mercredi, février 1, 2023
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Les autorités irakiennes ont interviewé 2600 résidents d’Achraf, 99.8% decident de rester

 Après des entretiens privés des autorités irakiennes avec 2600 résidents d’Achraf, 99,8 % ont déclaré qu’Achraf était leur seul choix.

– Seules six personnes ont décidé de quitter Achraf

Les mollahs réagissent à la ténacité des membres de l’OMPI par une mise en scène ridicule à la télévision avec quatre transfuges

CNRI – Dans l’après-midi du 15 avril, l’agence de presse des mollahs IRNA a indiqué que « quatre membres du groupuscule des Monafeghine (terme péjoratif utilisé par le régime pour désigner l’organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran – OMPI) ont regretté d’avoir rejoint le groupuscule et ont annoncé leur défection mercredi». L'agence de presse a prétendu que « les quatre individus qui sont sortis du camp d’Achraf, le siège principal des Monafeghines en Irak, avec l'aide du gouvernement irakien, ont pris la parole aujourd'hui dans l’immeuble du Conseiller irakien à la sécurité nationale, pour raconter leurs souvenirs et ont reconnu devant les médias nationaux et étrangers en Irak de mauvais traitements organisés par le groupuscule des Monafeghines. Ils ont fait des révélations choquantes sur la situation à l'intérieur du camp. »

Cela marque un échec cuisant du régime des mollahs et des forces qui lui sont inféodées en Irak après les efforts intenses déployés ces derniers mois. Ils espéraient une vague de défections et de repentir à la suite des pressions et des mesures de répression contre Achraf, en particulier après le transfert de sa protection aux forces irakiennes. Cela a couvert de honte et d’embarras le fascisme religieux au pouvoir en Iran.

Le conseiller irakien à la sécurité nationale, qui a permis la rencontre avec la presse dans son bureau hier, prétend depuis février que si les résidents d’Achraf étaient libres de choisir, la majorité absolue quitterait l’OMPI et retournerait en Iran.

Dans la ligne de cette allégation, le ministère irakien des droits de l'homme mène depuis mars des entretiens privés avec chacune des personnes à Achraf pour leur offrir le choix entre deux options : partir en Iran ou dans un pays tiers.

Selon nos informations, jusqu'à la fin des horaires de travail mercredi 15 avril, les autorités irakiennes ont interrogé 2600 résidents d’Achraf. On leur a dit que s’ils décidaient de quitter Achraf, on leur fournirait toutes les facilités nécessaires pour retourner en Iran ou aller dans un pays tiers. Toutefois, les membres de l’OMPI ont déclaré qu'ils n’iraient nulle part et que leur seul choix était de rester à Achraf. Six personnes uniquement – soit 0,2 % – ont décidé de quitter Achraf et elles ont été emmenées par les forces irakiennes à Bagdad.
 
La résistance historique de l’OMPI à Achraf contre des complots des mollahs et le soutien sans réserve des Iraniens à l'intérieur du pays ainsi que la campagne internationale en défense d’Achraf, a désemparé le régime en le mettant dans une situation très difficile. Dans ces circonstances, la dictature a fait passer à la hâte trois des six transfuges dans une émission télévisée ridicule pour contrer l’ampleur du soutien. Le régime tente de cette manière de justifier les mesures répressives contre Achraf et prépare le terrain à de nouvelles pressions.

Le 30 mars, le conseiller irakien à la sécurité nationale, Mowaffagh al-Roba’i, déclarait à la télévision Al-Hourra : « Les entretiens avec ces personnes (les résidents d’Achraf) sont en cours de déroulement. Nous pensons, je veux dire que les informations indiquent que la majorité d'entre eux souhaitent retourner en Iran. » Deux jours plus tard le 1 er avril, il disait sur la chaine Al Forat : « Nous allons, en fait, séparer ces personnes de leurs dirigeants. La majorité absolue souhaite retourner volontairement en Iran. » En février dernier à Téhéran, dans une conférence de presse commune avec Saïd Jalili, gardien de la révolution et secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale du régime, il déclarait : « La majorité des résidents du camp d’Achraf veut au fond du cœur retourner en Iran et nous essayons d'établir une liste de ces personnes pour l’envoyer au gouvernement iranien afin de faire des préparatifs en vue de leur retour. »

Le 21 mars, Al-Ruba’i disait sur la chaîne Al-Irakya : «Nous pensons qu'il existe un groupe de 15, 20 ou 25 personnes qui dirige et contrôle le reste. La majorité est endoctrinée, ils veulent retourner dans leur pays si on retire la pression. Si on éloigne ces gens, ceux qui endoctrinent les autres, alors peut-être la majorité partira … »

Une des quatre personnes de l'émission d’hier, Abbas Badfar, a raconté le scénario d'une « simulation d'évasion » pour mener à une mission « suicide » au nom de l’OMPI parmi les Irakiens. Il est arrivé à Achraf juste avant la guerre en 2003. Le 19 novembre 2008, alors qu’il n'y avait pas de présence irakienne à Achraf et que les forces américaines étaient en charge de la protection, il s'est rendu aux forces américaines et après une semaine, a été remis aux forces irakiennes.

La ridicule histoire de mission suicide ou d'auto-immolation entre les forces irakiennes avait déjà été utilisée par Al-Ruba’i pour un autre déserteur du nom de Maki Rafi’i. Toutefois, après les révélations de la Résistance iranienne, ils ont été obligés de recourir à ce scénario pour un autre déserteur.

Dans un communiqué du 19 Janvier 2009, Al-Roba’i déclarait : «L'un des résidents du camp d’Achraf s’est rendu aux forces irakiennes et a déclaré qu'il avait était envoyé par l'organisation [l’OMPI] pour effectuer une mission suicide après être entré au siège des forces de sécurité irakiennes. ». Il s'agit de Maki Rafi’i qui souhaitaient quitter Achraf conformément à une demande écrite qu’il avait déposée. Le 13 janvier 2009, après avoir reçu une somme d'argent de l’OMPI, il était allé se présenter aux forces irakiennes stationnées à l’entrée du Camp. Les forces américaines sont arrivées sur place et l'ont emmené. Deux jours après, il était remis au ministère irakien des droits de l'homme pour traiter son dossier.

Le 21 mars, s’exprimant sur la chaîne Al-Irakya, Al-Roba’i a changé son histoire sur cette affaire, indiquant que deux individus avaient quitté Achraf et qu’ « ils sont avec nous. L'un d'eux a dit qu’on les a aidés à fuir [Achraf] et on m'a dit de m’immoler par le feu quand je serai dans la base de l'armée irakienne pour dire ensuite que c’était l'armée irakienne qui m’avait brûlé vif. » Abbas Badfar a maintenant reçu pour consigne de répéter ce non-sens. On ne sait pas ce qui est arrivé à la personne précédente. En dépit de lourdes accusations qu’il avait portées, on ne sait pas pourquoi il a disparu.

Les trois autres, Jaafar Ebrahimi, Valiollah Khodabandeh-Lou’i et Ali Kaki, qui se sont repentis dans l'émission la nuit dernière en répétant les allégations dictées par le régime contre l’OMPI, ont décidé de partir les 5, 6 et 8 avril, respectivement, au cours de leurs entretiens et sont partis à Bagdad avec les forces irakiennes.

Jaafar Ebrahimi qui était arrivé à Achraf en juillet 2002, quelques mois avant la guerre, a affirmé de manière ridicule « qu’au cours des années où il était au camp [d’Achraf], aucun organisme international des droits de l'homme n’est venu voir l'organisation ». Or, le 26 août 2008, une délégation du Comité international de la Croix-Rouge était en visite au Camp Achraf. Elle l’a rencontré et s’est entretenue avec lui en privé.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 16 avril 2009

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