Communiqué du Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne sur la série de mensonges publiés par le National Post du Canada à propos de la Résistance iranienne
CNRI – Une série darticles de Stewart Bell publiés dans le quotidien canadien National Post contre la Résistance iranienne et ses mensonges flagrants à propos de lorganisation des Moudjahidin du peuple dIran (OMPI) est tout sauf du journalisme équitable et professionnel. Les articles parus dans le National Post, et qui continuent de paraître, sont similaires aux articles imprimés dans les tabloïdes. Les mensonges exposés dans ce journal nont aucune crédibilité aux yeux de toute personne un tant soit peu modeste et connaissant le régime des mollahs et de son opposition. Il est nécessaire de souligner les points suivants :
1. Le National Post ne sest pas donné la peine de questionner lOMPI ou le CNRI, dont lOMPI est membre, à propos de la véracité des allégations contenues dans ses articles calomnieux. Le National Post na pas non plus ressenti le besoin dinterroger Mme Somayeh Mohammadi sur lauthenticité des inventions et des accusations incohérentes fabriquées à son sujet. Ce manquement à léthique du journalisme professionnel ne fait que rappeler les articles parus dans les médias gouvernementaux en Iran, sous la loi de la dictature des mollahs, qui servent dinstruments à la répression des droits fondamentaux comme la liberté de parole.
2. Lobjectif de la publication de ces articles remplis de mensonges est clair pour tous. La Cité dAchraf abrite des membres de lOMPI, source principale dinquiétude pour les mollahs de Téhéran. Le régime considère lOMPI comme la menace la plus sérieuse à son existence. Les mollahs tentent sans relâche déradiquer Achraf et ses résidents. Une grande solidarité internationale ainsi que le soutien du peuple dIrak à lOMPI ont permis de neutraliser la conspiration du régime des mollahs. Diaboliser lOMPI et présenter de manière erronée la Cité dAchraf comme une prison et un centre de torture, comme le fait le National Post pour induire ses lecteurs en erreur, fait très clairement partie de la stratégie politique visant à mener ce complot. Cette mini série darticles est publiée au moment où le régime iranien fait campagne auprès du gouvernement irakien pour quil expulse les membres de lOMPI de ce pays. Les articles du Post paraissent au moment où le régime des mollahs mène des attaques terroristes contre Achraf, en faisant par exemple exploser sa principale arrivée deau et ses bus.
3. Un autre objectif est de dissimuler les crimes du régime contre les prisonniers politiques, en particulier ceux affiliés à lOMPI. Il y a plusieurs semaines, M. Valiollah Feyz-Mahdavi, membre de lOMPI âgé de 28 ans, a été assassiné par les bourreaux du régime clérical dans la prison de Gohar-Dacht. En février, M. Hojjat Zamani, 31 ans, membre de lOMPI, avait été pendu à la prison dEvine. Tous deux étaient emprisonnés depuis cinq ans. En juillet, un autre prisonnier de conscience nommé M. Akbar Mohammadi est mort en détention. Ces meurtres perpétrés par lEtat rappellent lassassinat brutal de la photojournaliste irano-canadienne Zahra Kazemi, qui a été un choc pour tous les Iraniens et les Canadiens. Le meilleur moyen de blanchir les crimes du régime est daccuser son opposition de violer les droits humains, tâche que le National Post a dûment entreprise alors que lassemblée générale des Nations Unies est sur le point dadopter une résolution condamnant les violations des droits humains en Iran. La résolution avait été présentée dans les années précédentes par le Canada.
4. Le contenu des articles du Post est absolument faux et préparé par le ministère des renseignements (VEVAK) et ses agents à létranger. En dépit du fait quen 2003, lOMPI a volontairement livré toutes ses armes aux forces de la coalition et demeure désarmée depuis cette période, jamais aucune personne de moins de 18 ans na été recrutée ou armée par lOMPI. Lallégation selon laquelle une enquête du National Post aurait découvert que lOMPI avait recruté des adolescents au Canada puis les avait envoyés à létranger pour faire tomber le gouvernement iranien par la force, a été inventée par le VEVAK et ses auteurs sont des agents du VEVAK comme Mustafa Mohammadi qui a été recruté par la Gestapo iranienne il y a quelques années. LOMPI na jamais recruté quiconque à létranger. Les membres de lOMPI sont des volontaires désirant vivement servir leur peuple et leur pays.
5. Lallégation absurde selon laquelle il est impossible de quitter Achraf ou les rangs de lOMPI est un mensonge ridicule étant donné que depuis la chute de lancien gouvernement irakien il y a trois ans et demi, toutes les questions relatives à Achraf sont attentivement supervisées par les forces américaines. En accord avec ses principes de longue date, ladhésion à lOMPI est un acte volontaire basé sur un choix libre et chacun peut à nimporte quel moment décider de quitter les rangs de lorganisation. Le dirigeant de la Résistance iranienne, M. Massoud Radjavi, a déclaré à plusieurs reprises que toute personne se sentant dans lincapacité de poursuivre la lutte contre le régime pouvait librement quitter lorganisation et vivre sa propre vie. Lors de son dernier meeting avec les résidents dAchraf quelques semaines avant le commencement des hostilités en Irak, M. Radjavi a une fois de plus déclaré que lOMPI était sur le point dentrer dans une période difficile comportant un grand nombre de défis à relever et que quiconque désirait partir était libre de le faire sans aucune réserve.
6. Larticle sur Mme Somayeh Mohammadi (fille de Mustafa Mohammadi) que lauteur tente désespérément de présenter comme une prisonnière de lOMPI à Achraf, reflète parfaitement lattitude misogyne des mollahs vis-à-vis du choix délibéré dune femme de libérer son pays. Mme Mohammadi, comme tous les autres résidents dAchraf, a été interrogée au moins sept fois par les forces américaines et a rejeté leur offre de quitter lOMPI. Elle a également été interrogée en privé par lambassade du Canada en Irak ainsi que par des représentants du gouvernement canadien, et à chaque fois, elle a souligné quelle désirait rester dans les rangs de lOMPI. Si lauteur avait eu la moindre intention de retrouver les faits, il aurait pu en faire la demande auprès du ministère des Affaires étrangères du Canada. Sil avait fait cela, son article tout entier naurait eu aucun sens.
7. Depuis février 2003, Mustafa Mohammadi sest rendu à Achraf sept fois dans le but de convaincre Somayeh et son frère cadet Mohammad de partir. En 2003, il a passé trois mois à Achraf et a finalement, avec laide des forces américaines, a ramené son fils Mohammad au Canada. Cependant, Somayeh a insisté pour rester à Achraf lors de conversations privées avec des officiers américains qui tentaient de la persuader de rentrer au Canada. Elle a réitéré son refus de partir face à linsistance de son père pour son départ. En avril 2005, des officiers américains ont demandé à Mustafa Mohammadi de quitter Achraf en raison des troubles quil causait et de son recours à des méthodes inhabituelles pour imposer sa volonté à sa fille. En avril 2006, les représentants des services de limmigration du Canada ont interrogé directement Mme Somayeh Mohammadi en présence de hauts responsables américains.
8. Afin de justifier ses accusations contre lOMPI, lauteur fait appel à un rapport rebattu de Human Rights Watch datant dil y a un an et demi. Ce rapport tendancieux et politisé contredit les propres principes de HRW dans des cas similaires. Il a été rédigé à la hâte en avril 2005 en se basant sur des conversations téléphoniques avec 12 agents du VEVAK affirmant être danciens membres de lOMPI. Ce rapport qui avait pour but de faire croire quil était impossible de quitter lOMPI et que lorganisation emprisonnait, torturait et assassinait les dissidents dans ses rangs a rapidement jeté le discrédit sur HRW. Des enquêtes indépendantes ont prouvé quaucune des allégations de HRW nétait vraie.
Suite à la publication du rapport de HRW, une délégation du Parlement européen, une délégation séparée du parlement norvégien et un certain nombre de juristes ont visité le Camp dAchraf où ils ont interrogé des centaines de personnes dans le but dévaluer la validité des allégations de HRW. Par ailleurs, des délégations du parlement britannique et du Congrès des Etats-Unis ont interrogé des personnes ayant résidé auparavant à Achraf et ont rédigé des rapports séparés. La délégation du Parlement européen a publié ses conclusions dans un livre imprimé en plusieurs langues. Le rapport affirme très clairement que pas une seule des allégations de HRW sur lOMPI nétait vraie. Les autres rapports ont abouti à la même conclusion.
Environ 500 personnes qui étaient anciennement membres de lOMPI en Irak et qui ont quitté lorganisation pour des raisons personnelles ont assuré en se basant sur leur propre expérience que les témoignages parus dans le rapport de HRW étaient montés de toutes pièces et nétaient pas crédibles. Un commandant américain qui était présent à Achraf en 2004 a écrit à HRW quil considérait ce rapport comme une insulte à ses compétences professionnelles, puisquil avait mené une enquête sur le même sujet pendant sa mission dun an à Achraf et conclu que ces accusations nétaient que pure propagande du régime iranien.
9. Les allégations selon lesquelles Mohammad Mohammadi avait rencontré des difficultés pour venir rendre visite à sa sur Somayeh et que plusieurs membres de lOMPI le surveillaient sont absurdes. Aussi bien Mohammad que Somayeh ont rejoint les rangs de la Résistance de leur plein gré.
10. Laccusation sans fondement selon laquelle en avril 1992, lOMPI a organisé des attentats contre des ambassades du régime iranien, dont lambassade au Canada, est un autre mensonge qui a fait lobjet de poursuites judiciaires au Canada. Le juge qui a présidé laffaire de ces individus accusés davoir attaqué lambassade du régime au Canada a bien précisé quil ny avait aucune preuve que lOMPI était impliquée dans lorganisation ou lexécution de ces attentats.
11. Mustafa Mohammadi avance à tort que lOMPI lui a ordonné de faire quelque chose en signe de protestation contre les événements du 17 juin 2003 à Paris, sinon la vie de ses enfants serait en danger. Il affirme que des personnes sétaient immolées par le feu sur ordre des autorités de lOMPI et quil était arrivé à la conclusion quil devait faire la même chose pour le bien de ses enfants. Ce que Mohammadi avance est identique aux accusations portées contre lOMPI dans les médias et les sites Internet gouvernementaux en Iran.
12. Afin de mieux vendre son article, lauteur y a ajouté toutes sortes déléments et dextraits sensationnels. Il décrit que la personne qui sest rendue au Canada pour recruter Somayeh lavait convaincue de traverser la frontière et daller à Pirayesh, « base secrète à Sleepy Hollow, Virginie » de lOMPI. Ce bâtiment situé en Virginie, portant le nom dun membre martyr de lOMPI, Vahideh Pirayesh, était pendant deux décennies le centre public bien connu des partisans de la Résistance et a été visité à de nombreuses occasions par des responsables locaux, journalistes et membres du Congrès.
La série darticles publiée dans le National Post est une insulte à la liberté de parole, ainsi quune insulte à la conscience et à la vigilance de lopinion publique et à lhonorable profession de journaliste. La Résistance iranienne appelle tous les journalistes, défenseurs de la liberté de parole, et tous les Canadiens honorables et épris de liberté qui respectent la dignité humaine, à condamner cet acte hostile et cette violation des droits fondamentaux des militants de lopposition iranienne.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 27 septembre 2006

