mardi, novembre 29, 2022
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La campagne de désinformation du régime iranien contre la Résistance s’étend au Canada

La campagne de désinformation du régime iranien contre la Résistance s’étend au CanadaCommuniqué du Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne sur la série de mensonges publiés par le National Post du Canada à propos de la Résistance iranienne

CNRI – Une série d’articles de Stewart Bell publiés dans le quotidien canadien National Post contre la Résistance iranienne et ses mensonges flagrants à propos de l’organisation des Moudjahidin du peuple d’Iran (OMPI) est tout sauf du journalisme équitable et professionnel. Les articles parus dans le National Post, et qui continuent de paraître, sont similaires aux articles imprimés dans les tabloïdes. Les mensonges exposés dans ce journal n’ont aucune crédibilité aux yeux de toute personne un tant soit peu modeste et connaissant le régime des mollahs et de son opposition. Il est nécessaire de souligner les points suivants :

1. Le National Post ne s’est pas donné la peine de questionner l’OMPI ou le CNRI, dont l’OMPI est membre, à propos de la véracité des allégations contenues dans ses articles calomnieux. Le National Post n’a pas non plus ressenti le besoin d’interroger Mme Somayeh Mohammadi sur l’authenticité des inventions et des accusations incohérentes fabriquées à son sujet. Ce manquement à l’éthique du journalisme professionnel ne fait que rappeler les articles parus dans les médias gouvernementaux en Iran, sous la loi de la dictature des mollahs, qui servent d’instruments à la répression des droits fondamentaux comme la liberté de parole.

2. L’objectif de la publication de ces articles remplis de mensonges est clair pour tous. La Cité d’Achraf abrite des membres de l’OMPI, source principale d’inquiétude pour les mollahs de Téhéran. Le régime considère l’OMPI comme la menace la plus sérieuse à son existence. Les mollahs tentent sans relâche d’éradiquer Achraf et ses résidents. Une grande solidarité internationale ainsi que le soutien du peuple d’Irak à l’OMPI ont permis de neutraliser la conspiration du régime des mollahs. Diaboliser l’OMPI et présenter de manière erronée la Cité d’Achraf comme une prison et un centre de torture, comme le fait le National Post pour induire ses lecteurs en erreur, fait très clairement partie de la stratégie politique visant à mener ce complot. Cette mini série d’articles est publiée au moment où le régime iranien fait campagne auprès du gouvernement irakien pour qu’il expulse les membres de l’OMPI de ce pays. Les articles du Post paraissent au moment où le régime des mollahs mène des attaques terroristes contre Achraf, en faisant par exemple exploser sa principale arrivée d’eau et ses bus.

3. Un autre objectif est de dissimuler les crimes du régime contre les prisonniers politiques, en particulier ceux affiliés à l’OMPI. Il y a plusieurs semaines, M. Valiollah Feyz-Mahdavi, membre de l’OMPI âgé de 28 ans, a été assassiné par les bourreaux du régime clérical dans la prison de Gohar-Dacht. En février, M. Hojjat Zamani, 31 ans, membre de l’OMPI, avait été pendu à la prison d’Evine. Tous deux étaient emprisonnés depuis cinq ans. En juillet, un autre prisonnier de conscience nommé M. Akbar Mohammadi est mort en détention. Ces meurtres perpétrés par l’Etat rappellent l’assassinat brutal de la photojournaliste irano-canadienne Zahra Kazemi, qui a été un choc pour tous les Iraniens et les Canadiens. Le meilleur moyen de blanchir les crimes du régime est d’accuser son opposition de violer les droits humains, tâche que le National Post a dûment entreprise alors que l’assemblée générale des Nations Unies est sur le point d’adopter une résolution condamnant les violations des droits humains en Iran. La résolution avait été présentée dans les années précédentes par le Canada.

4. Le contenu des articles du Post est absolument faux et préparé par le ministère des renseignements (VEVAK) et ses agents à l’étranger. En dépit du fait qu’en 2003, l’OMPI a volontairement livré toutes ses armes aux forces de la coalition et demeure désarmée depuis cette période, jamais aucune personne de moins de 18 ans n’a été recrutée ou armée par l’OMPI. L’allégation selon laquelle une enquête du National Post aurait découvert que l’OMPI avait recruté des adolescents au Canada puis les avait envoyés à l’étranger pour faire tomber le gouvernement iranien par la force, a été inventée par le VEVAK et ses auteurs sont des agents du VEVAK comme Mustafa Mohammadi qui a été recruté par la Gestapo iranienne il y a quelques années. L’OMPI n’a jamais recruté quiconque à l’étranger. Les membres de l’OMPI sont des volontaires désirant vivement servir leur peuple et leur pays.

5. L’allégation absurde selon laquelle il est impossible de quitter Achraf ou les rangs de l’OMPI est un mensonge ridicule étant donné que depuis la chute de l’ancien gouvernement irakien il y a trois ans et demi, toutes les questions relatives à Achraf sont attentivement supervisées par les forces américaines. En accord avec ses principes de longue date, l’adhésion à l’OMPI est un acte volontaire basé sur un choix libre et chacun peut à n’importe quel moment décider de quitter les rangs de l’organisation. Le dirigeant de la Résistance iranienne, M. Massoud Radjavi, a déclaré à plusieurs reprises que toute personne se sentant dans l’incapacité de poursuivre la lutte contre le régime pouvait librement quitter l’organisation et vivre sa propre vie. Lors de son dernier meeting avec les résidents d’Achraf quelques semaines avant le commencement des hostilités en Irak, M. Radjavi a une fois de plus déclaré que l’OMPI était sur le point d’entrer dans une période difficile comportant un grand nombre de défis à relever et que quiconque désirait partir était libre de le faire sans aucune réserve.

6. L’article sur Mme Somayeh Mohammadi (fille de Mustafa Mohammadi) que l’auteur tente désespérément de présenter comme une prisonnière de l’OMPI à Achraf, reflète parfaitement l’attitude misogyne des mollahs vis-à-vis du choix délibéré d’une femme de libérer son pays. Mme Mohammadi, comme tous les autres résidents d’Achraf, a été interrogée au moins sept fois par les forces américaines et a rejeté leur offre de quitter l’OMPI. Elle a également été interrogée en privé par l’ambassade du Canada en Irak ainsi que par des représentants du gouvernement canadien, et à chaque fois, elle a souligné qu’elle désirait rester dans les rangs de l’OMPI. Si l’auteur avait eu la moindre intention de retrouver les faits, il aurait pu en faire la demande auprès du ministère des Affaires étrangères du Canada. S’il avait fait cela, son article tout entier n’aurait eu aucun sens.

7. Depuis février 2003, Mustafa Mohammadi s’est rendu à Achraf sept fois dans le but de convaincre Somayeh et son frère cadet Mohammad de partir. En 2003, il a passé trois mois à Achraf et a finalement, avec l’aide des forces américaines, a ramené son fils Mohammad au Canada. Cependant, Somayeh a insisté pour rester à Achraf lors de conversations privées avec des officiers américains qui tentaient de la persuader de rentrer au Canada. Elle a réitéré son refus de partir face à l’insistance de son père pour son départ. En avril 2005, des officiers américains ont demandé à Mustafa Mohammadi de quitter Achraf en raison des troubles qu’il causait et de son recours à des méthodes inhabituelles pour imposer sa volonté à sa fille. En avril 2006, les représentants des services de l’immigration du Canada ont interrogé directement Mme Somayeh Mohammadi en présence de hauts responsables américains.
 
8. Afin de justifier ses accusations contre l’OMPI, l’auteur fait appel à un rapport rebattu de Human Rights Watch datant d’il y a un an et demi. Ce rapport tendancieux et politisé contredit les propres principes de HRW dans des cas similaires. Il a été rédigé à la hâte en avril 2005 en se basant sur des conversations téléphoniques avec 12 agents du VEVAK affirmant être d’anciens membres de l’OMPI. Ce rapport qui avait pour but de faire croire qu’il était impossible de quitter l’OMPI et que l’organisation emprisonnait, torturait et assassinait les dissidents dans ses rangs a rapidement jeté le discrédit sur HRW. Des enquêtes indépendantes ont prouvé qu’aucune des allégations de HRW n’était vraie.
 
Suite à la publication du rapport de HRW, une délégation du Parlement européen, une délégation séparée du parlement norvégien et un certain nombre de juristes ont visité le Camp d’Achraf où ils ont interrogé des centaines de personnes dans le but d’évaluer la validité des allégations de HRW. Par ailleurs, des délégations du parlement britannique et du Congrès des Etats-Unis ont interrogé des personnes ayant résidé auparavant à Achraf et ont rédigé des rapports séparés. La délégation du Parlement européen a publié ses conclusions dans un livre imprimé en plusieurs langues. Le rapport affirme très clairement que pas une seule des allégations de HRW sur l’OMPI n’était vraie. Les autres rapports ont abouti à la même conclusion.

Environ 500 personnes qui étaient anciennement membres de l’OMPI en Irak et qui ont quitté l’organisation pour des raisons personnelles ont assuré en se basant sur leur propre expérience que les témoignages parus dans le rapport de HRW étaient montés de toutes pièces et n’étaient pas crédibles. Un commandant américain qui était présent à Achraf en 2004 a écrit à HRW qu’il considérait ce rapport comme une insulte à ses compétences professionnelles, puisqu’il avait mené une enquête sur le même sujet pendant sa mission d’un an à Achraf et conclu que ces accusations n’étaient que pure propagande du régime iranien.

9. Les allégations selon lesquelles Mohammad Mohammadi avait rencontré des difficultés pour venir rendre visite à sa sœur Somayeh et que plusieurs membres de l’OMPI le surveillaient sont absurdes. Aussi bien Mohammad que Somayeh ont rejoint les rangs de la Résistance de leur plein gré.

10. L’accusation sans fondement selon laquelle en avril 1992, l’OMPI a organisé des attentats contre des ambassades du régime iranien, dont l’ambassade au Canada, est un autre mensonge qui a fait l’objet de poursuites judiciaires au Canada. Le juge qui a présidé l’affaire de ces individus accusés d’avoir attaqué l’ambassade du régime au Canada a bien précisé qu’il n’y avait aucune preuve que l’OMPI était impliquée dans l’organisation ou l’exécution de ces attentats.

11. Mustafa Mohammadi avance à tort que l’OMPI lui a ordonné de faire quelque chose en signe de protestation contre les événements du 17 juin 2003 à Paris, sinon la vie de ses enfants serait en danger. Il affirme que des personnes s’étaient immolées par le feu sur ordre des autorités de l’OMPI et qu’il était arrivé à la conclusion qu’il devait faire la même chose pour le bien de ses enfants. Ce que Mohammadi avance est identique aux accusations portées contre l’OMPI dans les médias et les sites Internet gouvernementaux en Iran.

12. Afin de mieux vendre son article, l’auteur y a ajouté toutes sortes d’éléments et d’extraits sensationnels. Il décrit que la personne qui s’est rendue au Canada pour recruter Somayeh l’avait convaincue de traverser la frontière et d’aller à Pirayesh, « base secrète à Sleepy Hollow, Virginie » de l’OMPI. Ce bâtiment situé en Virginie, portant le nom d’un membre martyr de l’OMPI, Vahideh Pirayesh, était pendant deux décennies le centre public bien connu des partisans de la Résistance et a été visité à de nombreuses occasions par des responsables locaux, journalistes et membres du Congrès.

La série d’articles publiée dans le National Post est une insulte à la liberté de parole, ainsi qu’une insulte à la conscience et à la vigilance de l’opinion publique et à l’honorable profession de journaliste. La Résistance iranienne appelle tous les journalistes, défenseurs de la liberté de parole, et tous les Canadiens honorables et épris de liberté qui respectent la dignité humaine, à condamner cet acte hostile et cette violation des droits fondamentaux des militants de l’opposition iranienne.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 27 septembre 2006

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