
Nécessité urgente de l’UE, des USA et de l’ONU de faire libérer les 7 otages d’Achraf et d’installer une équipe d’observateurs de la MANUI et les casques bleus de l’ONU à Liberty
Le 30 septembre, à l’invitation du Comité parlementaire britannique pour la liberté en Iran, une conférence à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) à Strasbourg a débattu de la situation en Iran après la mascarade électorale et des derniers événements concernant les 3000 opposants iraniens, membres de l’Ompi, en Irak, après le massacre et les exécutions collectives à Achraf.
Maryam Radjavi, Présidente-élue de la Résistance iranienne, était l’invitée d’honneur à cette conférence présidée par Brian Binley, député britannique et membre de la commission politique du Conseil de l’Europe, et à laquelle ont participé des dizaines de parlementaires européens de divers courants politiques. Parmi les orateurs figuraient Patrick Kennedy, congressman américain (1991-2011); Alan Meale, député britannique et vice-président du groupe socialiste au Conseil de l’Europe ; Joe Benton, député britannique de longue date et président de plusieurs commissions parlementaires; Jean-Pierre Michel, sénateur français membre du Conseil de l’Europe, Jean-Pierre Muller, maire français, Jordi Xucla, parlementaire espagnol et membre du Conseil de l’Europe, et Eric Voruz, parlementaire suisse, Kimmo Sasi, parlementaire finnois, membre du Conseil de l’Europe, Tini Kox sénateur néerlandais et membre du Conseil de l’Europe, et Tahar Boumedra, ancien directeur du bureau des droits de l’homme de l’ONU en Iran et responsable du dossier d’Achraf.
Dans son discours, Mme Radjavi a mis en garde contre les dangers de la nouvelle phase de l’oppression du peuple iranien par le régime au pouvoir en Iran, disant : « le régime iranien est très vulnérable face au vaste mécontentement, la menace d’un soulèvement populaire à grande échelle et la profonde crise économique. Les sanctions internationales ont exacerbé cette vulnérabilité. La dictature est sur la pente de son renversement. La montée des conflits internes au sein du régime reflète cette situation.
« Si le régime recule dans trois domaines, celui des violations des droits humains, le projet d’armes nucléaires et l’exportation de l’intégrisme et du terrorisme, cela conduira à son effondrement rapide. L’abandon par le régime d’une de ces politiques constituera pour nous et notre peuple la meilleure des nouvelles. »
Le régime des mollahs a recours à une nouvelle phase de répression et de barbarie. Une vague d’opposition et d’exécution de la même ampleur à travers le pays, y compris l’exécution de plus de 200 prisonniers à la suite de la mascarade électorale de juin – dont 22 ont été exécutés au cours des trois jours que Rohani a passés à New York à parler sur la nécessité d’abandonner la violence et d’être démocratique – s’inscrit dans le cadre des mensonges odieux de ce régime corrompu.
La présidente élue de la Résistance iranienne a ajouté : l’exemple le plus récent de cette politique a été l’attaque du gouvernement inféodé au régimeen Irak contre le camp d’Achraf avec l’exécution collective de 52 membres de l’OMPI et la prise en otage de 7 autres. Le scénario de Maliki et de son conseiller à la sécurité Fallah Fayaz consiste à rejeter toute responsabilité dans les exécutions collectives des Achrafiens et à démentir une attaque et une prise d’otages. Un tel scénario odieux est une insulte à l’intelligence humaine. Alors que depuis 2009 – après le transfert de la protection d’Achraf au gouvernement irakien – ils n’ont cessé de resserrer l’étau du blocus d’Achraf de manière à ce que pas une personne hormis les éléments du gouvernement irakien ne puisse entrer dans le camp.
La tactique de Maliki et de Fallah Fayaz c’est de brouiller les traces des otages en les changeant de place en permanence pour que lorsque l’adresse d’une prison est révélée et que l’ONU veut s’y rendre pour les voir, les otages ont été déplacés pour faire croire qu’ils ne sont pas aux mains du pouvoir irakien.
Mme Radjavi a souligné : « L’ONU et les USA savent très bien que Maliki a opéré cette attaque sur Achraf et qu’il détient les otages. Nous leur avons donné des informations précises et détaillées. S’ils le veulent, et s’ils respectent leurs engagements répétés et permanents vis-à-vis de la santé et de la sécurité des habitants, ils peuvent demander à Maliki et le contraindre à respecter ses obligations internationales ce qui mènera à une libération rapide des otages ou à les remettre à un pays européen. »
Les intervenants et les participants ont mis en exergue ces points :
1. Condamnation de la montée des violations systématique des droits humains en Iran, spécialement des exécutions arbitraires qui se sont multipliées depuis l’arrivée à la présidence de Rohani. Les participants ont appelé le Etats-membres de subordonner toutes relations avec le régime des mollahs à l’amélioration des droits humains et la fin des exécutions.
2. Nécessité de maintenir une politique de fermeté avec le régime iranien et d’augmenter les sanctions tout en refusant la moindre concession. La conférence a approuvé les cinq critères de Mme Radjavi marquant un changement de régime en Iran, qui ont été présentés en juin dernier : la libération de tous les prisonniers politiques, la liberté des partis politiques, la liberté d’expression, la fin du projet d’armement nucléaire et la fin de l’ingérence dans la région, notamment en Syrie et en Irak. Les participants ont ajouté que cent jours après l’arrivée de Rohani à la présidence, il n’existe aucun signe de ces indicateurs.
3. Lors de la conférence, ils ont appelé le Conseil et ses Etats-membres à exiger du gouvernement irakien de libérer les otages enlevés à Achraf et en cas contraire, de reconsidérer leurs relations.
4. Qu’une équipe d’observateurs de l’ONU et une unité de casques bleus soient installées au camp Liberty en permanence.
5. De plus le Secrétaire général de l’Onu et la Haut-commissaire aux droits de l’homme doivent mener une enquête indépendante sur le massacre du 1er septembre et en traduire les auteurs en justice.
6. Les Etats-membres doivent trouver des moyens d’accepter des habitants de Liberty. Les délais des pays européens dans ce domaine, spécialement en refusant d’accepter 900 habitants ayant obtenu le statut de réfugié dans ces pays, est honteux et il faut y mettre fin.
7. L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe doit désigner un rapporteur pour une enquête indépendante qui pourrait contribuer à mettre fin au harcèlement, à la violence et aux meurtres commis contre les Iraniens en exil et en Iran.
8. La conférence a exprimé sa solidarité avec les habitants du camp Liberty qui mènent une grève de la faim en protestation contre le massacre du 1er septembre à Achraf et la prise des 7 otages, et qui sont suivis par ceux qui dans diverses villes à travers le monde mènent des sit-in en soutien au habitants de Liberty soulignant qu’ils n’épargneront aucun effort pour assurer la libération des otages et la sécurité des habitants du camp Liberty.
Le Comité parlementaire britannique pour la liberté en Iran
Le 30 septembre 2013

