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Retraités, salariés, infirmiers et étudiants manifestent dans tout l’Iran

Retraités, salariés, infirmiers et étudiants manifestent dans tout l’Iran

« Libérez les travailleurs et enseignants emprisonnés », « Nous tiendrons jusqu’à l’abolition de la peine de mort » et « Nous voulons le bien-être, pas la guerre ni les massacres »

Du samedi 10 au lundi 12 octobre 2026, diverses catégories sociales, notamment les retraités, les travailleurs, les infirmiers, les agriculteurs et les étudiants de Téhéran et de dizaines d’autres villes, ont organisé des manifestations et des grèves. Ils dénonçaient les politiques destructrices, l’inflation galopante, la flambée des prix et le pillage systématique mené par le fascisme religieux en Iran.

Lundi 12 octobre, des travailleurs licenciés de l’usine de filature Khavar, à Racht, ont organisé un rassemblement de protestation. De leurs côtés, les étudiants de l’université Bou-Ali Sina, à Hamedan, ont fait grève pour dénoncer la qualité catastrophique du restaurant universitaire. La nuit précédente, 53 étudiantes de la résidence universitaire avaient été hospitalisées, victimes d’une intoxication alimentaire.

Dimanche 11 octobre, des retraités des télécommunications, de la sécurité sociale, du secteur de l’éducation et des industries sidérurgiques ont organisé de vastes rassemblements à Téhéran, Ispahan, Chouch, Racht, Ahwaz, Tabriz, Bijar, Kermanchah, Hamedan, Khorramabad, Sanandaj et Ilam. Les retraités des télécommunications ont dirigé leurs protestations contre les dirigeants de l’entreprise coupables de pillage, à savoir l’ « Exécution de l’ordre de l’imam Khomeiny (EIKO) » et la « Fondation coopérative du Corps des pasdarans ».

Le même jour à Téhéran, des retraités sont descendus dans la rue en scandant notamment « Libérez les travailleurs et les enseignants emprisonnés », « Nous tiendrons jusqu’à l’abolition de la peine de mort », « L’inflation et la hausse des prix, c’est comme faire feu sur le peuple » et « Hausse des prix et détournements de fonds : voilà votre économie ! ». À Chouch, les retraités scandaient : « Ce n’est que dans la rue qu’on obtiendra nos droits » et « Ni guerre ni tueries ; nous voulons un bien-être durable». À Ahwaz, le cri « Où est la maîtrise de l’inflation ? Arrêtez de mentir au peuple ! » résonnait.

À la fin du rassemblement des retraités de l’aciérie d’Ispahan, plusieurs agents du régime se sont opposés aux manifestants en lançant des slogans sur le port obligatoire du hijab et en accusant les retraités d’être des traîtres. Les retraités ont répondu en scandant : « Ils se sont servis du hijab comme prétexte pour rendre la vie des gens misérable. ». »

Par ailleurs, des salariés licenciés de l’entreprise « Pay-Pol Jonoub » à Sirjan se sont rassemblés devant les bâtiments administratifs, tandis que des infirmières des centres de santé de Tabriz ont manifesté devant le gouvernorat pour dénoncer leurs mauvaises conditions de vie et la discrimination flagrante dont elles sont victimes.

Par ailleurs, des agriculteurs de Biarjomand, à Chahroud, se sont rassemblés devant les locaux du service de l’électricité pour protester contre les coupures de courant répétées et la destruction de leurs récoltes.

Le samedi 10 octobre, les habitants du village de Razjerd, dans la province de Qazvine, ont manifesté pour défendre leurs terres agricoles contre la destruction et l’expropriation de leurs ressources naturelles. Le même jour, un groupe spolié par la coopérative de logement de la municipalité d’Islamchahr s’est rassemblé devant les locaux du pouvoir judiciaire pour protester contre le pillage de leur capital.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 13 octobre 2026