le drapeau onusien, de la garantie du transfert sain et sauf de tous les habitants (sans exception) d’Achraf à Liberty puis vers des pays tiers, que les forces irakiennes ne soient pas présentes à l’intérieur du camp, en particulier en raison de la sécurité et de la sérénité de près d’un millier de femmes musulmanes qui s’y trouvent, de la non-ingérence dans la vie quotidienne des habitants, et du transfert de tous les biens meubles des habitants à Liberty et la vente de tous leurs biens immeubles et le versement de ces sommes aux habitants.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
20 décembre 2011

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