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Ralliement de la cité universitaire de Téhéran et d’autres villes au soulèvement de la capitale

Soulèvement du bazar – 5

Ralliement de la cité universitaire de Téhéran et d’autres villes au soulèvement de la capitale

Malgré la mobilisation totale des forces de répression, dans la soirée du 29 décembre, les protestations se sont étendues du bazar et des artères centrales de Téhéran aux universités, à divers quartiers, ainsi qu’à d’autres villes du pays. Le cri « À bas le dictateur » a résonné à travers tout le pays.

À la cité universitaire de Téhéran, les étudiants ont scandé « Les étudiants préfèrent la mort à l’humiliation » et à l’attention des forces du régime : « Ayez peur, ayez peur, nous sommes tous ensemble ! ». Redoutant la jonction entre la population et les étudiants, les services de renseignement et les forces de sécurité ont fermé les accès à la cité universitaire et l’ont placée sous encerclement.

Le soulèvement des commerçants de Téhéran s’est rapidement étendu à plusieurs villes, notamment Hamedan, Sarrasiab-e Malard, Dargahan (Qeshm), Ahwaz, Zandjan, Kerman, Karadj et Marlik. À Ahwaz, Kerman et Zandjan, les jeunes ont manifesté aux cris de « Cette année est une année de sang, Seyed Ali [Khamenei] sera renversé », « Khamenei assassin, son régime est illégitime », « Khamenei, à bas tes manœuvres perfides » et « Les Iraniens préfèrent la mort à l’humiliation ».

À Hamedan, les forces de répression ont fait preuve d’une violence extrême, ouvrant le feu sur une foule sans défense, mais les jeunes ont résisté avec courage. À Marlik (Karadj), les manifestants scandaient « Canon, char ou grenailles, que les mollahs aillent au diable ! ».

À Téhéran comme dans d’autres villes, les forces de sécurité se sont déployées immédiatement dans les points de rassemblement afin d’empêcher la formation de manifestations. Toutefois, la réaction de la population en colère a neutralisé leur capacité d’intervention et, dans quelques cas, les manifestants ont contraint les forces répressives à reculer, en les invectivant aux cris de «ordures ! ordures ! ».

Dans un communiqué, les chauffeurs routiers ont annoncé leur soutien total au soulèvement du bazar, soulignant que « les problèmes du bazar et des chauffeurs routiers ont une racine commune» et que « l’unité entre les commerçants et les chauffeurs est la seule voie pour sortir de cette situation ; nous nous tenons de toutes nos forces aux côtés du peuple ».

 

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne

Le 29 décembre 2025