mardi, février 7, 2023
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L’attentat criminel de Bagdad et le rôle du fascisme religieux au pouvoir en Iran

 CNRI – La Résistance iranienne condamne vivement la série d’attentats qui a ensanglanté Bagdad aujourd’hui, et qui jusqu’en milieu de journée, mardi 8 décembre, a fait 130 morts et des centaines de blessés dans la population innocente. Elle adresse ses condoléances aux familles endeuillées et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

Sur la base de documents et de renseignements sûrs venant du corps des gardiens de la révolution et de la force terroriste Qods, c’est le régime iranien qui est l’auteur principal de cette explosion.

Cependant certains responsables irakiens s’efforcent de dissimuler le rôle du régime iranien et de détourner l’attention de la source majeure du terrorisme et de l’insécurité. Movafagh Al-Roba’i est un de ces experts qui se démène le plus dans ce domaine.
Il faut rappeler que M. Tarek Al-Hashemi, vice-président de la République irakienne, avait demandé le 7 août la dissolution urgente du ministère de la Sécurité et l’avait qualifié de « honte » pour les Irakiens.

Le secrétariat du CNRI dans un communiqué daté du 19 août 2009 sur les attentats de Bagdad avait rappelé que : « Une enquête sérieuse sur la fabrication et le lieu de production des explosifs et des armes utilisés dans ces attentats de Bagdad permettront de mieux dénoncer le rôle du régime iranien. Il est étonnant que les hautes autorités irakiennes n’aient jamais dit un mot sur la force terroriste Qods, les crimes, les ingérences et le terrorisme effréné du régime iranien en Irak et la multitude d’explosifs, de munitions et d’armes qui y sont envoyés. »

Or il n’existe aucun doute sur le rôle du fascisme religieux au pouvoir en Iran dans ces attentats criminels. Le régime des mollahs est furieux à cause de l’adoption de la nouvelle loi électorale et excédé par le rejet et la haine générale que voue la population irakienne aux groupes qui lui sont liés. Il est aussi exaspéré par les efforts des groupes nationaux et indépendants irakiens pour présenter une alternative irakienne contre l’alternative des mollahs au pouvoir en Iran. En intensifiant les actions terroristes, il cherche à faire annuler le cours des élections ou à lui faire prendre une voie où une fois de plus ses propres agents sortiront des urnes.

Il y a deux ans, le Washington Post avait révélé la mise en garde des services de renseignements américains en été et automne 2004 disant que « les Iraniens sont en train de faire entrer beaucoup d’argent en Irak pour faire aller les élections du 30 janvier 2005 dans le sens d’une coalition des partis chi’ites dénommée la coalition irakienne unie ». (Washington Post du 30 août 2007)

Selon l’agence de presse officielle du régime (Irna 25 février 2007), Rafsandjani avait déclaré : « la majorité des membres du parlement irakien sont exactement ceux que nous voulons et le gouvernement qui est issu de ce parlement compte parmi les amis de l’Iran. »

Larijani, alors président du Conseil suprême de sécurité nationale des mollahs, avait affirmé le 2 septembre 2007 : « l’Iran est le seul pays de la région qui a soutenu les élections législatives irakiennes et c’est nous qui avons soutenu le gouvernement national irakien (…) ceux que nous considérions comme nos amis nous ont toujours écoutés et nous les avons encouragés. Par exemple le Conseil suprême (CSRII), le parti Da’va, ces deux groupes et d’autres. » (Télévision officielle iranienne)

Les mollahs au pouvoir en Iran ont sans arrêt déclaré que leur ligne de front face aux Etats-Unis se trouvait en Iran et que le Liban et la Palestine était leur profondeur stratégique. Ils ont dit clairement que « chaque bombe qui explose en Irak, recule d’un mois le problème des Etats-Unis pour l’Iran. » (Mohebi-Nia, député des mollahs, 18 mai 2006). Ils ont aussi souligné que « le dossier de l’Iran ne se règlera pas à la table des négociations, mais dans les rues de Beyrouth et de Bagdad. » (Quotidien officiel Keyhan, 27 aout 2006).

Comme l’a déclaré à plusieurs reprises la Résistance iranienne, tant que des agents et des alliés du régime iranien auront en main l’appareil de sécurité, l’administration et le gouvernement en Irak, ce pays ne connaîtra ni sécurité, ni stabilité. 5,2 millions d’Irakiens en juin 2006 et 3 millions de chi’ites irakiens en juin 2008 ont annoncé que la seule solution est d’évincer le régime iranien de ce pays.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 8 décembre 2009