mardi, novembre 29, 2022
AccueilCommuniqués CNRICommuniqués CNRI: AchrafLe gouvernement irakien, pantin des plans odieux du régime des mollahs contre...

Le gouvernement irakien, pantin des plans odieux du régime des mollahs contre le camp d’Achraf

Entrée principale de la Cité d'AchrafLe gouvernement irakien doit mettre fin immédiatement au blocus inhumain et illégal d’Achraf, en particulier lever l’interdiction d’entrée des familles, des journalistes, des avocats et des délégations internationales

CNRI – Le 31 octobre, le comité irakien responsable de la répression des résidents d’Achraf, s’est présenté à l’entrée du camp, accompagné d’agents irakiens et iraniens des mollahs, se faisant passer pour des journalistes, ainsi que d’un minibus de familles envoyées par l’association Nejat, une branche du ministère du renseignement (Vevak) à Ispahan. Brandissant une liste de résidents, ils ont demandé à ce qu’ils viennent voir leurs parents à l’extérieur d’Achraf.

Or cela fait 10 mois que le gouvernement irakien a fait d’Achraf une prison et qu’il persiste à en interdire l’entrée aux journalistes, aux familles, aux avocats, aux ONG de défense des droits de l’homme et aux comités parlementaires.

Les résidents ont déclaré qu’ils se réjouissaient de voir leurs familles à l’intérieur d’Achraf et que tous ceux qui voulaient les voir pouvaient entrer à l’intérieur du camp. Cependant les agents irakiens n’ont permis à aucun de ceux qui se disaient des parents d’y entrer. C’est ainsi que les résidents ont refusé d’entrer dans le piège que leur tendaient les mollahs.

Durant six années, de 2003 à fin 2008, les familles qui voulaient voir les leurs, venaient d’Iran et de l’étranger librement à Achraf. Mais depuis le début de l’année en cours, le gouvernement irakien actuel, sur ordre du régime des mollahs, y fait obstacle. Il autorise seulement les visites de ceux qui se rendent en Irak dans des voyages organisés par le Vevak et qui rencontrent leurs proches hors du camp devant les caméras des services de renseignement du régime. Ces familles sont amenées pour convaincre leurs proches de capituler et de se repentir, puis de retourner en Iran. Elles viennent aussi pour disséminer la propagande du régime contre les résidents d’Achraf.

Des dizaines de parents qui sont venus ces dernières années à Achraf, sont aujourd’hui incarcérés, sous la torture à la prison d’Evine. Certains ont même été condamnés à de lourdes peines de prison. Les descentes aux domiciles de ces familles et les arrestations violentes se poursuivent en Iran, et leurs visites aux résidents d’Achraf leur sont reprochées comme un délit.

Le 16 janvier dernier, des dizaines de parents qui voulaient se rendre en Irak pour voir leurs enfants à Achraf, hors du circuit organisé par le Vevak, ont été arrêtés à l’aéroport de Téhéran. Il s’agissait pour la plupart de personnes âgées. Ils ont été battus et directement placés en isolement cellulaire dans la section 209 de la prison d’Evine. Puis leurs domiciles ont été perquisitionnés et mis à sac par les forces répressives. Certains se trouvent toujours incarcérés à Evine, avec de longues peines d’emprisonnement.

La Résistance iranienne condamne les mesures prises à ce jour par le comité du gouvernement irakien pour la répression des résidents d’Achraf. Ce comité est un exécutant des diktats du guide suprême du régime iranien. Il empêche les familles d’entrer à Achraf et force les résidents à rencontrer leurs parents devant les caméras du Vevak, à l’extérieur du camp. La Résistance iranienne considère qu’il s’agit de mesures inhumaines et illégales, visant à exploiter les sentiments familiaux pour faire avancer les objectifs odieux de la dictature au pouvoir en Iran contre ses opposants politiques.

Faire d’Achraf une prison et obliger ses résidents à se conformer au modèle des visites des prisons régulières constituent une violation du droit international et des droits humains fondamentaux.

Alors que les élections approchent en Irak, la Résistance iranienne appelle les autorités internationales et l’opinion publique irakienne à juger et évaluer l’ingérence et les plans scandaleux du régime iranien et de ses agents.

Le gouvernement irakien doit immédiatement lever le blocus inhumain et illégal d’Achraf, spécialement l’interdiction d’entrée touchant les familles, les journalistes, les avocats et les délégations internationales à Achraf.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 31 octobre 2009

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe