
Treizième jour de grève en Iran des travailleurs du pétrole, du gaz, de la pétrochimie, de l’acier, des centrales électriques et des mines de cuivre
· Le mouvement touche 113 ateliers et entreprises de 38 villes dans 13 provinces
· Licenciement de grévistes et arrestation des entrepreneurs qui soutiennent les revendications des travailleurs
Mercredi 3 mai, la grève des travailleurs des projets des industries pétrolières, gazières, pétrochimiques, sidérurgiques, électriques et des mines de cuivre s’est poursuivie pour la 13e journée dans au moins 113 ateliers et entreprises de 38 villes dans 13 provinces. Mais le régime des mollahs répond à ces protestations en intensifiant ses politiques anti-ouvrières, en réprimant et en licenciant les travailleurs et en arrêtant les entrepreneurs qui soutiennent leurs revendications.
L’agence Fars affiliée aux corps des pasdarans a rapporté le 3 mai : « Grâce à la surveillance des informations et des enquêtes menées dans les agences de renseignement et de sécurité de la province de Bouchehr et avec le soutien et l’action décisive du système judiciaire, divers entrepreneurs qui fournissent la main-d’œuvre pour les projets de développement de South Pars ont été convoqués et arrêtés. La principale raison de l’arrestation de ces entrepreneurs était de nombreuses infractions dans le domaine du travail, ainsi que des appels et des mesures contre-révolutionnaires et le déclenchement de grèves dans des projets de développement industriel dans la région de South Pars. D’après le suivi du journaliste de Fars, le processus de convocation et d’arrestation des entrepreneurs fautifs se poursuivra dans les prochains jours. »
Par ailleurs, à la question du quotidien Etemad aujourd’hui : « est-il possible de vivre avec ce salaire ouvrier ? », le ministre du Travail du régime a répondu : « c’est vraiment difficile, mais on peut s’en contenter. »
L’agence Ilna a écrit le 2 mai à propos des protestations ouvrières : « parfois, les travailleurs n’ont d’autre choix que de débrayer et de protester. En fait, avec leur négligence, les autorités alimentent les manifestations ouvrières (…) non seulement à Asalouyeh, mais aussi dans le métro de Téhéran, nous avons assisté au licenciement de militants syndicaux et de leaders de la contestation. »
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 3 mai 2023

