vendredi, février 27, 2026
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Vingt et un députés de pays arabes et africains expriment leur soutien au soulèvement du peuple iranien

Vingt et un députés de pays arabes et africains expriment leur soutien au soulèvement du peuple iranien

Vingt et un parlementaires de Jordanie, de Palestine, du Yémen, de Tunisie et de Mauritanie ont publié une déclaration commune pour exprimer leur plus grand soutien au soulèvement national en Iran et ont demandé à la communauté internationale de reconnaître le droit du peuple iranien à se défendre avec tous les moyens possibles et de renverser ce régime.

Le texte de cette déclaration se lit comme suit :
Depuis la mi-septembre, les manifestations se sont propagées dans tout l’Iran. Ces soulèvements, principalement dirigés par des femmes et des jeunes, se sont rapidement étendus aux 31 provinces. En scandant des slogans de mort à Khamenei, les manifestants veulent renverser la dictature religieuse et non élue. Les forces répressives ont tiré des gaz lacrymogènes sur les manifestants et ont ouvert le feu sur eux.

La nouvelle vague de soulèvements a éclaté lorsque Mahsa Amini, une jeune fille de 22 ans originaire de la province du Kurdistan iranien, a été arrêtée à Téhéran sous prétexte de port inapproprié de son voile. Mahsa a été battue à mort par la police. Le 25 septembre, au moins 180 manifestants ont été tués et d’innombrables autres ont été blessés. En perturbant Internet dans de grandes parties de l’Iran, les dirigeants du régime iranien tentent d’empêcher la diffusion d’informations et d’images qui révèlent l’ampleur du soulèvement et ils veulent empêcher la divulgation du massacre qu’ils commettent. Par conséquent, la communauté internationale doit garantir un accès gratuit à Internet pour le peuple iranien.

En mettant leur propre sécurité en danger, les unités de résistance jouent un rôle sérieux dans l’organisation et la poursuite de ces manifestations et dans la résistance à la répression.

Les exécutions et les répressions ont été à l’ordre du jour au cours des 40 dernières années sous le règne des dirigeants iraniens, tels que le guide suprême du régime des mollahs, Khamenei, et son président Ebrahim Raïssi. Amnesty International a demandé à plusieurs reprises que Raïssi soit poursuivi pour son rôle dans le massacre de prisonniers politiques en 1388. Cette année-là, 30 000 prisonniers politiques ont été exécutés par la fatwa de Khomeiny, 90 % d’entre eux appartenaient à l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI). Lors du soulèvement de novembre 2019, plus de 1 500 manifestants ont été tués par les gardiens de la révolution.

Selon ce qui précède, nous, les signataires de cette déclaration, appelons les Nations Unies, les États membres de l’ONU et les autres organisations internationales :

A aucun moment la perspective d’un changement en Iran n’a été aussi proche. Il est temps de reconnaître pour le peuple iranien le droit à se défendre par tous les moyens possibles pour renverser ce régime.

Le meurtre de manifestants en Iran doit être fermement condamné et des mesures urgentes doivent être prises pour mettre fin à la répression du régime. L’affaire criminelle de ce régime devrait être portée devant le Conseil de sécurité des Nations unies et les responsables de ces crimes devraient être traduits en justice.

Le peuple iranien a une alternative démocratique dont les objectifs se manifestent dans le plan en 10 points de Mme Maryam Radjavi, la présidente élue du Conseil national de la résistance de Ian, qui mérite tout notre soutien.

Les négociations et les relations avec le régime iranien et la poursuite des relations avec lui doivent être conditionnées à la libération de toutes les personnes arrêtées lors du soulèvement.

Les signataires de cette déclaration commune sont les suivants :

Dr Khaldoun Hina, membre du Parlement jordanien, chef de la Commission des affaires étrangères
Dr Teyssir Krishan, membre du Parlement jordanien, chef de la Commission Santé et Environnement
Ingénieur Khalil Atiyeh, membre du Parlement jordanien, vice-président du Parlement arabe
Dr Eid Naeemat, membre du Parlement jordanien
Dr Ismail Mushaghebeh, membre du Parlement jordanien
Dr Abdurrahim Moaye’a, membre du Parlement jordanien
Yahya Obeydat, membre du parlement jordanien
Dr Ahmed Khalaileh, membre du Parlement jordanien
Zeinab Bedoul, membre du Parlement jordanien
Esma Rewaheneh, membre du Parlement jordanien
Mohammad Ebabaneh, membre du Parlement jordanien
Seham Sabet, membre du parlement palestinien
Mohammad Leham, membre du parlement palestinien
Abdulwahab Moawezah, membre du Parlement yéménite, président de la Commission des droits de l’homme
Ali Moameri, membre du parlement yéménite
Abdulrahman Saleh Moazeb, membre du parlement yéménite
Abdullah Na’amani, membre du parlement yéménite
Saham Sharighi, membre du Parlement tunisien
Dr Abdussalam Harmeh, chef de la faction mauritanienne du Sawab, député
Avocat Biram Eldah Obeid, membre du Parlement mauritanien, candidat à la présidentielle (2019)
Tahereh Ali, membre du Parlement mauritanien