
Ces derniers jours, l’Iran a été le théâtre d’un nombre croissant de protestations populaires contre l’injustice, la corruption et les politiques destructrices du régime des mollahs. De la confrontation courageuse des habitants de Yassoudj avec Massoud Pezeshkian à l’extension de la campagne des « Mardis contre les exécutions », en passant par les rassemblements de multiples catégories sociales, une même voix s’élève dans tout le pays pour exiger le changement.
Le jeudi 4 décembre, lors du déplacement de Massoud Pezeshkian à Yassoudj, des habitants, des étudiants et des militants écologistes — en particulier des femmes et des jeunes filles courageuses du Lorestan — se sont rassemblés devant le gouvernorat pour protester contre les politiques destructrices du gouvernement, notamment contre l’environnement avec la construction des barrages non expertisés de Khersan-3 et Mandegan. Les manifestants scandaient : « Pezeshkian, va-t’en ! » et « Réponds au peuple! ».
Cette protestation intervenait alors même que Pezeshkian, lors d’une réunion avec les responsables locaux, déclarait : « Imaginez que nous sommes au Japon et résolvez les problèmes », tout en reconnaissant l’existence de « projets inachevés représentant 5 millions de milliards de tomans » dans le pays. Les manifestants ont souligné que ces projets mettent gravement en danger l’avenir des ressources en eau de la région. Une femme présente a déclaré que dans les 7000 ans d’histoire de l’Iran, aucun gouvernement n’avait été d’une telle bassesse que celui-ci. »
Le mercredi 3 décembre à Téhéran, à l’occasion de la Journée internationale des personnes handicapées, un groupe d’entre elles s’est rassemblé devant le Parlement du régime pour dénoncer l’application partielle des lois de soutien et leurs conditions de vie catastrophiques. Elles scandaient : « Assez d’injustice et d’oppression, notre table est vide ! », expliquant que des années de promesses mensongères ont rendu la vie intolérable.
À Chouch, les ouvriers de la sucrerie ont poursuivi pour la cinquième journée consécutive leur grève contre la violation de leurs droits. À Chiraz, des éleveurs de volailles de la province du Fars se sont rassemblés devant le gouvernorat pour protester contre la flambée des prix des aliments pour animaux et l’absence d’attribution de leurs quotas publics ; ils ont averti que la poursuite de cette situation entraînera l’arrêt de la production, une explosion du prix du poulet et une pression accrue sur les ménages.
Le mardi 2 décembre, pour la 97ᵉ semaine consécutive de la campagne des « Mardis contre les exécutions », dans 55 prisons d’Iran, et à l’approche de la Journée de l’Étudiant du 6 décembre, l’initiative a été menée dans 16 villes iraniennes avec un large soutien des familles de prisonniers et des jeunes.
Les familles des prisonniers politiques condamnés à mort à Songhor, Téhéran et Tabriz, brandissant les photos de leurs proches, ont exigé l’arrêt immédiat de la machine à tuer du régime. Parallèlement, des jeunes insurgés, par des graffitis et l’affichage de tracts à Ispahan, Chiraz et dans des dizaines d’autres villes, ont réclamé l’annulation immédiate des condamnations à mort de prisonniers tels qu’Ehsan Faridi, Vahid Bani-Amerian et Mohammad-Javad Vafa’i Sani.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 6 décembre 2025
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